✓ Indemnité minimum 2026 — Art. L1237-13 C. trav.

Simulateur Rupture Conventionnelle 2026

Calculez l'indemnité spécifique minimale et simulez votre ARE post-rupture. Négociez en connaissance de cause.

Barèmes en vigueur au Source : URSSAF — Taux et barèmes ↗
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Vos paramètres

Votre situation

€ / mois

Salaire de référence = moyenne des 12 derniers mois ou des 3 derniers mois (le plus favorable).

ans
mois
0 %+50 %+100 %

Cadres et seniors obtiennent souvent 20 à 50 % au-dessus du minimum légal.

Vos résultats
Indemnité minimale légale : 3 125 €. Avec négociation +0 % : 3 125 €.
ARE estimée après rupture : 1 425 € / mois (base 24 mois cotisés).
Indemnité minimale légale
3 125 €
Plancher légal — presque toujours négociable à la hausse
Indemnité légale
3 125 €
plancher légal
ARE estimée
1 425 €
/ mois (estim.)
Exonération fiscale
100 %
plafond 2 PASS
Négociation — vous pouvez faire mieux

La convention collective ou votre accord d'entreprise peut prévoir une indemnité supérieure. Les cadres senior (15+ ans) obtiennent régulièrement 1 mois par année d'ancienneté. Restez sous le plafond 2 PASS (94 200 €) pour conserver l'exonération totale.

Comparaison des montants

Légal min
3 125 €
Plafond exo
94 200 €

Détail du calcul

ÉtapeMontant
Salaire de référence2 500 €
Tranche ≤ 10 ans (1/4 mois × année)3 125 €
ARE mensuelle estimée (post-rupture)1 425 € / mois
Indemnité minimum légale3 125 €

Source : Code du travail — Art. L1237-13. Barème 2026 URSSAF.

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Rupture conventionnelle 2026 : procédure, montant minimum et négociation

La rupture conventionnelle (art. L1237-11 à L1237-16 du Code du travail) est le seul mode de rupture amiable du CDI ouvrant droit à l'ARE. Créée en 2008, elle représente près de 500 000 ruptures/an en France et reste la voie privilégiée pour quitter un emploi tout en bénéficiant des allocations chômage.

L'indemnité minimum est identique à l'indemnité légale de licenciement : 1/4 mois × ancienneté (jusqu'à 10 ans) + 1/3 mois × années 11+. Mais elle est presque toujours négociée à la hausse — les ruptures bien négociées peuvent atteindre 30 % à 100 % de plus que le minimum légal.

Procédure complète en 6 étapes

  1. Entretien(s) préalable(s) — au moins un, sans contrainte de délai minimum. Le salarié peut être assisté par un collègue ou un conseiller du salarié.
  2. Signature de la convention — formulaire CERFA n°14598*01 disponible sur service-public.fr.
  3. Délai de rétractation de 15 jours calendaires — démarre le lendemain de la signature. Chaque partie peut renoncer par lettre recommandée.
  4. Demande d'homologation — l'employeur transmet la convention à la DREETS (Direction Régionale Économique de l'Emploi).
  5. Instruction (15 jours ouvrables) — silence vaut acceptation. La DREETS vérifie le libre consentement et le respect du minimum légal.
  6. Rupture effective — au plus tôt le lendemain de l'homologation. Solde de tout compte, attestation France Travail et certificat de travail remis le jour J.

Le calcul de cette calculette donne le plancher légal que l'employeur ne peut pas descendre en dessous. Mais le montant réel d'une rupture conventionnelle est fortement négociable :

  • Argumenter avec l'ancienneté : un salarié avec 15+ ans bien évalué peut obtenir 1 mois par année d'ancienneté.
  • Évoquer le coût de remplacement : recruter un cadre coûte 3-6 mois de salaire à l'entreprise (cabinets, intégration, formation).
  • Mettre en avant une démission imminente : si l'employeur sait que vous partez de toute façon, il a peu d'intérêt à payer plus que le minimum.
  • Surveiller le plafond 2 PASS : au-delà de 94 200 € en 2026, l'exonération fiscale et sociale disparaît — il devient inutile de pousser plus haut.

Fiscalité de l'indemnité en 2026

L'indemnité est exonérée d'impôt et de cotisations dans la limite du plus élevé entre : 2 fois la rémunération annuelle brute, 50 % de l'indemnité, ou 2 fois le PASS (94 200 €). Au-delà, l'excédent est imposable. Sur la partie supra-légale, l'employeur applique le forfait social (20 % à sa charge depuis 2019) — c'est une raison pour laquelle certains employeurs résistent à monter au-delà du minimum.

Différé ARE après rupture conventionnelle

Le premier versement de l'ARE n'a pas lieu immédiatement. Trois délais s'additionnent :

  • 7 jours d'attente fixes (toute ouverture de droits)
  • Différé congés payés : 1 jour par tranche de 91,40 € d'indemnité CP (chiffre Unédic 2026)
  • Différé spécifique sur l'indemnité supra-légale : 1 jour par 98,75 €, plafonné à 150 jours

Exemple : un cadre avec 10 ans d'ancienneté à 3 500 € brut perçoit ~10 500 € d'indemnité minimum + 5 000 € négociés. Le différé spécifique est de 5 000 / 98,75 ≈ 50 jours, soit ~7 semaines avant le 1er versement de l'ARE (+ 7 jours d'attente + différé CP). Provisionnez 3 mois d'épargne de précaution.

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Questions fréquentes

La rupture conventionnelle est un accord amiable entre employeur et salarié (CDI uniquement). Elle ouvre droit à l'ARE comme un licenciement, contrairement à la démission. L'indemnité minimum est égale à l'indemnité légale de licenciement, mais elle est très souvent négociée à la hausse (10 à 50 % de plus en pratique).

Oui. Le délai comprend 7 jours fixes + un différé congés payés (1 jour par 91,40 € d'indemnité CP en 2026) + un différé spécifique sur l'indemnité supra-légale (1 jour par 98,75 €). Le différé total est plafonné à 150 jours soit environ 5 mois — d'où l'importance de constituer une épargne avant la signature.

Oui, sauf si l'arrêt est lié à un accident du travail ou une maladie professionnelle (jurisprudence Cass. soc. 30 sept. 2014). En cas de simple maladie non professionnelle, la rupture conventionnelle est valable à condition que le salarié soit en état de consentir librement. Une procédure pendant un harcèlement avéré peut être annulée par les prud'hommes.

Oui. L'accord des deux parties est indispensable. L'employeur peut refuser ou se rétracter pendant le délai de 15 jours calendaires suivant la signature. En cas de refus, le salarié n'a aucun recours pour l'y contraindre — il devra alors choisir entre démissionner (sans ARE) ou rester en poste.

1) Un ou plusieurs entretiens préalables (assistance possible). 2) Signature du formulaire CERFA n°14598*01 (convention de rupture homologuée). 3) Délai de rétractation de 15 jours calendaires pour chaque partie. 4) Demande d'homologation à la DREETS — réponse dans 15 jours ouvrables. 5) Rupture effective au plus tôt le lendemain de l'homologation.

Oui, sauf dans les TPE. En pratique, les cadres et seniors obtiennent souvent 30 à 100 % de plus que le minimum légal. La marge de négociation dépend de votre ancienneté, du contexte économique de l'entreprise, et de la valeur du remplacement. Restez sous le plafond de 2 PASS (94 200 € en 2026) pour conserver l'exonération fiscale et sociale.

Non. La rupture conventionnelle ne concerne QUE les CDI. Pour un CDD, il faut une rupture d'un commun accord (art. L1243-1) — autre procédure qui n'ouvre pas systématiquement droit à l'ARE, sauf si elle correspond à une fin normale ou à une rupture pour motif économique.

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