Propriétaire bailleur

Propriétaire bailleur

LMNP, micro-foncier, déficit, SCI : tous les calculs pour optimiser la rentabilité et la fiscalité de votre patrimoine locatif.

15 000 €/an
Seuil micro-foncier (location nue)
77 700 €
Plafond LMNP micro-BIC 2026
17,2 %
Prélèvements sociaux revenus fonciers

Pour les propriétaires bailleurs, par où commencer ?

Vous possédez un ou plusieurs biens immobiliers que vous louez — appartement nu en centre-ville, meublé étudiant, maison familiale en province, ou peut-être plusieurs lots gérés via une SCI. L'investissement locatif est l'un des piliers patrimoniaux préférés des Français, mais aussi l'un des plus mal optimisés : entre les régimes fiscaux multiples, les charges récupérables ou non, les dispositifs Pinel/Denormandie/LMNP, et la fiscalité de la plus-value, il y a énormément à gagner en pilotant finement.

La première question, c'est le choix du régime fiscal. En location nue, le micro-foncier (15 000 € de loyers max, abattement 30 %) ne convient quasiment qu'aux biens entièrement amortis sans charges. Dès qu'il y a un crédit, des travaux ou de la copropriété significative, le régime réel s'impose : il permet de déduire toutes les charges et de créer un déficit foncier imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an — un des leviers fiscaux les plus puissants du droit français.

En location meublée, le statut LMNP au régime réel est généralement gagnant : il permet d'amortir le bien (sur 25-30 ans) et le mobilier (sur 5-10 ans), ce qui efface fiscalement les loyers pendant 15-20 ans. Vous percevez du cash flow positif sans payer d'impôt dessus. Le micro-BIC à 50 % d'abattement (77 700 € de recettes max) reste pertinent pour les petites locations simples sans crédit.

Côté rentabilité réelle, méfiez-vous des "10 % de rendement brut" promis sur certaines annonces. La rentabilité nette-nette (après charges et fiscalité) tombe souvent à 2-4 % en zone tendue, mais s'envole sur des projets bien calibrés en zone B2/C avec dispositif fiscal. Calculer le cash flow mensuel après tout (loyer - mensualité - charges - impôt) est la seule métrique qui compte.

Enfin, anticipez la fiscalité de sortie : plus-value taxée à 36,2 % avec abattements progressifs (exonération totale après 30 ans), ou transmission via SCI familiale pour optimiser les droits de succession.

> moncalcul.fr propose une dizaine d'outils bailleur : rentabilité locative, LMNP micro vs réel, déficit foncier, plus-value immobilière, loi Denormandie, simulateur SCI, plus des guides sur l'IRL, le bail meublé et la fiscalité Airbnb.

Tous les barèmes fiscaux 2026 sont à jour.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Le micro-foncier s'applique automatiquement si vos loyers bruts annuels sont inférieurs à 15 000 €. Il offre un abattement forfaitaire de 30 % sans déduire de charges réelles. Au-delà ou sur option, le régime réel permet de déduire les charges effectives (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, assurance, gestion, charges de copropriété) et de créer un déficit foncier imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an. Le réel est presque toujours plus favorable dès qu'on a un crédit en cours ou des travaux importants. Notre simulateur compare les deux régimes selon votre situation.

Le LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) couvre la location meublée tant que les recettes annuelles restent sous 23 000 € ou que ces recettes représentent moins de 50 % des revenus du foyer. Micro-BIC : abattement de 50 % jusqu'à 77 700 € de recettes (30 % pour les meublés de tourisme non classés depuis 2024). Régime réel : déduction des charges + amortissement du bien (qui efface souvent fiscalement les loyers pendant 15-20 ans). Le réel est quasi toujours gagnant pour un bien acheté à crédit. Notre simulateur LMNP compare les deux scénarios sur la durée.

Trois indicateurs à connaître. La rentabilité brute = (loyer annuel / prix d'achat) × 100, généralement entre 4 et 8 % en France. La rentabilité nette retire les charges non récupérables (taxe foncière, assurance PNO, copropriété, gestion) : 3 à 6 %. La rentabilité nette-nette intègre la fiscalité (impôt + prélèvements sociaux), souvent 2 à 4 % en zone tendue. Sur un T2 à 200 000 € loué 800 €/mois, la brute est de 4,8 %, la nette de ~3,5 %, la nette-nette autour de 2,5 % selon votre TMI. Notre simulateur rentabilité locative calcule les trois.

Si vos charges déductibles (hors intérêts d'emprunt) dépassent vos loyers, vous créez un déficit foncier. Il est imputable sur votre revenu global jusqu'à 10 700 €/an (porté à 21 400 € pour les travaux énergétiques jusqu'en 2025), réduisant directement votre impôt. Le surplus se reporte sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. Pour un foyer à 30 % de TMI, un déficit de 10 700 € génère 3 210 € d'économie d'impôt + 1 840 € de prélèvements sociaux évités. C'est l'un des leviers les plus puissants pour réduire l'impôt avec de l'immobilier.

La plus-value sur un bien locatif (ou résidence secondaire) est taxée à 19 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 % au total. Un abattement progressif s'applique selon la durée de détention : exonération totale d'impôt après 22 ans, et de prélèvements sociaux après 30 ans. Une surtaxe de 2 à 6 % s'ajoute pour les plus-values supérieures à 50 000 €. La résidence principale reste 100 % exonérée. Notre simulateur plus-value calcule précisément le montant à payer selon la durée de détention et le montant de plus-value.

Vous ne vous reconnaissez pas totalement dans ce profil ?

→ Filtrer par besoin et situation