Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.
[Votre Prénom NOM] [Votre adresse] [Code postal Ville] [Votre email] [Ville], le [Date] [Nom de l'entreprise] À l'attention de [Nom du responsable RH / Dirigeant] [Adresse de l'entreprise] Objet : Démission de mon poste de [Intitulé du poste] Madame, Monsieur, Par la présente, je vous informe de ma décision de démissionner de mon poste de [Intitulé du poste] que j'occupe au sein de votre entreprise depuis le [Date d'entrée]. Conformément aux dispositions de mon contrat de travail et à la convention collective applicable, j'effectuerai un préavis de [durée du préavis] à compter de la réception de cette lettre, soit jusqu'au [Date de fin de préavis]. Durant cette période, je m'engage à assurer la continuité de mes missions et à faciliter la transmission de mes dossiers à mon successeur. Je souhaite vous remercier pour les années passées au sein de votre entreprise et pour les opportunités professionnelles qui m'ont été offertes. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. [Signature] [Prénom NOM]
Comment utiliser ce modèle ?
La lettre de démission est le document par lequel un salarié en CDI notifie officiellement à son employeur sa volonté de rompre le contrat de travail à son initiative. La loi n'impose aucun formalisme particulier — une démission peut même être verbale — mais l'écrit envoyé en lettre recommandée avec accusé de réception reste fortement recommandé : il matérialise une volonté « claire et non équivoque » de démissionner (condition posée par la jurisprudence de la Cour de cassation) et fixe une date certaine de réception, qui déclenche le point de départ du préavis. Sans cette preuve, un litige sur la date de départ effectif ou sur la réalité de la démission devient beaucoup plus difficile à trancher.
Le préavis est la période durant laquelle le contrat continue de s'exécuter normalement après l'annonce de la démission. Sa durée n'est pas fixée par le Code du travail pour la généralité des salariés : elle découle de la convention collective applicable, du contrat de travail, ou à défaut des usages de la profession. En pratique, on retrouve souvent un mois pour les employés et ouvriers, deux mois pour les agents de maîtrise et trois mois pour les cadres, mais ces durées varient d'une branche à l'autre — vérifiez toujours votre convention collective (IDCC) avant d'annoncer une date de fin. L'employeur peut vous dispenser d'effectuer tout ou partie du préavis ; s'il en prend l'initiative, il doit vous verser une indemnité compensatrice de préavis égale au salaire que vous auriez perçu. Si c'est vous qui demandez à partir plus tôt et qu'il accepte, aucune indemnité n'est due.
La principale conséquence à connaître : la démission n'ouvre pas droit, en principe, aux allocations chômage (ARE), à l'inverse du licenciement ou de la rupture conventionnelle. Il existe toutefois des cas de « démission légitime » reconnus par France Travail, ainsi qu'un dispositif de démission pour reconversion (projet validé par une commission paritaire), qui permettent de percevoir l'ARE. Au terme du préavis, l'employeur doit vous remettre votre solde de tout compte, un certificat de travail et une attestation destinée à France Travail. Réfléchissez bien avant d'envoyer : une démission régulièrement notifiée est en principe définitive et ne peut être rétractée qu'avec l'accord de l'employeur.
Conseils pratiques
- Vérifiez votre convention collective (numéro IDCC en haut de votre bulletin de paie) AVANT d'annoncer une date de fin : la durée de préavis qui s'y trouve prime sur ce que vous imaginez.
- Si votre contrat prévoit un préavis plus long que la convention, c'est la durée la plus favorable au salarié qui s'applique — invoquez-la.
- N'écrivez jamais une formule ambiguë du type « je souhaite partir » : employez le mot « démission » sans condition, sinon l'employeur peut contester la validité de la rupture.
- Ne motivez pas votre démission par un reproche à l'employeur dans la lettre : si vous invoquez ses manquements, vous risquez une requalification en « prise d'acte » au contentieux, à l'issue incertaine.
- Posez vos congés payés restants pendant le préavis si possible, ou demandez leur paiement : ils figureront sur votre solde de tout compte.
- Si vous voulez partir avant la fin du préavis, demandez une dispense écrite à l'employeur : sans accord, vous lui devez une indemnité équivalente au salaire des jours non effectués.
- Conservez l'accusé de réception et la copie de la lettre jusqu'à liquidation de vos droits (au moins le temps des relations avec France Travail et la prescription des salaires de 3 ans).
- Si vous démissionnez pour suivre un conjoint muté ou pour un projet de reconversion validé, gardez les justificatifs : ils conditionnent votre droit à l'ARE.