La Société Civile Immobilière (SCI) peut être soumise à l'impôt sur le revenu (régime de droit commun, transparence fiscale) ou opter pour l'impôt sur les sociétés (option irrévocable). Ces deux régimes ont des implications très différentes en termes de fiscalité courante, d'amortissement, de plus-value à la revente et de transmission.
En 2026, le choix dépend essentiellement de trois paramètres : votre TMI, votre horizon de détention, et votre besoin de revenus de la SCI.
SCI à l'IR — régime transparent par défaut
La SCI à l'IR est fiscalement transparente : les revenus locatifs et charges sont directement intégrés dans la déclaration de revenus de chaque associé au prorata de ses parts. C'est le régime par défaut, adapté aux contribuables à TMI faible à moyenne (0-30 %) et aux SCI familiales sans projet de revente.
Avantage majeur : le déficit foncier peut être imputé sur le revenu global de chaque associé dans la limite de 10 700 €/an (21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique éligibles). La plus-value à la revente bénéficie du régime des plus-values des particuliers (exonération totale après 22 ans pour l'IR et 30 ans pour les prélèvements sociaux).
SCI à l'IS — avantages et pièges
La SCI à l'IS permet l'amortissement comptable du bien sur 25-30 ans, ce qui réduit considérablement le résultat imposable pendant toute la durée de détention. Le taux IS est de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice annuel, puis 25 %. C'est son principal avantage fiscal, particulièrement puissant pour les TMI 30 %+.
En revanche, à la revente, la plus-value est calculée sur la valeur nette comptable (prix d'achat moins amortissements pratiqués), ce qui peut générer une plus-value énorme taxée comme PV professionnelle (IS 15/25 % + flat tax 30 % si distribution). Ce régime convient donc aux TMI élevées avec un horizon long sans projet de revente.
Pour qui chaque régime est-il optimal ?
- SCI à l'IR : TMI ≤ 30 %, projet de revente à 15-22 ans, déficit foncier régulier (travaux), transmission progressive en famille.
- SCI à l'IS : TMI ≥ 30 %, conservation patrimoniale > 30 ans, peu de besoins de revenus immédiats, capacité à supporter une fiscalité de sortie lourde.
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