Le versement libératoire de l'impôt en 2026 : pour qui est-ce intéressant ?
Le versement libératoire (VFL) permet à l'auto-entrepreneur de payer l'impôt sur le revenu en même temps que ses cotisations sociales, calculé directement sur le chiffre d'affaires brut. Les taux 2026 sont : 1 % pour la vente de marchandises, 1,7 % pour les services BIC, 2,2 % pour les services BNC. Le versement est définitif (libératoire) : aucune régularisation en N+1.
Comparaison avec l'IR classique
En régime classique, l'auto-entrepreneur bénéficie d'un abattement forfaitaire pour frais professionnels — 71 % pour la vente, 50 % pour les BIC services, 34 % pour les BNC — sur son CA avant application du barème progressif de l'IR. Le VFL est avantageux si votre TMI est élevée (30 % et plus) et votre CA modéré. À l'inverse, il peut être défavorable si vous êtes non imposable (TMI 0 %) ou faiblement imposé (11 %), car le VFL reste dû sur le CA brut alors que l'IR classique pourrait être nul après abattement.
Conditions d'éligibilité
Pour opter au VFL, votre revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année (N-2) ne doit pas dépasser {{ fmt(VFL_PLAFOND_RFR_PAR_PART) }} par part de quotient familial. L'option doit être exercée avant le 30 septembre de l'année N-1 auprès de l'URSSAF. La renonciation suit le même délai. Si vous dépassez le seuil RFR une année, le VFL est automatiquement supprimé l'année suivante.
Exemple chiffré : services BNC à 30 000 € de CA, TMI 30 %
Pour un auto-entrepreneur en services BNC réalisant 30 000 € de CA annuel et imposé à la TMI 30 % : VFL = 30 000 × 2,2 % = 660 €. IR classique = (30 000 × 66 %) × 30 % = 19 800 × 30 % = 5 940 €. Économie VFL ≈ 5 280 €. À TMI 0 %, le VFL coûterait 660 € contre 0 € en IR — VFL défavorable. Le calcul ne tient pas compte du quotient familial et des autres revenus du foyer.
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