Revenus et charges locatifs
Travaux, intérêts, assurance PNO, taxe foncière, gestion, copro…
Comparez le micro-foncier (abattement 30 %, plafond 15 000 €) et le régime réel pour vos loyers nus. Trouvez le régime le plus avantageux selon vos charges.
Travaux, intérêts, assurance PNO, taxe foncière, gestion, copro…
Les loyers issus d'une location nue sont imposables dans la catégorie des revenus fonciers. Deux régimes s'offrent à vous : le micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %) ou le régime réel (déduction des charges effectives). Le choix dépend du poids de vos charges réelles par rapport aux loyers.
Accessible si vos loyers annuels ne dépassent pas {{ fmt(MICRO_FONCIER_PLAFOND) }}, le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers bruts. La base imposable vaut donc 70 % des loyers, soumise à l'IR (TMI) et aux prélèvements sociaux 17,2 %. Régime avantageux si vos charges réelles sont inférieures à 30 % des loyers — typiquement, un bien sans crédit ni gros travaux.
Au régime réel (déclaration 2044), vous déduisez l'ensemble des charges : travaux d'entretien et de réparation, intérêts d'emprunt, primes d'assurance, taxe foncière, frais de gestion, charges de copropriété non récupérables. Si le résultat est négatif (déficit foncier), vous imputez jusqu'à 10 700 €/an sur votre revenu global et reportez le solde sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.
Le réel devient intéressant dès que vos charges dépassent 30 % de vos loyers. Si vous avez des travaux importants, des intérêts d'emprunt élevés ou une taxe foncière conséquente, le réel peut générer un déficit foncier reportable 10 ans, jusqu'à 10 700 €/an sur le revenu global. L'option pour le réel engage pour 3 ans minimum.
La 2044 recense vos revenus et charges foncières. Indiquez les loyers encaissés (hors charges récupérables), puis déduisez les charges réelles : travaux d'entretien et réparation, intérêts d'emprunt, primes d'assurance PNO, taxe foncière, frais de gestion. Le solde positif s'ajoute à votre revenu imposable ; le solde négatif crée un déficit foncier.
La location nue relève des revenus fonciers (micro-foncier ou réel). La location meublée non professionnelle (LMNP) relève des BIC : abattement 50 % en micro-BIC ou régime réel BIC. Le LMNP autorise l'amortissement du bien et du mobilier, ce qui est impossible en location nue, rendant souvent le LMNP plus avantageux fiscalement sur le long terme.
Une SCI à l'IR est fiscalement transparente : chaque associé déclare sa quote-part de revenus fonciers en proportion de ses parts. La SCI peut opter pour le réel foncier. Le résultat (bénéfice ou déficit) est réparti entre associés et soumis à l'IR (TMI) + prélèvements sociaux 17,2 %.
Non. Si vos parts ou votre bien sont en démembrement, vous êtes obligatoirement au régime réel. C'est aussi le cas si vous percevez des revenus de monuments historiques, biens situés en SCPI ou si vous avez choisi un dispositif fiscal (Pinel, Denormandie, Loc'Avantages).
Au micro-foncier (TMI 30 %) : base 7 000 € → IR 2 100 € + PS 1 204 € = 3 304 €. Au réel avec 3 000 € de charges : base 7 000 € → mêmes 3 304 € si les charges sont équivalentes à 30 %. Au-delà de 30 % de charges, le réel devient plus avantageux.
Oui. Les revenus de SCPI françaises sont imposés comme des revenus fonciers et s'ajoutent à vos loyers directs. Vous pouvez être au micro-foncier (si total ≤ 15 000 € et pas de bien en dispositif spécial) ou au réel. Pour les SCPI européennes, des règles spécifiques s'appliquent (crédit d'impôt étranger).