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Facture de prestation de service

Modèle de facture pour auto-entrepreneur ou freelance, mentions légales incluses. Conforme au droit français 2026, personnalisable en 2 minutes.

Barèmes en vigueur au Source : URSSAF — Auto-entrepreneur 2026 ↗

Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.

🧾 Aperçu du modèle
[Nom / Prénom ou Raison sociale]
[Adresse]
[Code postal, Ville]
SIRET : [Numéro SIRET]
[Email] | [Téléphone]

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FACTURE N° [FAC-AAAA-NNN]
Date d'émission : [JJ/MM/AAAA]
Date de prestation : [JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA]

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FACTURER À :
[Nom / Raison sociale du client]
[Adresse du client]
[Code postal, Ville]
[SIRET ou N° de TVA intracommunautaire du client]

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DÉTAIL DE LA PRESTATION :

| Désignation                        | Qté  | Prix unitaire HT | Total HT     |
|------------------------------------|------|------------------|--------------|
| [Description de la prestation]     | [X]  | [X €]            | [X €]        |
| [Prestation complémentaire]        | [X]  | [X €]            | [X €]        |
| Frais (déplacements, etc.)         | [X]  | [X €]            | [X €]        |

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TOTAL HT : [X €]
TVA non applicable, art. 293 B du CGI*
TOTAL TTC : [X €]

*Remplacer par le taux de TVA applicable si vous êtes assujetti à la TVA.

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CONDITIONS DE RÈGLEMENT :
Mode de paiement : [virement bancaire / chèque]
[Si virement — IBAN : FR76 XXXX XXXX XXXX XXXX XXXX XXX | BIC : XXXXXXXX]
Délai de paiement : [30 jours] à compter de la date d'émission de la facture.

En cas de retard de paiement, des pénalités de retard au taux annuel de 3 fois le taux d'intérêt légal seront exigibles de plein droit, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 € (art. L.441-10 du Code de commerce).

[Ville], le [Date]
[Signature]
[Prénom Nom]

Comment utiliser ce modèle ?

La facture est bien plus qu'un simple justificatif de paiement : c'est un document légalement obligatoire dès lors qu'une prestation est rendue à un professionnel (relation B2B) ou demandée par un particulier. Pour un auto-entrepreneur ou un micro-entrepreneur prestataire de services, elle constitue la pièce qui prouve le chiffre d'affaires déclaré à l'URSSAF, sert de base à la comptabilité, et fonde toute action en recouvrement en cas d'impayé. Son contenu n'est pas libre : l'article L.441-9 du Code de commerce impose une série de mentions, et une facture incomplète peut être sanctionnée par l'administration, indépendamment de l'accord entre les parties.

Ce modèle est spécifiquement pensé pour la prestation de service (et non la vente de marchandises) : il fait apparaître la désignation de la prestation, la quantité ou le temps facturé, le prix unitaire HT, le total HT puis TTC, ainsi que la mention de franchise en base de TVA, qui concerne la grande majorité des micro-entrepreneurs. Tant que votre chiffre d'affaires reste sous les seuils de la franchise, vous ne facturez pas de TVA et vous portez la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » ; dès que vous franchissez le seuil, vous devenez redevable de la TVA et devez la faire apparaître. Pensez à vérifier régulièrement votre niveau de chiffre d'affaires, car ces seuils peuvent évoluer d'une année à l'autre.

Au-delà des mentions, deux exigences structurent la facturation : la numérotation, qui doit être chronologique, continue et sans trou (toute facture annulée doit faire l'objet d'un avoir, jamais d'une suppression), et la conservation, qui s'étend sur dix ans pour les pièces comptables. Enfin, la France met en œuvre une réforme majeure : la généralisation progressive de la facturation électronique entre entreprises (e-invoicing) et la transmission de données à l'administration (e-reporting). Toutes les entreprises devront, à terme, être capables de recevoir des factures électroniques via des plateformes agréées, puis d'en émettre selon un calendrier dépendant de leur taille. Le calendrier précis ayant déjà été décalé par le passé, vérifiez systématiquement les dates en vigueur sur impots.gouv.fr avant d'adapter votre organisation.

Conseils pratiques

  • Numérotez sans aucune interruption (FAC-2026-001, -002…) : un trou dans la séquence est un signal d'alerte pour l'administration. Pour annuler une facture émise, créez un avoir, ne la supprimez jamais.
  • Portez la mention exacte « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » tant que vous êtes en franchise en base — une formulation approximative peut être contestée.
  • Surveillez votre chiffre d'affaires cumulé : franchir le seuil de TVA vous oblige à facturer la TVA dès le dépassement et à modifier vos factures en conséquence. Vérifiez les seuils en vigueur pour l'année sur impots.gouv.fr.
  • Indiquez toujours la date de la prestation (ou la période) en plus de la date d'émission : pour une prestation, ce sont deux dates distinctes et la date d'exécution conditionne l'exigibilité.
  • En B2B, la mention des pénalités de retard ET de l'indemnité forfaitaire de 40 € de frais de recouvrement est obligatoire : son absence est passible d'une amende administrative.
  • Conservez chaque facture (émise et reçue) au moins 10 ans, idéalement sous forme numérique sauvegardée : ce délai correspond aux obligations comptables.
  • Anticipez la facturation électronique : assurez-vous de pouvoir recevoir une facture au format électronique via une plateforme agréée, l'obligation de réception arrivant avant l'obligation d'émission. Confirmez le calendrier applicable sur impots.gouv.fr.
  • Encaissez via un compte dédié à l'activité : au-delà d'un certain seuil de chiffre d'affaires, le micro-entrepreneur doit disposer d'un compte distinct, ce qui simplifie aussi le suivi des factures payées.

Questions fréquentes

Le numéro de facture (séquentiel), la date d'émission, votre identité et adresse, votre numéro SIRET, l'identité et l'adresse du client, la désignation détaillée de la prestation, la quantité ou le temps facturé, le prix unitaire HT, le total HT et TTC (ou la mention de franchise de TVA), la date ou période d'exécution, les conditions de règlement (échéance, mode de paiement), le taux des pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement en B2B. Pour la prestation de service, la désignation doit être suffisamment précise pour identifier la nature exacte du travail rendu.

Sous les seuils de chiffre d'affaires de la franchise en base, le micro-entrepreneur ne facture pas la TVA et porte la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Vous ne collectez alors pas de TVA, mais vous ne pouvez pas non plus en récupérer sur vos achats. Si vous dépassez le seuil, vous devenez redevable de la TVA : vous devez l'ajouter à vos factures, la déclarer et la reverser. Les seuils étant susceptibles d'évoluer, vérifiez le montant exact en vigueur pour l'année concernée sur impots.gouv.fr avant de choisir vos mentions.

Il s'agit d'une réforme qui généralise progressivement l'émission et la réception de factures sous forme électronique entre entreprises (e-invoicing), via des plateformes de dématérialisation agréées, ainsi que la transmission de certaines données à l'administration (e-reporting). L'obligation de pouvoir recevoir des factures électroniques s'applique en premier, puis vient l'obligation d'émettre, selon un calendrier dépendant de la taille de l'entreprise. Le calendrier ayant déjà été ajusté, ne vous fiez pas à une date mémorisée : consultez les échéances officielles à jour sur impots.gouv.fr.

À défaut de mention, le délai est de 30 jours après réception de la prestation ou de la facture ; les parties peuvent convenir d'un délai plafonné légalement (le maximum usuel étant de 60 jours, ou 45 jours fin de mois sous conditions). En cas de retard, des pénalités calculées selon le taux indiqué sur la facture courent automatiquement dès le lendemain de l'échéance, sans rappel nécessaire, et une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement est due de plein droit, en plus des éventuels frais réels supérieurs justifiés.

L'absence de facture, ou une facture incomplète, expose à des amendes administratives qui peuvent être appliquées par ligne ou par facture manquante, indépendamment de tout litige avec le client. Le défaut des mentions relatives aux délais et pénalités de paiement en B2B est sanctionné spécifiquement. Au-delà du risque financier, une facture conforme est votre meilleure protection en cas d'impayé : c'est elle qui fonde une mise en demeure puis une éventuelle procédure de recouvrement. Mieux vaut donc une facture complète dès le départ qu'un correctif après coup.