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Demande de pension alimentaire au JAF

Modèle de demande de pension alimentaire adressée au Juge aux Affaires Familiales. Conforme au droit français 2026, personnalisable en 2 minutes.

Barèmes en vigueur au Source : Code du travail — Légifrance ↗

Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.

👨‍👩‍👧 Aperçu du modèle
[Votre Prénom NOM]
[Votre adresse]
[Code postal Ville]
[Votre email / Téléphone]

[Ville], le [Date]

Madame / Monsieur le Juge aux Affaires Familiales
Tribunal Judiciaire de [Ville]
[Adresse du tribunal]

[Numéro de dossier RG : si procédure déjà en cours — sinon supprimer cette ligne]

Objet : Requête en fixation / révision de pension alimentaire pour [Prénom(s) de l'enfant / des enfants]

Madame, Monsieur le Juge,

J'ai l'honneur de vous soumettre la présente requête afin de solliciter la fixation [ou : la révision] d'une pension alimentaire pour l'entretien et l'éducation de notre / nos enfant(s) :

- [Prénom NOM de l'enfant 1], né(e) le [Date de naissance], résidant [chez moi / en résidence alternée / chez l'autre parent]
- [Prénom NOM de l'enfant 2, si applicable]

Situation des parties

Je soussigné(e), [Votre Prénom NOM], [situation professionnelle : salarié(e) / sans emploi / etc.], perçois des revenus mensuels nets de [Montant] €. Mes charges fixes s'élèvent à [Montant] € / mois (loyer : [X] €, frais de garde : [X] €, frais de scolarité : [X] €, [autres charges]).

[Prénom NOM de l'autre parent], à ma connaissance, perçoit des revenus de [Montant estimé] € / mois [ou : « dont je ne connais pas précisément le montant »].

Besoins de l'enfant

Les besoins mensuels de notre enfant sont estimés à [Montant] € (alimentation, habillement, loisirs, frais médicaux non remboursés, activités extrascolaires).

Demande

Au regard de ces éléments et du barème indicatif du ministère de la Justice, je sollicite la fixation d'une pension alimentaire d'un montant de [Montant demandé] € par mois, indexée sur l'indice des prix à la consommation, à compter du prononcé de l'ordonnance.

Dans l'attente de votre décision, je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur le Juge, l'expression de mes respectueuses salutations.

[Signature]
[Prénom NOM]

Pièces jointes :
- Bulletins de salaire des 3 derniers mois (ou justificatif de revenus)
- Dernier avis d'imposition
- Justificatifs de charges (quittance de loyer, frais de garde, etc.)
- Livret de famille ou actes de naissance des enfants
- [Jugement de divorce / ordonnance antérieure, si révision]

Comment utiliser ce modèle ?

La pension alimentaire pour enfant est une obligation légale inscrite aux articles 371-2 et 203 du Code civil : chaque parent contribue à l'entretien et à l'éducation de ses enfants en proportion de ses ressources et des besoins de l'enfant, et cette obligation perdure même après la majorité tant que l'enfant n'est pas autonome financièrement (études, recherche d'emploi). Lorsque les parents ne s'accordent pas sur le montant, ou en cas de non-paiement, il est possible de saisir le Juge aux Affaires Familiales (JAF) du tribunal judiciaire du lieu de résidence de l'enfant. La saisine peut intervenir dans plusieurs situations : séparation sans procédure de divorce, révision d'une pension fixée antérieurement dont les conditions ont changé (perte d'emploi, augmentation des charges, nouveaux besoins de l'enfant), ou instauration d'une première pension.

La demande doit être aussi précise et chiffrée que possible : revenus du demandeur sur les trois derniers mois, charges fixes (loyer, garde, frais de scolarité), et surtout besoins concrets de l'enfant détaillés poste par poste (alimentation, habillement, santé, activités). Le ministère de la Justice publie une table de référence (barème indicatif consultable sur service-public.fr) qui croise le revenu du parent débiteur, le nombre d'enfants et le mode de résidence (alternée, exclusive, ou droit de visite classique) pour estimer un montant : le JAF s'en inspire mais n'est jamais lié par ce barème. Le mode de résidence pèse fortement : en résidence alternée avec des revenus équilibrés, la pension peut être faible voire nulle ; en résidence exclusive chez un parent, elle est en revanche la règle.

Du dépôt de la requête à la première audience, comptez en moyenne deux à six mois selon l'encombrement du tribunal ; en cas d'urgence (impayé immédiat, enfant sans ressources), le juge peut prononcer des mesures provisoires plus rapidement. Ce modèle est fourni à titre indicatif : une situation familiale est toujours unique et, pour des enjeux importants ou une procédure contentieuse, l'accompagnement d'un avocat spécialisé en droit de la famille est vivement recommandé. Les personnes aux ressources modestes — et notamment les victimes de violences conjugales — peuvent solliciter l'aide juridictionnelle pour être assistées gratuitement ou à coût réduit.

Conseils pratiques

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  • Si vous connaissez les revenus de l'autre parent, joignez tout élément disponible ; sinon, le juge peut ordonner la production de ses bulletins de salaire et avis d'imposition.
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Questions fréquentes

La saisine se fait par requête adressée au greffe du JAF du tribunal judiciaire du lieu de résidence de l'enfant. Vous pouvez la déposer vous-même (l'avocat n'est pas obligatoire pour une première demande simple hors divorce) ou mandater un avocat. Joignez l'ensemble des pièces justificatives (revenus, charges, actes de naissance). Une audience est ensuite fixée, à laquelle les deux parents sont convoqués pour s'expliquer. Le JAF peut, en cas d'urgence, prendre des mesures provisoires dès le début de la procédure pour ne pas laisser l'enfant sans ressources.

Le JAF tient compte des ressources de chaque parent, du nombre d'enfants, du mode de résidence (alternée ou principale chez un parent), des charges fixes et des besoins spécifiques de l'enfant (santé, scolarité, activités). La table de référence publiée par le ministère de la Justice sert de point de départ : elle applique un pourcentage du revenu du débiteur, après déduction d'un minimum vital, modulé selon le nombre d'enfants et le temps de garde. Le juge peut toutefois s'en écarter selon les circonstances concrètes. En résidence alternée avec des revenus équilibrés, la pension peut être faible voire nulle ; en résidence exclusive, elle est la règle.

Plusieurs recours existent et peuvent se cumuler : 1) le Paiement Direct (un commissaire de justice saisit directement l'employeur ou la banque du débiteur), 2) la saisie sur salaire via le tribunal, 3) l'Allocation de Soutien Familial (ASF) versée par la CAF, qui avance la pension impayée et se charge du recouvrement via l'ARIPA, 4) le dépôt de plainte pour abandon de famille, délit pénal caractérisé dès deux mois d'impayé. Conservez toute preuve des impayés (relevés bancaires) pour appuyer ces démarches.

Le délai entre le dépôt de la requête et la première audience varie selon l'encombrement du tribunal, généralement de deux à six mois. La décision (ordonnance) est ensuite rendue dans les semaines qui suivent l'audience, parfois immédiatement. En cas d'urgence avérée — impayé laissant l'enfant sans ressources, séparation brutale — le juge peut être saisi en référé ou prononcer des mesures provisoires applicables sans attendre le jugement définitif. Pour accélérer, déposez un dossier complet et chiffré dès le départ : les renvois pour pièces manquantes sont la première cause d'allongement des délais.

Seulement si l'ordonnance prévoit une clause d'indexation, ce qu'il faut systématiquement demander. La pension est alors revalorisée chaque année sur l'indice des prix à la consommation publié par l'INSEE, sans nouvelle décision de justice : c'est au parent qui verse d'appliquer le nouveau montant à la date anniversaire. Un calculateur officiel de réévaluation est disponible sur service-public.fr. En l'absence de clause d'indexation, ou si la situation change profondément (perte d'emploi, hausse des charges), il faut ressaisir le JAF pour réviser le montant.

Oui. Toute pension peut être révisée à la hausse ou à la baisse lorsque les circonstances qui l'ont justifiée évoluent de façon significative : changement de revenus de l'un des parents, modification du mode de garde, apparition de nouveaux besoins de l'enfant (études supérieures, frais médicaux). La demande se fait par une nouvelle requête au JAF, en joignant le jugement ou l'ordonnance initiale et les justificatifs du changement de situation. Tant que le juge n'a pas statué, l'ancien montant reste dû : ne cessez jamais unilatéralement de payer en attendant la décision.