Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.
[Votre Prénom NOM] [Votre adresse] [Code postal Ville] [Ville], le [Date] [Nom de l'entreprise] À l'attention de [Nom du responsable RH / Dirigeant] [Adresse de l'entreprise] Lettre recommandée avec accusé de réception Objet : Déclaration de grossesse et information sur mon congé maternité Madame, Monsieur, J'ai l'honneur de vous informer que je suis actuellement enceinte. La date présumée d'accouchement fixée par mon médecin est le [Date prévue d'accouchement]. Conformément aux dispositions du Code du travail (articles L.1225-16 et suivants), mon congé maternité se déroulera comme suit : Début du congé prénatal : [Date de début = date d'accouchement - 6 semaines] Date présumée d'accouchement : [Date] Fin du congé postnatal : [Date de fin = date d'accouchement + 10 semaines] Soit une absence prévisionnelle du [Date de début] au [Date de fin] inclus. [Option : Je souhaite reporter [X] semaine(s) de mon congé prénatal sur mon congé postnatal, conformément à l'article L.1225-17 du Code du travail. Dans ce cas, mon congé prénatal débuterait le [nouvelle date de début].] Je vous adresse le certificat médical attestant de ma grossesse en pièce jointe. Durant mon congé, je vous serais reconnaissante d'organiser la continuité de mes missions. Je reste disponible pour préparer au mieux cette transition avant mon départ. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. [Signature] [Prénom NOM] PJ : Certificat médical de grossesse
Comment utiliser ce modèle ?
La salariée enceinte doit informer son employeur de sa grossesse et des dates de son congé maternité. Si la loi n'impose aucune forme particulière, une lettre recommandée avec accusé de réception est vivement conseillée pour fixer officiellement les dates et protéger vos droits. L'information doit intervenir au plus tard 15 jours avant le début du congé prénatal, accompagnée du certificat médical de grossesse précisant la date présumée d'accouchement.
Le congé maternité est protégé par la loi (articles L.1225-16 et suivants du Code du travail) : pendant toute la durée de la grossesse médicalement constatée et du congé, la salariée ne peut pas être licenciée, sauf faute grave non liée à la grossesse ou impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger. La durée légale est de 16 semaines pour le 1er et le 2e enfant (6 semaines avant, 10 après) et de 26 semaines à partir du 3e enfant. Des durées supplémentaires s'appliquent en cas de grossesse pathologique (jusqu'à 2 semaines de prénatal en plus) ou de naissance multiple (34 semaines pour des jumeaux, 46 pour des triplés et plus).
Pendant le congé, la salariée perçoit des indemnités journalières (IJ) maternité versées par la CPAM, calculées sur la moyenne de ses salaires bruts des trois derniers mois, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale. Beaucoup de conventions collectives prévoient un maintien de salaire par l'employeur : dans ce cas, c'est souvent l'employeur qui perçoit directement les IJ à la place de la salariée, via le mécanisme de la subrogation, et continue de verser le salaire habituel. Il est donc utile de vérifier sa convention collective et de signaler la subrogation au service RH. Enfin, la salariée peut, sur avis médical, reporter jusqu'à 3 semaines de son congé prénatal sur la période postnatale, afin de prolonger le temps passé auprès de l'enfant après la naissance.
Conseils pratiques
- Envoyez en recommandé avec AR pour fixer officiellement les dates et protéger vos droits.
- Précisez la date présumée d'accouchement communiquée par votre médecin et joignez le certificat médical de grossesse.
- Vous pouvez reporter jusqu'à 3 semaines du congé prénatal sur le congé postnatal, sur avis favorable du médecin ou de la sage-femme.
- Pensez à informer simultanément votre CPAM pour déclencher le versement des IJ maternité.
- Vérifiez votre convention collective : beaucoup prévoient un maintien de salaire à 100 % qui complète les IJ versées par la CPAM.
- Signalez la subrogation à votre service RH : si l'employeur maintient votre salaire, il perçoit les IJ à votre place, ce qui évite tout décalage de trésorerie.
- En cas de grossesse pathologique, un congé pathologique de 2 semaines maximum peut s'ajouter avant l'accouchement sur prescription médicale — transmettez l'arrêt à l'employeur et à la CPAM.
- Conservez une copie datée de votre lettre et de l'AR : ils prouvent la date d'information et déclenchent la protection contre le licenciement.