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Offre d'achat immobilière

Lettre d'offre d'achat pour un bien immobilier, avec conditions suspensives. Conforme au droit français 2026, personnalisable en 2 minutes.

Barèmes en vigueur au Source : Code civil — Légifrance ↗

Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.

🔑 Aperçu du modèle
[Prénom NOM de l'acquéreur]
[Adresse]
[Code postal Ville]
[Email] | [Téléphone]

[Ville], le [Date]

À [Prénom NOM du vendeur / Agence immobilière]
[Adresse]
[Code postal Ville]

Objet : Offre d'achat pour le bien situé [Adresse complète du bien]

Madame, Monsieur,

Suite à la visite du bien immobilier situé [Adresse complète], j'ai l'honneur de vous soumettre une offre d'achat aux conditions suivantes :

PRIX PROPOSÉ : [Montant en chiffres] € ([Montant en lettres] euros)
[net vendeur / honoraires d'agence en sus à hauteur de X %]

CONDITIONS SUSPENSIVES :
1. Obtention d'un prêt immobilier d'un montant de [montant] € au taux maximal de [taux] %, sur une durée de [durée] ans, dans un délai de [45 / 60] jours.
2. [Autres conditions si applicables : absence de préemption de la commune, résultats satisfaisants des diagnostics techniques, etc.]

La présente offre est valable jusqu'au [Date et heure limite], passé lequel délai, en l'absence de réponse favorable de votre part, elle sera considérée comme caduque.

En cas d'acceptation de votre part, je m'engage à signer un compromis de vente dans un délai de [15 / 30] jours.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Signature]
[Prénom NOM]

Comment utiliser ce modèle ?

L'offre d'achat immobilière est le document par lequel un acquéreur manifeste sa volonté d'acheter un bien à un prix déterminé et dans certaines conditions. Elle ouvre la négociation : le vendeur peut l'accepter, la refuser ou formuler une contre-proposition. C'est la première étape écrite du parcours d'achat, avant le compromis de vente.

Une offre d'achat doit mentionner clairement le prix proposé, les conditions suspensives envisagées (obtention du prêt avant tout, mais aussi absence de servitude rédhibitoire ou de droit de préemption), et un délai de validité raisonnable. Un délai de 5 à 10 jours est habituel : trop court, il met une pression contre-productive ; trop long, il vous expose à voir le bien partir.

Point essentiel souvent ignoré : ne versez aucune somme d'argent au stade de l'offre d'achat. Aucun acompte, aucun « dépôt de garantie », aucun chèque ne doit être remis tant que l'offre n'est pas transformée en compromis ou promesse de vente. Le dépôt de garantie (généralement 5 à 10 % du prix) ne se verse qu'à la signature du compromis, et il est séquestré chez le notaire ou l'agent immobilier, jamais directement entre les mains du vendeur.

Autre subtilité juridique : la portée d'une offre acceptée fait débat. Une offre d'achat précise et acceptée par le vendeur crée un accord sur la chose et le prix, qui peut juridiquement valoir vente. En pratique toutefois, tant que le compromis n'est pas signé, la situation reste fragile et la jurisprudence laisse une marge d'appréciation. C'est au compromis que les engagements se solidifient réellement — d'où l'importance de ne pas considérer l'offre comme un acte anodin, ni comme un acte définitif.

Conseils pratiques

  • Vérifiez votre capacité de financement AVANT d'émettre une offre : une offre sans budget validé décrédibilise votre dossier et fragilise la condition suspensive de prêt.
  • Insérez toujours la condition suspensive d'obtention de prêt si vous empruntez : c'est votre protection essentielle. Sans prêt accordé, la vente est annulée et vous récupérez votre dépôt de garantie.
  • Ne versez AUCUNE somme à l'offre d'achat (pas d'acompte, pas de chèque). Tout versement éventuel n'intervient qu'au compromis, séquestré chez le notaire.
  • Fixez un délai de validité de 5 à 10 jours et précisez la date ET l'heure limites : passé ce délai sans réponse, votre offre devient caduque automatiquement.
  • Faites votre offre par écrit (courrier, email avec accusé de réception). Une offre verbale est quasi impossible à prouver et n'a aucune valeur sérieuse en cas de litige.
  • Une offre au prix affiché est difficile à refuser : le vendeur qui a mandaté une agence à ce prix s'expose à devoir l'indemnité d'agence s'il refuse une offre au prix. C'est un argument de négociation fort.
  • Précisez si le prix est net vendeur ou honoraires d'agence inclus, pour éviter toute ambiguïté sur le montant réellement engagé.

Questions fréquentes

Tant que le vendeur ne l'a pas acceptée, vous pouvez retirer votre offre librement. Une fois acceptée, l'offre crée un accord sur le prix qui vous engage en principe, mais la jurisprudence laisse une certaine souplesse tant que le compromis n'est pas signé. En revanche, après la signature du compromis, l'acquéreur particulier bénéficie d'un délai de rétractation légal de 10 jours, sans avoir à se justifier et sans pénalité.

Non, et c'est une règle importante. Aucun versement (acompte, dépôt de garantie, chèque) ne doit être remis au stade de l'offre d'achat. Le dépôt de garantie, généralement de 5 à 10 % du prix, ne se verse qu'à la signature du compromis ou de la promesse de vente, et il est séquestré chez le notaire ou l'agent immobilier. Un vendeur ou un intermédiaire qui exige un versement à l'offre doit vous alerter.

Non. L'agent a l'obligation de transmettre toute offre sérieuse au vendeur, même inférieure au prix demandé. S'il refuse de transmettre votre offre, vous pouvez l'adresser directement au vendeur par lettre recommandée avec accusé de réception.

L'absence de réponse dans le délai vaut refus. Votre offre devient caduque et vous êtes libre de faire une nouvelle offre, de proposer un autre montant ou de vous retirer. Rien ne vous oblige à maintenir une offre au-delà du délai fixé.

Le vendeur accepté, vous passez à la signature du compromis (ou de la promesse) de vente, généralement sous 15 à 30 jours, le plus souvent chez le notaire. C'est à ce moment que se verse le dépôt de garantie et que court votre délai de rétractation de 10 jours. La vente définitive (acte authentique) intervient ensuite, le délai d'obtention du prêt et les formalités notariales expliquant les 2 à 3 mois habituels entre compromis et signature finale.

Les plus courantes : faire une offre verbale (impossible à prouver), oublier la condition suspensive de prêt (vous perdez votre protection si la banque refuse), fixer un délai de validité trop court qui braque le vendeur, ou verser une somme d'argent à l'offre. Pensez aussi à préciser si le prix inclut ou non les honoraires d'agence.