✓ Tables OLAP Paris 2026 + DDTM Nord Lille 2026

Simulateur d'encadrement des loyers 2026 — Paris & Lille

Vérifiez si votre loyer est légal ou calculez le plafond applicable selon la ville, l'arrondissement, le type de location, le nombre de pièces et l'époque de construction.

Barèmes en vigueur au Source : Chambre des Notaires de France ↗
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Votre logement

Vos résultats
Loyer maximum légal : 900 € pour 30 m² (30,00 €/m²).
Loyer de référence : 25,00 €/m². Loyer de référence minoré : 17,50 €/m².
Loyer maximum légal
900 €
pour 30 m² (loyer de référence majoré)
Loyer de référence majoré
30,00 €/m²
Plafond légal
Loyer de référence
25,00 €/m²
Valeur médiane
Loyer de référence minoré
17,50 €/m²
Plancher
Loyer de référence total (surface)
750 €
Base médiane pour votre surface

Loyers de référence au m² — Paris / 75011

Minoré (plancher)
17,50 €/m²
Référence (médiane)
25,00 €/m²
Majoré (plafond légal)
30,00 €/m²

Récapitulatif des loyers de référence 2026

IndicateurValeurUsage
Loyer de référence minoré17,50 €/m²Plancher : demande de revalorisation possible
Loyer de référence25,00 €/m²Valeur médiane observée
Loyer de référence majoré30,00 €/m²Plafond légal absolu

Source : OLAP 2026 (Paris) / DDTM Nord 2026 (Lille). Valeurs indicatives — vérifiez sur l'outil officiel.

Plafond loi ELAN — Article 140

Le loyer demandé ne peut jamais dépasser le loyer de référence majoré (loyer de référence + 20 %). En cas de dépassement, le locataire peut saisir la Commission Départementale de Conciliation (CDC) gratuitement. Le trop-perçu peut être récupéré rétroactivement sur 3 ans.

Complément de loyer

Un complément de loyer peut être ajouté au-delà du plafond uniquement si le logement présente des caractéristiques exceptionnelles (vue panoramique, terrasse privative, prestations haut de gamme). Il doit être explicitement mentionné dans le bail et peut être contesté sous 3 mois.

Conservez ce calculTéléchargez la fiche complète au format PDF — gratuit, sans inscription. Pratique pour la partager avec votre comptable ou vos collaborateurs.

Comment se construit le plafond de loyer

L'encadrement des loyers a été institué par la loi ELAN du 23 novembre 2018 (art. 140) à titre expérimental dans les zones dites "tendues". Paris est soumis à l'encadrement en continu depuis juillet 2019, et Lille depuis mars 2020. En 2026, le dispositif est toujours en vigueur dans ces deux agglomérations, ainsi qu'à Bordeaux, Lyon et Montpellier pour les nouveaux baux signés. Le plafond s'applique à la signature du bail, au renouvellement et lors d'une remise en location, pour les logements loués vides comme meublés.

Le principe repose sur un loyer de référence fixé par l'administration pour chaque type de bien (croisement arrondissement × nombre de pièces × époque de construction × type de location). Le bailleur peut demander jusqu'à +20 % du loyer de référence : c'est le loyer de référence majoré, plafond légal absolu hors complément de loyer justifié. À l'inverse, le loyer de référence minoré (−30 %) sert de plancher en dessous duquel vous pouvez demander une revalorisation. Votre loyer mensuel hors charges doit donc rester inférieur ou égal au loyer de référence majoré multiplié par la surface habitable.

Les trois valeurs de référence

IndicateurMode de calculRôle
Loyer de référenceLoyer médian OLAP (€/m²)Base de calcul
Loyer de référence majoréRéférence + 20 %Plafond légal à respecter
Loyer de référence minoréRéférence − 30 %Plancher de revalorisation
Loyer de référenceMode de calculLoyer médian OLAP (€/m²)
RôleBase de calcul
Loyer de référence majoréMode de calculRéférence + 20 %
RôlePlafond légal à respecter
Loyer de référence minoréMode de calculRéférence − 30 %
RôlePlancher de revalorisation

Les tables de loyers de référence sont publiées par l'Observatoire des Loyers de l'Agglomération Parisienne (OLAP) pour Paris et la DDTM Nord pour Lille, et actualisées annuellement. Elles croisent quatre dimensions : le type de location (vide ou meublée), le nombre de pièces (1 à 4 pièces et plus), l'époque de construction (avant 1946 / 1946-1970 / 1971-1990 / après 1990) et l'arrondissement ou le secteur.

Camille vérifie son loyer parisien

Camille, 34 ans, signe un bail pour un appartement de 40 m² dans un arrondissement encadré. La table OLAP fixe pour sa catégorie de logement un loyer de référence majoré de 30 €/m². Le propriétaire propose un loyer de 1 350 € hors charges.

ÉlémentValeur
Surface habitable40 m²
Loyer de référence majoré30 €/m²
Plafond légal (30 × 40)1 200 €
Loyer proposé au bail1 350 €
Dépassement150 €
Surface habitable40 m²
Loyer de référence majoré30 €/m²
Plafond légal (30 × 40)1 200 €
Loyer proposé au bail1 350 €
Dépassement150 €

Le loyer proposé dépasse le plafond légal de 150 € par mois, soit 1 800 € sur l'année. Sauf complément de loyer justifié et inscrit au bail, ce montant n'est pas conforme : Camille peut demander sa mise en conformité et le remboursement du trop-perçu.

⚠️ Le complément de loyer doit être justifiéUn loyer supérieur au plafond n'est légal que si un complément de loyer est expressément mentionné au bail et motivé par des caractéristiques exceptionnelles (vue panoramique, terrasse privative, prestations haut de gamme). Sans justification, le dépassement est contestable devant la Commission Départementale de Conciliation.

Conditions et points clés à connaître

  • Villes concernées : l'encadrement s'applique à Paris (75001-75020) et Lille (59) couverts par ce simulateur, ainsi qu'à Bordeaux, Lyon, Villeurbanne et Montpellier pour les nouveaux baux (consulter les observatoires locaux : AURA-OLAP, ADIL 33, ADIL 34).
  • Plafond = +20 % : le loyer de référence majoré est toujours fixé à 20 % au-dessus du loyer de référence médian.
  • Meublé : le loyer de référence d'un logement meublé est en général supérieur de 15 à 25 % (indicatif) à celui d'un logement vide équivalent.
  • Complément de loyer : autorisé uniquement pour des caractéristiques de confort ou de localisation exceptionnelles, à condition d'être justifié et mentionné au bail.
  • Sanctions du bailleur : en cas de dépassement non justifié, l'amende administrative prononcée par le Préfet peut atteindre 5 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale.
  • Surface de référence : le calcul se fait sur la surface habitable (hors balcons, caves et combles non aménagés).
  • Révision en cours de bail : limitée à l'Indice de Référence des Loyers (IRL) publié par l'INSEE (IRL 2025 : +1,7 % indicatif), uniquement si une clause de révision figure au contrat.

Démarches et recours en cas de dépassement

Si votre loyer dépasse le plafond légal sans complément justifié, procédez par étapes :

  1. Vérifiez la table en vigueur : relevez le loyer de référence majoré applicable à votre catégorie de logement (pièces, époque, meublé ou vide) et multipliez-le par votre surface habitable.
  2. Contrôlez le bail : vérifiez si un complément de loyer est mentionné et réellement justifié par des caractéristiques exceptionnelles.
  3. Contactez le bailleur amiablement : adressez un courrier (lettre recommandée) citant les références OLAP et demandant la mise en conformité du loyer ainsi que le remboursement du trop-perçu.
  4. Saisissez la Commission Départementale de Conciliation (CDC) : démarche gratuite et obligatoire avant tout recours judiciaire. La commission rend un avis sous environ deux mois.
  5. Portez l'affaire devant le tribunal judiciaire : à défaut de conciliation, le juge peut ordonner la diminution du loyer et le remboursement des sommes versées en trop.

Pour optimiser vos chances, agissez dès la signature du bail. Le trop-perçu peut être récupéré rétroactivement sur 3 ans (prescription de droit commun). Conservez l'ensemble des justificatifs (bail, quittances, références OLAP) qui appuieront votre dossier auprès de la commission ou du juge.

Questions fréquentes

À Paris, l'encadrement des loyers repose sur un loyer de référence fixé par l'Observatoire des Loyers de l'Agglomération Parisienne (OLAP), différencié par arrondissement, type de location (vide ou meublée), nombre de pièces et époque de construction. Le **loyer de référence majoré** (loyer de référence + 20 %) constitue le **plafond légal** : aucun bailleur ne peut exiger plus, sauf complement de loyer justifié par des caractéristiques exceptionnelles (vue panoramique, terrasse privative, etc.).

Le complément de loyer est une majoration autorisée au-delà du loyer de référence majoré, uniquement si le logement présente des **caractéristiques de confort exceptionnelles** non prises en compte dans le loyer de référence : vue exceptionnelle, grand jardin privatif, prestations haut de gamme. Le complément doit être **expressément mentionné dans le bail**. En l'absence de mention ou si les critères ne sont pas remplis, il est illégal et contestable devant la Commission Départementale de Conciliation.

Le **loyer de référence** est la valeur médiane observée par l'OLAP pour votre type de bien. Le **loyer de référence majoré** (= loyer de référence + 20 %) est le **plafond maximum légal**. Le **loyer de référence minoré** (= loyer de référence − 30 %) est le plancher en dessous duquel vous pouvez demander une revalorisation. Un loyer entre le minoré et le majoré est légalement correct.

En cours de bail, les révisions sont limitées à l'**Indice de Référence des Loyers (IRL)** publié par l'INSEE, uniquement si une clause de révision est prévue au contrat. Lors d'une relocation (nouveau locataire), le bailleur ne peut dépasser le loyer du précédent locataire, sauf travaux d'amélioration d'un montant ≥ 50 % du loyer annuel ou loyer initial sous le minoré. Ces règles s'appliquent en plus du plafond d'encadrement.

Si votre loyer dépasse le loyer de référence majoré, vous pouvez : (1) **Contacter votre bailleur amiablement** en lui citant les références OLAP ; (2) **Saisir la Commission Départementale de Conciliation (CDC)** — démarche gratuite et obligatoire avant tout recours judiciaire ; (3) **Saisir le tribunal judiciaire** si la médiation échoue. Le trop-perçu depuis la signature du bail peut être récupéré rétroactivement sur 3 ans (prescription de droit commun).