Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.
[Votre Prénom NOM] [Votre adresse] [Code postal Ville] [Votre email / Téléphone] [Ville], le [Date] Madame / Monsieur le Juge aux Affaires Familiales Tribunal Judiciaire de [Ville] [Adresse du tribunal] [Numéro de dossier RG : si procédure déjà en cours — sinon supprimer cette ligne] Objet : Requête en fixation / révision de pension alimentaire pour [Prénom(s) de l'enfant / des enfants] Madame, Monsieur le Juge, J'ai l'honneur de vous soumettre la présente requête afin de solliciter la fixation [ou : la révision] d'une pension alimentaire pour l'entretien et l'éducation de notre / nos enfant(s) : - [Prénom NOM de l'enfant 1], né(e) le [Date de naissance], résidant [chez moi / en résidence alternée / chez l'autre parent] - [Prénom NOM de l'enfant 2, si applicable] Situation des parties Je soussigné(e), [Votre Prénom NOM], [situation professionnelle : salarié(e) / sans emploi / etc.], perçois des revenus mensuels nets de [Montant] €. Mes charges fixes s'élèvent à [Montant] € / mois (loyer : [X] €, frais de garde : [X] €, frais de scolarité : [X] €, [autres charges]). [Prénom NOM de l'autre parent], à ma connaissance, perçoit des revenus de [Montant estimé] € / mois [ou : « dont je ne connais pas précisément le montant »]. Besoins de l'enfant Les besoins mensuels de notre enfant sont estimés à [Montant] € (alimentation, habillement, loisirs, frais médicaux non remboursés, activités extrascolaires). Demande Au regard de ces éléments et du barème indicatif du ministère de la Justice, je sollicite la fixation d'une pension alimentaire d'un montant de [Montant demandé] € par mois, indexée sur l'indice des prix à la consommation, à compter du prononcé de l'ordonnance. Dans l'attente de votre décision, je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur le Juge, l'expression de mes respectueuses salutations. [Signature] [Prénom NOM] Pièces jointes : - Bulletins de salaire des 3 derniers mois (ou justificatif de revenus) - Dernier avis d'imposition - Justificatifs de charges (quittance de loyer, frais de garde, etc.) - Livret de famille ou actes de naissance des enfants - [Jugement de divorce / ordonnance antérieure, si révision]
Comment utiliser ce modèle ?
La pension alimentaire pour enfant est une obligation légale inscrite aux articles 371-2 et 203 du Code civil : chaque parent contribue à l'entretien et à l'éducation de ses enfants en proportion de ses ressources et des besoins de l'enfant, et cette obligation perdure même après la majorité tant que l'enfant n'est pas autonome financièrement (études, recherche d'emploi). Lorsque les parents ne s'accordent pas sur le montant, ou en cas de non-paiement, il est possible de saisir le Juge aux Affaires Familiales (JAF) du tribunal judiciaire du lieu de résidence de l'enfant. La saisine peut intervenir dans plusieurs situations : séparation sans procédure de divorce, révision d'une pension fixée antérieurement dont les conditions ont changé (perte d'emploi, augmentation des charges, nouveaux besoins de l'enfant), ou instauration d'une première pension.
La demande doit être aussi précise et chiffrée que possible : revenus du demandeur sur les trois derniers mois, charges fixes (loyer, garde, frais de scolarité), et surtout besoins concrets de l'enfant détaillés poste par poste (alimentation, habillement, santé, activités). Le ministère de la Justice publie une table de référence (barème indicatif consultable sur service-public.fr) qui croise le revenu du parent débiteur, le nombre d'enfants et le mode de résidence (alternée, exclusive, ou droit de visite classique) pour estimer un montant : le JAF s'en inspire mais n'est jamais lié par ce barème. Le mode de résidence pèse fortement : en résidence alternée avec des revenus équilibrés, la pension peut être faible voire nulle ; en résidence exclusive chez un parent, elle est en revanche la règle.
Du dépôt de la requête à la première audience, comptez en moyenne deux à six mois selon l'encombrement du tribunal ; en cas d'urgence (impayé immédiat, enfant sans ressources), le juge peut prononcer des mesures provisoires plus rapidement. Ce modèle est fourni à titre indicatif : une situation familiale est toujours unique et, pour des enjeux importants ou une procédure contentieuse, l'accompagnement d'un avocat spécialisé en droit de la famille est vivement recommandé. Les personnes aux ressources modestes — et notamment les victimes de violences conjugales — peuvent solliciter l'aide juridictionnelle pour être assistées gratuitement ou à coût réduit.
Conseils pratiques
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- Si vous connaissez les revenus de l'autre parent, joignez tout élément disponible ; sinon, le juge peut ordonner la production de ses bulletins de salaire et avis d'imposition.
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