✓ Art. L1243-8 C. trav. — Calcul instantané

Calculateur Prime de Précarité CDD 2026

Calculez votre indemnité de fin de contrat (prime de précarité) selon le taux légal de 10 % ou conventionnel de 6 %.

Barèmes en vigueur au Source : URSSAF — Taux et barèmes 2026 ↗
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Pour 15 000 € de rémunération brute, votre prime de précarité est de 1 500 €.
Soit 10 % de la rémunération brute totale perçue durant le contrat.
Prime de précarité brute
1 500 €
10 % de la rémunération brute
Rémunération brute
15 000 €
base de calcul
Cotisations (~22 %)
330 €
charges salariales
Net estimé (~78 %)
1 170 €
après cotisations

Détail du calcul

ÉtapeMontant
Total salaires bruts perçus15 000 €
Taux applicable : 10 %10 %
Cotisations sociales (~22 %)− 330 €
Prime nette estimée1 170 €

La prime de précarité s'ajoute à l'indemnité compensatrice de congés payés (10 % calculée à part). Soumise à cotisations sociales et impôt sur le revenu comme un salaire.

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Comment fonctionne la prime de précarité

La prime de précarité, officiellement appelée « indemnité de fin de contrat » (article L1243-8 du Code du travail), est due à la fin d'un CDD non transformé en CDI. Elle est égale à 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant le contrat — salaire de base, primes contractuelles, 13e mois prorata et heures supplémentaires comprises. Un accord de branche ou d'entreprise peut ramener ce taux à 6 %, mais uniquement en contrepartie d'actions de formation professionnelle réellement proposées au salarié (formation qualifiante, bilan de compétences, VAE). Sans accord ou si les actions promises ne sont pas mises en œuvre, le taux de 10 % s'applique de plein droit.

Cette prime est versée avec le dernier salaire, figure obligatoirement sur le dernier bulletin de paie et sur le certificat de travail. Elle est soumise aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu comme un élément de salaire ordinaire. Elle se cumule avec l'indemnité compensatrice de congés payés (également 10 % de la rémunération brute totale), pour un total habituel de 20 % du brut versé en fin de CDD. Ces montants sont indicatifs et dépendent de votre rémunération réelle.

Chiffres-clés du calcul

ÉlémentValeur 2026
Taux légal10 % du brut total
Taux conventionnel (avec formation)6 % du brut total
Indemnité de congés payés cumulée10 % du brut total
Total habituel versé en fin de CDD~20 % du brut
Base de calculsalaire + primes + 13e mois + heures sup
Cotisations salariales~22 %
CSG-CRDS9,7 %
Prescription pour réclamer3 ans
Taux légal10 % du brut total
Taux conventionnel (avec formation)6 % du brut total
Indemnité de congés payés cumulée10 % du brut total
Total habituel versé en fin de CDD~20 % du brut
Base de calculsalaire + primes + 13e mois + heures sup
Cotisations salariales~22 %
CSG-CRDS9,7 %
Prescription pour réclamer3 ans

Exemple chiffré de prime de précarité

Camille, 24 ans, termine un CDD de 6 mois rémunéré 2 500 € brut par mois, sans accord de branche réduisant le taux. Sa rémunération brute totale est de 15 000 €. Le taux de 10 % s'applique.

ÉtapeMontant
Rémunération brute totale (6 × 2 500 €)15 000 €
Prime de précarité (10 %)1 500 €
Indemnité compensatrice de congés payés (10 %)1 500 €
Total brut versé en fin de contrat3 000 €
Rémunération brute totale (6 × 2 500 €)15 000 €
Prime de précarité (10 %)1 500 €
Indemnité compensatrice de congés payés (10 %)1 500 €
Total brut versé en fin de contrat3 000 €

Sur son dernier bulletin, Camille perçoit donc 1 500 € de prime de précarité au titre de l'indemnité de fin de contrat, auxquels s'ajoutent 1 500 € de congés payés. Ces montants restent soumis aux cotisations salariales (~22 %) et à l'impôt sur le revenu : le net perçu sera donc inférieur au brut affiché. Si un accord de branche prévoyait le taux de 6 % avec formation effective, la prime tomberait à 900 €.

⚠️ Vérifiez le taux réellement appliquéUn taux de 6 % n'est valable que si l'employeur a réellement proposé des actions de formation. Si la formation promise n'a pas eu lieu, vous pouvez réclamer le complément jusqu'au taux légal de 10 % dans un délai de 3 ans.

Conditions, exclusions et points clés

L'article L1243-10 énumère limitativement les cas où la prime n'est pas due :

  • CDD saisonniers (hôtellerie-restauration, agriculture, tourisme — secteurs à activité cyclique)
  • Contrats conclus avec des étudiants pendant les vacances scolaires
  • CDD rompus pour faute grave du salarié, ou rupture anticipée à l'initiative du salarié
  • CDD dont le salarié refuse un CDI aux mêmes conditions (même poste, même rémunération, même temps de travail)
  • Contrats de professionnalisation et d'apprentissage
  • Contrats aidés spécifiques (CUI, contrats d'avenir)

Points clés à retenir :

  • Refus d'un CDI (art. L1243-11) : le refus ne fait perdre la prime que si le CDI est proposé sur le même poste, mêmes fonctions, même rémunération et même durée de travail. Une offre à conditions moins favorables (salaire réduit, temps partiel, mobilité géographique) préserve votre droit à la prime.
  • Intérim : l'équivalent s'appelle « indemnité de fin de mission », également fixée à 10 % de la rémunération brute (art. L1251-32), versée par l'agence d'intérim et non par l'entreprise utilisatrice.
  • Cumul ARE : la fin d'un CDD ouvre droit à l'ARE (allocation chômage de France Travail) dans les mêmes conditions qu'un licenciement (6 mois d'affiliation sur les 24 derniers mois). La prime ne réduit ni le montant ni la durée de l'indemnisation ; comme elle correspond au minimum légal, elle n'allonge pas le différé d'indemnisation.

Démarches et recours

La prime est en principe versée automatiquement. Si elle manque ou si le montant est erroné, procédez par étapes :

  1. Vérifiez votre dernier bulletin de paie : la prime doit apparaître sous l'intitulé « Indemnité de fin de contrat » et figurer dans le solde de tout compte.
  2. Adressez une demande écrite à l'employeur par lettre recommandée avec accusé de réception, en rappelant l'article L1243-8 et le montant dû (10 % du brut total perçu).
  3. Saisissez l'inspection du travail si l'employeur ne répond pas ou refuse de régulariser.
  4. Saisissez le Conseil des prud'hommes dans un délai de 3 ans à compter de la rupture du contrat (prescription des créances salariales). Le juge peut accorder, en plus de la prime, des dommages-intérêts pour exécution déloyale du contrat.

Pour optimiser votre situation : conservez tous vos bulletins de paie et votre contrat, qui prouvent la rémunération brute totale servant de base au calcul. Si le taux de 6 % vous a été appliqué, demandez par écrit la preuve des actions de formation réellement proposées : à défaut, le taux de 10 % s'impose. Ces délais et démarches sont donnés à titre indicatif et peuvent varier selon votre convention collective.

Questions fréquentes

Les exclusions limitatives prévues par l'article L1243-10 du Code du travail : CDD saisonniers (hôtellerie, restauration, agriculture, tourisme), contrats conclus avec des étudiants pendant les vacances scolaires, CDD rompus pour faute grave du salarié, cas où le salarié refuse un CDI aux mêmes conditions et même rémunération, contrats d'apprentissage et de professionnalisation, contrats spécifiques (CUI, contrat d'avenir).

Oui. La prime de précarité est un élément de salaire à part entière : elle est soumise aux cotisations sociales salariales (~22 %), aux cotisations patronales (~42 %), à la CSG-CRDS (9,7 %) et à l'impôt sur le revenu via le prélèvement à la source. Elle apparaît sur le dernier bulletin de paie sous l'intitulé "Indemnité de fin de contrat" et est totalisée dans le cumul brut annuel.

Le taux légal est de 10 % de la rémunération brute totale perçue durant le CDD (art. L1243-8 C. trav.). Un accord de branche ou d'entreprise peut le réduire à 6 %, mais seulement en contrepartie d'actions de formation professionnelle proposées au salarié (formations qualifiantes, bilan de compétences, VAE). Sans accord ou en l'absence des actions promises, le taux de 10 % s'applique de plein droit.

Oui — c'est l'équivalent appelé "indemnité de fin de mission" pour les travailleurs intérimaires, également fixée à 10 % de la rémunération brute totale (art. L1251-32 C. trav.). Les mêmes exclusions s'appliquent (saisonnier, refus de CDI à conditions équivalentes, faute grave). Elle est versée par l'entreprise de travail temporaire, pas par l'entreprise utilisatrice.

La base de calcul est la rémunération brute totale perçue pendant le CDD : salaire de base + primes contractuelles + 13e mois prorata + heures supplémentaires + avantages en nature. Sont exclus : les remboursements de frais professionnels, l'indemnité compensatrice de congés payés (calculée à part, à 10 % également), et la prime de précarité elle-même. Sur 6 mois à 2 500 € brut/mois, soit 15 000 € de rémunération, la prime est de 1 500 €.

La prime de précarité est versée à la fin du contrat, en même temps que le dernier salaire et le solde de tout compte. Elle figure obligatoirement sur le dernier bulletin de paie et sur le certificat de travail. Si l'employeur ne la verse pas spontanément, le salarié dispose d'un délai de 3 ans pour saisir le Conseil des prud'hommes (prescription quinquennale réduite à 3 ans depuis la loi Macron 2017).

Le non-paiement de la prime de précarité constitue un manquement grave aux obligations de l'employeur. Procédure recommandée : (1) demande écrite recommandée avec AR, (2) saisine de l'inspection du travail, (3) saisine du Conseil des prud'hommes dans les 3 ans. Le juge peut accorder, en plus de la prime, des dommages-intérêts pour exécution déloyale du contrat. Le délai de prescription est de 3 ans à compter de la rupture du contrat.