✓ Comparatif VFL vs IR classique 2026

Versement Libératoire Auto-Entrepreneur 2026

Comparez le versement libératoire de l'impôt avec l'IR classique selon votre CA, votre activité et votre tranche marginale d'imposition.

Barèmes en vigueur au Source : URSSAF — Taux et barèmes 2026 ↗
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Le VFL est avantageux : économie de 5 280 €/an vs IR classique.
CA annuel 30 000 € · activité Prestations de services BNC · TMI 30 %.
Avec VFL
660 €
2.2 % du CA
Sans VFL (IR classique)
5 940 €
abattement 34 %
Condition d'éligibilité VFL

Le versement libératoire est interdit si votre revenu fiscal de référence N-2 dépasse 28 797 € par part de quotient familial.

Impôt total comparé

Avec VFL
660 €
Sans VFL (IR)
5 940 €

Détail du calcul

ÉtapeMontant
CA annuel30 000 €
Abattement micro (34 %)− 10 200 €
Revenu imposable (IR classique)19 800 €
Impôt IR classique (TMI 30 %)5 940 €
Impôt VFL (2.2 % du CA)660 €
Économie avec VFL5 280 €

Calcul simplifié : l'IR classique réel intègre les autres revenus du foyer et le quotient familial.

Comparatif VFL / IR selon la TMI

TMIAvec VFLSans VFL (IR)Recommandé
0 %660 €0 €IR classique
11 %660 €2 178 €VFL
30 %660 €5 940 €VFL
41 %660 €8 118 €VFL
45 %660 €8 910 €VFL

À CA mensuel constant de 2 500 €/mois, activité Prestations de services BNC.

Quand opter pour le VFL ?

Le VFL est généralement avantageux dès TMI 30 %. À TMI 0 % ou 11 %, l'IR classique (faible après abattement) est presque toujours inférieur au taux VFL sur le CA brut. Condition d'éligibilité : RFR N-2 < 28 797 € par part (barème 2024). Délai d'option : avant le 30 septembre de l'année N-1 auprès de l'URSSAF.

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Comment fonctionne le versement libératoire

Le versement libératoire de l'impôt sur le revenu (VFL) est une option réservée aux auto-entrepreneurs. Au lieu de payer l'impôt sur le revenu séparément l'année suivante après application du barème progressif, vous l'acquittez directement en même temps que vos cotisations sociales, à chaque déclaration de chiffre d'affaires (mensuelle ou trimestrielle) auprès de l'URSSAF. L'impôt est alors un pourcentage fixe appliqué sur le chiffre d'affaires brut encaissé, et non sur un bénéfice après abattement. Le terme « libératoire » signifie que ce paiement est définitif : aucune régularisation n'intervient en N+1 sur cette fraction de revenus.

Concrètement, le VFL vient s'ajouter au taux de cotisations sociales déjà prélevé par l'URSSAF. Si vous déclarez 1 000 € de CA en services BNC, vous payez vos cotisations sociales au taux habituel plus 2,2 % au titre de l'impôt, soit 22 € d'IR sur cette déclaration. Le taux dépend uniquement de la nature de votre activité.

Taux VFL 2026 par type d'activité

Type d'activitéAbattement IR classiqueTaux VFL (sur CA brut)
Vente de marchandises71 %1 %
Services BIC (commercial/artisanal)50 %1,7 %
Services BNC (professions libérales)34 %2,2 %
Vente de marchandisesAbattement IR classique71 %
Taux VFL (sur CA brut)1 %
Services BIC (commercial/artisanal)Abattement IR classique50 %
Taux VFL (sur CA brut)1,7 %
Services BNC (professions libérales)Abattement IR classique34 %
Taux VFL (sur CA brut)2,2 %

À titre indicatif, le taux global de prélèvement avec VFL atteint par exemple 25,4 % du CA pour une activité BNC (23,2 % de cotisations sociales + 2,2 % de VFL). Sans VFL, vous ne payez que les cotisations sociales à l'URSSAF, l'impôt étant réglé séparément en N+1.

Exemple chiffré : Camille, consultante en BNC

Camille, 34 ans, exerce en profession libérale (BNC) et réalise 30 000 € de chiffre d'affaires en 2026. Son foyer est imposé à une tranche marginale (TMI) de 30 %. Comparons les deux options sur cette fraction de revenus, abattement BNC de 34 % (donc 66 % du CA imposable).

OptionBase de calculImpôt dû
Versement libératoire30 000 € × 2,2 %660 €
IR classique(30 000 € × 66 %) × 30 %5 940 €
Économie VFL≈ 5 280 €
Versement libératoireBase de calcul30 000 € × 2,2 %
Impôt dû660 €
IR classiqueBase de calcul(30 000 € × 66 %) × 30 %
Impôt dû5 940 €
Économie VFLBase de calcul
Impôt dû≈ 5 280 €

Dans ce cas, le VFL est nettement plus avantageux : Camille divise par neuf son impôt sur cette activité. L'écart vient de sa TMI élevée combinée à un CA suffisant. Le résultat s'inverserait complètement si elle était non imposable.

⚠️ Le VFL peut coûter plus cher si vous êtes peu imposéÀ TMI 0 %, le VFL de Camille coûterait quand même 660 € (2,2 % × 30 000 €), alors que l'IR classique serait de 0 € après abattement. À TMI 11 %, le VFL reste souvent défavorable. Avant d'opter, vérifiez votre tranche réelle : le VFL est dû sur le CA brut même si l'IR classique aurait été nul. Le comparatif ci-dessus ne tient pas compte du quotient familial ni des autres revenus du foyer.

Avantages et limites du versement libératoire

Le VFL répond à des situations précises. Avant d'opter, pesez ses bénéfices et ses contraintes :

  • Trésorerie lissée : l'impôt est payé au fil de l'eau, en même temps que les cotisations, sans grosse régularisation l'année suivante ni acomptes de prélèvement à la source à anticiper.
  • Simplicité et visibilité : vous connaissez votre taux de prélèvement total à l'avance (par exemple 25,4 % du CA en BNC), ce qui facilite la fixation de vos tarifs.
  • Avantage réel à TMI élevée : à 30 % et plus, avec un CA suffisant, le VFL génère une économie d'impôt substantielle comme dans l'exemple de Camille.
  • Limite n°1 — défavorable aux faibles TMI : à 0 % ou 11 %, le VFL est presque toujours perdant car il s'applique au CA brut, alors que l'IR classique pourrait être nul ou faible après abattement (71 %, 50 % ou 34 %).
  • Limite n°2 — condition de revenus : le VFL n'est accessible que si votre revenu fiscal de référence N-2 ne dépasse pas 28 797 € par part de quotient familial.
  • Limite n°3 — pas de prise en compte du foyer : le taux fixe ignore votre quotient familial, vos charges déductibles et les autres revenus du foyer, à l'inverse du barème progressif.

À noter : le VFL ne concerne que l'impôt sur le revenu. La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) reste due séparément, sauf la première année de création et tant que le CA annuel reste inférieur à 5 000 €.

Opter pour le VFL ou y renoncer : la procédure

L'option et la renonciation se gèrent chaque année et suivent la même mécanique :

  1. Vérifiez votre éligibilité : votre revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année (N-2) doit être inférieur à 28 797 € par part de quotient familial. Pour 2026, c'est le RFR 2024 qui est pris en compte.
  2. Estimez votre TMI : si votre tranche marginale est de 0 % ou 11 %, le VFL est probablement défavorable ; à 30 % et plus avec un CA significatif, il devient pertinent. Utilisez le comparateur ci-dessus avant de décider.
  3. Faites la demande avant le 30 septembre de l'année N-1 : pour appliquer (ou retirer) le VFL en 2026, l'option doit être formulée avant le 30 septembre 2025 auprès de l'URSSAF, en ligne sur votre espace ou par courrier.
  4. Déclarez toujours votre CA : même sous VFL, vous reportez votre chiffre d'affaires sur votre déclaration annuelle de revenus, dans la case « micro-entrepreneur ayant opté pour le versement libératoire ». Ce CA sert au calcul du RFR et de vos droits sociaux, mais n'est pas re-soumis à l'IR.
  5. Surveillez le seuil RFR : si vous dépassez 28 797 € par part une année, le VFL est automatiquement supprimé l'année suivante, et l'impôt repasse au barème classique.

Le délai du 30 septembre N-1 est impératif : passé cette date, vous ne pouvez plus modifier votre choix pour l'année suivante. Pensez donc à réévaluer votre situation chaque été.

Questions fréquentes

Pour opter au versement libératoire (VFL), votre revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année (N-2) ne doit pas dépasser 28 797 € par part de quotient familial (plafond 2024, N-2 par rapport à 2026). L'option doit être exercée avant le 30 septembre de l'année N-1 auprès de l'URSSAF.

Oui. Vous pouvez opter pour le VFL ou y renoncer chaque année. Pour appliquer le VFL à l'année N, il faut en faire la demande avant le 30 septembre de l'année N-1 auprès de votre URSSAF (en ligne ou par courrier). La renonciation suit le même délai et la même procédure.

Oui. Même avec le versement libératoire, vous devez déclarer votre chiffre d'affaires sur votre déclaration annuelle de revenus (case spécifique "micro-entrepreneur ayant opté pour le versement libératoire"). Le CA est utilisé pour calculer le revenu fiscal de référence (RFR) et déterminer les droits aux prestations sociales, mais il n'est pas re-soumis à l'IR.

Non. Le versement libératoire concerne uniquement l'impôt sur le revenu. La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) reste due séparément. Vous êtes exonéré de CFE la première année de création et si votre CA annuel reste inférieur à 5 000 €.

Le VFL est avantageux lorsque votre TMI (tranche marginale d'imposition) est élevée (30 % et plus) et que votre CA est suffisant pour générer une économie réelle vs l'IR classique avec abattement. À TMI 0 % ou 11 %, le VFL est presque toujours défavorable car l'IR classique sur la fraction imposable resterait inférieur au taux VFL (1 %, 1,7 % ou 2,2 % du CA brut).

Oui. Le VFL est un supplément ajouté au taux URSSAF de cotisations sociales (12,3 % vente / 21,2 % BIC service / 23,1–23,2 % BNC). Avec VFL, le taux global de prélèvement devient par exemple : 23,2 % (BNC) + 2,2 % (VFL) = 25,4 % du CA. Sans VFL, vous payez l'IR séparément en N+1 après abattement.

Le VFL est un mode de paiement définitif et libératoire (l'impôt est acquitté en même temps que le CA est déclaré, sans régularisation). Le prélèvement à la source pour un auto-entrepreneur hors VFL prend la forme d'acomptes mensuels ou trimestriels calculés sur le bénéfice forfaitaire N-2, avec régularisation l'année suivante après déclaration de revenus.