✓ Taux URSSAF 2026 — Auto-entrepreneur

Simulateur Auto-Entrepreneur 2026

Calculez vos cotisations sociales URSSAF, l'option ACRE (−50 % la 1ère année), le versement libératoire et votre revenu net selon votre CA et votre activité.

Barèmes en vigueur au Source : URSSAF — Auto-entrepreneur 2026 ↗
Vos paramètres

Paramètres micro-entreprise

€ / an
Vos résultats
Pour 40 000 € de CA annuel, votre net est de 31 520 € après cotisations.
Taux global 21,2 % du CA.
Revenu net annuel
31 520 €
soit 2 627 € / mois
Cotisations URSSAF
− 8 480 €
21.2 %
Versement libératoire
option non activée
Taux global
21,2 %
cotisations + VFL / CA
Éligible à l'ACRE ?

L'ACRE réduit vos cotisations de 50 % la 1ère année. Elle est accordée automatiquement aux créateurs éligibles (demandeurs d'emploi, jeunes 18-25 ans, bénéficiaires RSA…). Activez l'option ci-dessus pour simuler votre économie.

Répartition de votre chiffre d'affaires

Net31 520 €
  • Revenu net
  • Cotisations URSSAF
  • Versement libératoire IR

Comparatif net selon le secteur (pour ce CA)

Vente de marchandises
35 080 € net/an
Artisan / Services BIC
31 520 € net/an
Professions libérales CIPAV
30 760 € net/an
Professions libérales URSSAF
30 720 € net/an

Sans ACRE · hors versement libératoire · hors CFE.

Plafonds de CA et franchise de TVA 2026

ActivitéPlafond CA microFranchise TVASeuil majoré TVA
Vente de marchandises / hébergement188 700 €91 900 €101 000 €
Prestations de services / libéral77 700 €36 800 €39 100 €

Sources : URSSAF 2026. La franchise TVA est suspendue à ces niveaux (réforme à 25 000 € annulée).

Versement libératoire de l'IR

Si votre RFR N-2 ne dépasse pas 28 797 € par part du quotient familial, vous pouvez opter pour le VFL (1 % vente / 1,7 % BIC / 2,2 % BNC). Option à lever avant le 30 septembre de l'année N-1.

Conservez ce calculTéléchargez la fiche complète au format PDF — gratuit, sans inscription. Pratique pour la partager avec votre comptable ou vos collaborateurs.

Comment se calculent les cotisations en micro-entreprise ?

Le régime auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur) repose sur un principe simple : vos cotisations sociales sont un pourcentage fixe de votre chiffre d'affaires encaissé, sans déduction de charges. Pas de CA, pas de cotisations — c'est l'atout majeur face aux statuts traditionnels (EI au réel, SASU, SARL) qui imposent souvent un forfait minimum même en cas d'inactivité. Vous déclarez votre CA à l'URSSAF, qui applique le taux correspondant à votre activité et vous prélève le montant dû.

Le taux dépend de la nature de l'activité : vente de marchandises, prestation de services artisanale ou commerciale (BIC), ou profession libérale (BNC (bénéfices non commerciaux, le régime des professions libérales), affiliée à la CIPAV ou au régime général). Ces taux sont globaux : ils couvrent maladie-maternité, retraite de base, retraite complémentaire, allocations familiales, invalidité-décès, CSG-CRDS et la contribution à la formation professionnelle (0,1 % à 0,3 % selon l'activité). À ces cotisations s'ajoutent, en dehors de la simulation de base, la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises, ~200–500 €/an pour la majorité) et, au-delà des seuils de franchise, la TVA.

Taux de cotisations URSSAF 2026 par activité

ActivitéTaux de cotisations 2026
Vente de marchandises / hébergement (BIC achat-revente)12,3 %
Prestations de services BIC (artisanat, services commerciaux)21,2 %
Professions libérales CIPAV (architectes, consultants…)23,1 %
Professions libérales URSSAF (régime général)23,2 %
Vente de marchandises / hébergement (BIC achat-revente)12,3 %
Prestations de services BIC (artisanat, services commerciaux)21,2 %
Professions libérales CIPAV (architectes, consultants…)23,1 %
Professions libérales URSSAF (régime général)23,2 %

Concrètement, un prestataire de services BIC qui encaisse 1 000 € reverse 212 € de cotisations et conserve 788 € de revenu avant impôt. Le calcul est donc immédiat et prévisible, ce qui fait du régime un point d'entrée idéal pour tester une activité.

Camille, consultante libérale à 40 000 € de CA

Camille, 34 ans, lance une activité de conseil en profession libérale (régime CIPAV, taux 23,1 %). Elle vise un chiffre d'affaires annuel de 40 000 €. Voici l'impact de l'ACRE (exonération de 50 % des cotisations la première année) sur son revenu net :

1ère année (avec ACRE)À partir de la 2e année
Chiffre d'affaires40 000 €40 000 €
Taux appliqué11,55 % (23,1 % ÷ 2)23,1 %
Cotisations sociales4 620 €9 240 €
Revenu net (avant IR)35 380 €30 760 €
Chiffre d'affaires1ère année (avec ACRE)40 000 €
À partir de la 2e année40 000 €
Taux appliqué1ère année (avec ACRE)11,55 % (23,1 % ÷ 2)
À partir de la 2e année23,1 %
Cotisations sociales1ère année (avec ACRE)4 620 €
À partir de la 2e année9 240 €
Revenu net (avant IR)1ère année (avec ACRE)35 380 €
À partir de la 2e année30 760 €

La première année, l'ACRE lui fait économiser 4 620 € de cotisations. À titre de comparaison, sur le même CA de 40 000 €, un vendeur de marchandises (12,3 %) paierait 4 920 € et garderait 35 080 €, tandis qu'un prestataire de services BIC (21,2 %) paierait 8 480 € pour un net de 31 520 €. Le secteur d'activité change donc fortement le revenu disponible.

⚠️ L'ACRE ne dure que 12 moisL'exonération de 50 % s'applique uniquement aux 12 premiers mois d'activité. Anticipez la hausse : dès la deuxième année, les cotisations de Camille passent de 4 620 € à 9 240 €. Beaucoup d'auto-entrepreneurs sous-estiment ce doublement et se retrouvent en tension de trésorerie.

Plafonds de CA, franchise de TVA et versement libératoire

Trois paramètres déterminent ce que vous gardez réellement et la simplicité de votre gestion.

Plafonds de chiffre d'affaires (pour rester en micro-entreprise, inchangés depuis 2023) :

  • 188 700 € pour la vente de marchandises et l'hébergement
  • 77 700 € pour les prestations de services et professions libérales

Si vous dépassez ces seuils deux années consécutives, vous basculez au régime réel l'année suivante.

Franchise en base de TVA (après la suspension de la réforme à 25 000 €, seuils 2026 maintenus) :

  • 91 900 € (vente de marchandises) — seuil de tolérance majoré à 101 000 €
  • 36 800 € (prestations de services) — seuil de tolérance majoré à 39 100 €

Sous ces seuils, vous ne facturez pas de TVA et n'avez rien à reverser. Au-delà, vous devez facturer la TVA (20 %, 10 % ou 5,5 % selon les cas) et la reverser à l'État, en perdant une partie de la simplicité du régime.

Versement libératoire de l'IR (VFL) — payer son impôt en même temps que ses cotisations :

  • 1 % pour les ventes de marchandises
  • 1,7 % pour les prestations de services BIC
  • 2,2 % pour les professions libérales

Cette option est intéressante si votre TMI (tranche marginale d'imposition) dépasse ces taux après abattement. Elle est réservée aux foyers dont le revenu fiscal de référence N-2 ne dépasse pas 28 797 € par part de quotient familial, et doit être levée avant le 30 septembre N-1. À titre indicatif et selon le profil, le VFL devient avantageux à partir d'un certain niveau de revenu imposable du foyer.

Démarches, déclaration et optimisation

  1. Créer votre micro-entreprise : déclaration de début d'activité en ligne (guichet unique INPI). L'ACRE est accordée automatiquement aux créateurs éligibles (demandeurs d'emploi indemnisés ou non, jeunes 18-25 ans, bénéficiaires RSA/ASS, créateurs en zone QPV) lors de cette déclaration — aucune démarche supplémentaire n'est nécessaire.
  2. Choisir la périodicité de déclaration (mensuelle ou trimestrielle) dès l'inscription. La déclaration mensuelle lisse les cotisations et facilite la trésorerie ; la trimestrielle convient mieux aux activités saisonnières. Dans tous les cas, déclarez votre CA même s'il est nul (déclaration « zéro »).
  3. Déclarer et payer votre CA sur autoentrepreneur.urssaf.fr à chaque échéance. Le prélèvement des cotisations (et de l'IR si VFL) suit automatiquement.
  4. Surveiller vos droits retraite : pour valider 4 trimestres en 2026, déclarez au moins ~6 762 € de CA en vente ou ~3 924 € en services. En dessous, vous validez moins de trimestres pour l'année.
  5. Anticiper les seuils : approche d'un plafond de TVA ou de CA ? Préparez le passage à la TVA ou au régime réel pour éviter la régularisation surprise.

Leviers d'optimisation indicatifs, selon le profil :

  • Optez pour le VFL uniquement si votre TMI dépasse le taux libératoire de votre activité après abattement — sinon vous payez de l'impôt que vous n'auriez pas dû.
  • Cumulez salariat et micro-entreprise : c'est autorisé (sauf clause d'exclusivité), les revenus s'additionnent pour l'IR et ouvrent des droits retraite distincts. Vérifiez votre contrat (loyauté, non-concurrence).
  • Provisionnez la CFE et la 2e année sans ACRE : mettez de côté chaque mois pour ne pas être surpris par le doublement des cotisations et la première CFE (souvent exonérée l'année de création).
  • Simulez plusieurs scénarios de CA ci-dessus pour calibrer votre objectif annuel en fonction du revenu net visé.

Questions fréquentes

Les plafonds restent inchangés en 2026 : 188 700 € pour la vente de marchandises et l'hébergement, 77 700 € pour les prestations de services et professions libérales. Si vous dépassez ces seuils deux années consécutives, vous basculez au régime réel d'imposition l'année suivante. Le dépassement est apprécié sur le CA annuel total HT.

En 2026 (après la suspension de la réforme à 25 000 €), un auto-entrepreneur est dispensé de TVA tant que son CA ne dépasse pas 91 900 € (vente de marchandises) ou 36 800 € (prestations de services). Au-delà, il doit facturer et reverser la TVA. Le seuil de tolérance majoré est de 101 000 € / 39 100 €.

Oui, totalement. L'activité auto-entrepreneur est compatible avec un emploi salarié (sauf clause d'exclusivité contractuelle). Vos cotisations ouvrent des droits à la retraite distincts, et les deux revenus s'additionnent pour le calcul de l'impôt sur le revenu. Vérifiez votre contrat de travail pour les éventuelles obligations de loyauté / non-concurrence.

L'ACRE (Aide à la Création ou Reprise d'Entreprise) accorde une exonération de 50 % des cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité. Elle est désormais accordée automatiquement aux créateurs éligibles (demandeurs d'emploi, jeunes 18-25 ans, bénéficiaires RSA…) lors de la déclaration de début d'activité. Aucune démarche supplémentaire n'est nécessaire.

Si vous dépassez les seuils micro deux années consécutives, vous basculez automatiquement vers le régime réel d'imposition l'année suivante. Pour l'année du dépassement, le régime micro reste applicable. Le passage au réel implique une comptabilité complète et la possibilité de déduire vos charges réelles plutôt que l'abattement forfaitaire.

Oui. Une partie des cotisations sociales va à l'assurance vieillesse (CNAV pour les commerçants, CIPAV ou URSSAF pour les libéraux). Les droits acquis sont calculés sur le CA déclaré multiplié par un abattement (71 % vente, 50 % BIC, 34 % BNC). Pour valider 4 trimestres en 2026, il faut déclarer au moins ~6 762 € de CA en vente ou ~3 924 € en services.

Vous choisissez la périodicité de déclaration (mensuelle ou trimestrielle) lors de votre inscription. La déclaration mensuelle facilite la gestion de trésorerie en lissant les cotisations. La déclaration trimestrielle est adaptée si votre activité est saisonnière. Dans tous les cas, vous devez déclarer votre CA même si celui-ci est nul (déclaration "zéro").