Le régime auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur) permet de lancer une activité avec des cotisations sociales proportionnelles au chiffre d'affaires. Pas de CA, pas de charges — c'est le grand avantage face aux statuts traditionnels (EI au réel, SASU, SARL) qui imposent un minimum de cotisations même en cas d'inactivité.
Les taux URSSAF 2026 varient de 12,3 % (vente de marchandises) à 23,2 % (professions libérales). À ces taux s'ajoutent la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises, ~200–500 €/an pour la majorité) et, au-delà des seuils de franchise, la TVA.
- Vente de marchandises / hébergement (BIC achat-revente) : 12,3 %
- Prestations de services BIC (artisanat, services commerciaux) : 21,2 %
- Professions libérales CIPAV (architectes, consultants…) : 23,1 %
- Professions libérales URSSAF (régime général) : 23,2 %
Ces taux sont des taux globaux qui couvrent l'ensemble des cotisations : maladie-maternité, retraite de base, retraite complémentaire, allocations familiales, invalidité-décès, CSG-CRDS et contribution à la formation professionnelle (entre 0,1 % et 0,3 % selon activité).
ACRE : −50 % de cotisations la 1ère année
L'ACRE (Aide à la Création ou Reprise d'Entreprise) accorde une exonération de 50 % des cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité. Elle est attribuée automatiquement aux créateurs éligibles : demandeurs d'emploi indemnisés ou non, jeunes 18-25 ans, bénéficiaires RSA/ASS, créateurs en zone QPV, etc. Un auto-entrepreneur libéral à 40 000 € de CA paie ainsi 4 620 € au lieu de 9 240 € la première année.
Plafonds de CA 2026 et franchise de TVA
Les plafonds de chiffre d'affaires pour rester en micro-entreprise sont : 188 700 € pour la vente de marchandises et l'hébergement, 77 700 € pour les prestations de services et professions libérales. Ces seuils sont inchangés depuis 2023.
Côté franchise en base de TVA, après l'épisode de la réforme à 25 000 € (suspendue en 2025), les seuils 2026 restent à 91 900 € (marchandises) et 36 800 € (services). Au-delà, vous devez facturer 20 % (ou 10 %, ou 5,5 %) de TVA et la reverser à l'État, en perdant la simplicité administrative du régime.
Versement libératoire : avantageux ou non ?
Le versement libératoire de l'IR (VFL) vous permet de payer votre impôt en même temps que vos cotisations : 1 % pour les ventes, 1,7 % pour les services BIC, 2,2 % pour les professions libérales. Il est intéressant si votre TMI dépasse ces taux après abattement — typiquement à partir d'un certain niveau de CA selon votre situation familiale.
Condition d'éligibilité : votre revenu fiscal de référence N-2 ne doit pas dépasser 28 797 € par part de quotient familial. L'option doit être levée avant le 30 septembre N-1.
Exemples de revenus nets selon le secteur (CA 40 000 €)
- Vente de marchandises (12,3 %) → cotisations 4 920 € → net 35 080 €
- Artisan / Services BIC (21,2 %) → cotisations 8 480 € → net 31 520 €
- Profession libérale CIPAV (23,1 %) → cotisations 9 240 € → net 30 760 €
- Profession libérale URSSAF (23,2 %) → cotisations 9 280 € → net 30 720 €
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