✓ Micro-foncier vs Régime réel — 2026

Simulateur Impôt Revenus Locatifs 2026

Comparez le micro-foncier (abattement 30 %, plafond 15 000 €) et le régime réel pour vos loyers nus. Trouvez le régime le plus avantageux selon vos charges.

Barèmes en vigueur au Source : DGFiP — impôts.gouv.fr 2026 ↗
Vos paramètres

Vos revenus et charges locatifs

€ / an

Plafond micro-foncier : 15 000 €

€ / an

Travaux, intérêts emprunt, assurance PNO, taxe foncière, gestion, copro…

Vos résultats
Pour 12 000 € de loyers, le micro-foncier est plus avantageux (impôt 3 965 €).
Économie 47 € vs l'autre régime.
Micro-foncier
3 965 €
impôt annuel · abattement 30 %
Régime réel
4 012 €
impôt annuel · base 8 500 €

Impôt annuel selon le régime fiscal

Micro-foncier
3 965 € d'impôt/an
Régime réel
4 012 € d'impôt/an

La barre la plus courte = le régime le plus avantageux.

Comparatif détaillé micro-foncier vs régime réel

PosteMicro-foncierRégime réel
Loyers bruts12 000 €12 000 €
Abattement / Charges− 3 600 €− 3 500 €
Base imposable8 400 €8 500 €
IR (TMI 30 %)2 520 €2 550 €
Prél. sociaux 17,2 %1 445 €1 462 €
Total impôts3 965 €4 012 €
Net perçu8 035 €4 488 €

Économie en faveur du micro-foncier : 47 €/an.

Seuil bascule 15 000 € et déficit foncier reportable

Le micro-foncier est accessible jusqu'à 15 000 € de loyers annuels. Le régime réel devient avantageux dès que vos charges dépassent 30 % des loyers. En cas de déficit foncier, vous imputez jusqu'à 10 700 €/an sur votre revenu global et reportez le solde 10 ans sur vos revenus fonciers futurs. L'option pour le réel engage pour 3 ans minimum.

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Comment fonctionne l'imposition des loyers nus

Les loyers issus d'une location nue (logement loué vide) sont imposables dans la catégorie des revenus fonciers. Contrairement à l'épargne, ils ne bénéficient d'aucun prélèvement forfaitaire unique : ils s'ajoutent à votre revenu imposable et subissent donc votre tranche marginale d'imposition (TMI) — le taux applicable à la dernière tranche de vos revenus — auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %. Plus votre TMI est élevée, plus le poids fiscal sur vos loyers grimpe.

Deux régimes coexistent pour déterminer la base imposable. Le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers bruts, sans justificatif : vous êtes imposé sur 70 % de vos encaissements. Le régime réel (déclaration 2044) part au contraire des loyers réellement perçus et en retranche vos charges effectives. Le simulateur compare les deux pour vous indiquer le régime le plus économique selon votre situation.

Repères chiffres-clés 2026

ParamètreValeur
Abattement micro-foncier30 % des loyers bruts
Plafond d'accès au micro-foncier15 000 € de loyers/an
Prélèvements sociaux17,2 %
Déficit foncier imputable sur le revenu global10 700 €/an
Report du déficit excédentaire10 années suivantes
Durée d'engagement de l'option réel3 ans minimum
Abattement micro-foncier30 % des loyers bruts
Plafond d'accès au micro-foncier15 000 € de loyers/an
Prélèvements sociaux17,2 %
Déficit foncier imputable sur le revenu global10 700 €/an
Report du déficit excédentaire10 années suivantes
Durée d'engagement de l'option réel3 ans minimum

Exemple chiffré : Camille et ses 10 000 € de loyers

Camille, 41 ans, imposée dans la tranche à 30 %, perçoit 10 000 € de loyers nets sur un appartement loué nu. Elle hésite entre les deux régimes selon le niveau de ses charges réelles. Voici comment l'impôt évolue (chiffres indicatifs, selon le profil) :

Charges réellesBase micro-foncier (70 %)Impôt micro (IR 30 % + PS 17,2 %)Base réelImpôt réelRégime gagnant
1 500 €7 000 €3 304 €8 500 €4 012 €Micro (+708 €)
4 000 €7 000 €3 304 €6 000 €2 832 €Réel (+472 €)
12 000 €7 000 €3 304 €déficit 2 000 €0 € + déficit reportableRéel largement
1 500 €Base micro-foncier (70 %)7 000 €
Impôt micro (IR 30 % + PS 17,2 %)3 304 €
Base réel8 500 €
Impôt réel4 012 €
Régime gagnantMicro (+708 €)
4 000 €Base micro-foncier (70 %)7 000 €
Impôt micro (IR 30 % + PS 17,2 %)3 304 €
Base réel6 000 €
Impôt réel2 832 €
Régime gagnantRéel (+472 €)
12 000 €Base micro-foncier (70 %)7 000 €
Impôt micro (IR 30 % + PS 17,2 %)3 304 €
Base réeldéficit 2 000 €
Impôt réel0 € + déficit reportable
Régime gagnantRéel largement

Lecture : tant que les charges de Camille restent sous 30 % des loyers (soit 3 000 €), le micro-foncier l'emporte par sa simplicité. Dès qu'elles dépassent ce seuil, le réel devient plus avantageux, et avec de gros travaux il peut même annuler l'impôt et générer un déficit foncier déductible de son revenu global.

⚠️ L'option réel engage 3 ansChoisir le régime réel vous engage pour 3 ans minimum, même si votre situation change entre-temps. Ne basculez que si vos charges dépassent durablement 30 % des loyers (crédit en cours, travaux étalés, taxe foncière lourde). Une année de gros travaux isolée ne justifie pas toujours l'option.

Régimes, charges déductibles et déficit foncier

Le micro-foncier séduit par sa simplicité, mais reste encadré :

  • Accès plafonné : loyers annuels ne dépassant pas 15 000 € (tous biens confondus, SCPI (société civile de placement immobilier, aussi appelée « pierre-papier ») françaises incluses).
  • Abattement forfaitaire de 30 % appliqué automatiquement, sans justificatif ni déclaration détaillée.
  • Exclusions : impossible en cas de démembrement de propriété, de dispositif fiscal (Pinel, Denormandie, Loc'Avantages), de monument historique.
  • Idéal pour un bien sans crédit ni gros travaux, dont les charges réelles sont inférieures à 30 % des loyers.

Le régime réel ouvre la déduction de l'ensemble des charges effectives :

  • Travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration.
  • Intérêts d'emprunt et frais liés au crédit.
  • Primes d'assurance (dont l'assurance propriétaire non-occupant, PNO).
  • Taxe foncière et frais de gestion.
  • Charges de copropriété non récupérables sur le locataire.

Lorsque les charges dépassent les loyers, vous créez un déficit foncier : il s'impute jusqu'à 10 700 €/an sur votre revenu global (hors intérêts d'emprunt, qui ne sont reportables que sur les revenus fonciers), et le solde se reporte sur les 10 années suivantes. C'est le principal levier d'optimisation de la location nue.

Déclaration et stratégie d'optimisation

  1. Estimez vos charges réelles sur l'année : additionnez travaux, intérêts d'emprunt, assurance PNO, taxe foncière et frais de gestion. Comparez le total à 30 % de vos loyers — c'est le seuil de bascule.
  2. Si vos charges sont < 30 % des loyers et que vos loyers ne dépassent pas 15 000 €/an, restez au micro-foncier : aucune démarche, l'abattement est automatique sur la déclaration de revenus principale.
  3. Si vos charges sont > 30 % des loyers, optez pour le régime réel en remplissant la déclaration 2044. Indiquez les loyers encaissés (hors charges récupérables) puis détaillez chaque poste de charges. Conservez tous les justificatifs.
  4. Anticipez l'engagement de 3 ans : l'option réel est tacitement reconductible, mais vous ne pouvez pas revenir au micro avant ce délai. Programmez vos gros travaux pendant cette fenêtre pour maximiser le déficit foncier.
  5. Cas particuliers : démembrement, dispositif fiscal, monument historique ou SCPI en dispositif spécial imposent le régime réel d'office, sans choix possible.
  6. En cas de doute, simulez les deux scénarios ci-dessus avant de cocher l'option : un mauvais choix vous bloque 3 ans. Pour un patrimoine important, un expert-comptable ou votre centre des impôts peut sécuriser la déclaration 2044.

Questions fréquentes

Le réel devient intéressant dès que vos charges dépassent 30 % de vos loyers. Si vous avez des travaux importants, des intérêts d'emprunt élevés ou une taxe foncière conséquente, le réel peut générer un déficit foncier reportable 10 ans, jusqu'à 10 700 €/an sur le revenu global. L'option pour le réel engage pour 3 ans minimum.

La 2044 recense vos revenus et charges foncières. Indiquez les loyers encaissés (hors charges récupérables), puis déduisez les charges réelles : travaux d'entretien et réparation, intérêts d'emprunt, primes d'assurance PNO, taxe foncière, frais de gestion. Le solde positif s'ajoute à votre revenu imposable ; le solde négatif crée un déficit foncier.

La location nue relève des revenus fonciers (micro-foncier ou réel). La location meublée non professionnelle (LMNP) relève des BIC : abattement 50 % en micro-BIC ou régime réel BIC. Le LMNP autorise l'amortissement du bien et du mobilier, ce qui est impossible en location nue, rendant souvent le LMNP plus avantageux fiscalement sur le long terme.

Une SCI à l'IR est fiscalement transparente : chaque associé déclare sa quote-part de revenus fonciers en proportion de ses parts. La SCI peut opter pour le réel foncier. Le résultat (bénéfice ou déficit) est réparti entre associés et soumis à l'IR (TMI) + prélèvements sociaux 17,2 %.

Non. Si vos parts ou votre bien sont en démembrement, vous êtes obligatoirement au régime réel. C'est aussi le cas si vous percevez des revenus de monuments historiques, biens situés en SCPI ou si vous avez choisi un dispositif fiscal (Pinel, Denormandie, Loc'Avantages).

Au micro-foncier (TMI 30 %) : base 7 000 € → IR 2 100 € + PS 1 204 € = 3 304 €. Au réel avec 3 000 € de charges : base 7 000 € → mêmes 3 304 € si les charges sont équivalentes à 30 %. Au-delà de 30 % de charges, le réel devient plus avantageux.

Oui. Les revenus de SCPI françaises sont imposés comme des revenus fonciers et s'ajoutent à vos loyers directs. Vous pouvez être au micro-foncier (si total ≤ 15 000 € et pas de bien en dispositif spécial) ou au réel. Pour les SCPI européennes, des règles spécifiques s'appliquent (crédit d'impôt étranger).