✓ Barème légal 2026 — Art. R1234-2 C. trav.

Calculateur Indemnité de Licenciement 2026

Estimez votre indemnité légale de licenciement selon votre ancienneté et votre salaire de référence. Exonération fiscale incluse (plafond 2 PASS).

Barèmes en vigueur au Source : URSSAF — Taux et barèmes ↗
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Vos paramètres

Votre situation

€ / mois

Le plus favorable entre moyenne 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers mois × 3.

ans
mois
02040 ans
Vos résultats
Pour 2 500 € brut/mois et 5.0 an(s) d'ancienneté, votre indemnité légale est de 3 125 €.
Totalement exonérée d'impôt et de cotisations (sous le plafond 2 PASS = 94 200 €).
Indemnité légale brute
3 125 €
5.0 an(s) d'ancienneté
Tranche ≤ 10 ans
3 125 €
1/4 mois × année
Tranche > 10 ans
N/A
1/3 mois × année
Net après fiscalité
3 125 €
totalement exonéré
Exonération fiscale totale

Votre indemnité (3 125 €) est inférieure au plafond de 2 PASS (94 200 €) — exonérée d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales.

Détail du calcul légal

ÉtapeFormuleMontant
Tranche 1 — jusqu'à 10 ansmin(5.00, 10) × 1/4 mois/an3 125 €
Plafond exonération (2 PASS 2026)94 200 €
Indemnité légale brute3 125 €

Barème légal minimum — art. R1234-2 C. trav. Votre convention collective peut être plus favorable.

Comparatif : indemnité selon l'ancienneté

AnciennetéIndemnité légale% du salaire annuel
1 an625 €2 %
5 ans3 125 €10 %
Votre saisie3 125 €10 %
15 ans10 417 €35 %
25 ans18 750 €63 %

Salaire de référence : 2 500 € / mois. Calcul légal minimum (votre CCN peut être plus favorable).

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Indemnité de licenciement 2026 : formule légale, exonération et négociation

L'indemnité légale de licenciement est fixée par l'article R1234-2 du Code du travail. Elle est due dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue (depuis l'ordonnance Macron du 22 septembre 2017) et concerne tous les motifs de licenciement sauf la faute grave ou lourde. Sa formule est immuable depuis 2017 :

  • 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années
  • 1/3 de mois de salaire par année à partir de la 11e année

Exemple : un salarié à 2 800 € brut/mois avec 15 ans d'ancienneté perçoit (10 × 2 800/4) + (5 × 2 800/3) = 7 000 + 4 667 = 11 667 € d'indemnité légale minimum. La quasi-totalité des conventions collectives offrent un montant supérieur — toujours comparer avant signature du solde de tout compte.

Salaire de référence : choisir la méthode la plus favorable

L'article R1234-4 du Code du travail impose de retenir le calcul le plus avantageux entre :

  • Méthode 12 mois : moyenne brute des 12 derniers mois précédant la notification du licenciement (primes annuelles, 13e mois et heures supplémentaires incluses)
  • Méthode 3 mois : 1/3 de la rémunération brute des 3 derniers mois — les primes annuelles ne comptent qu'au prorata (1/4 d'une prime annuelle versée durant cette période)

Si vous avez touché une prime exceptionnelle ou un 13e mois durant les 3 derniers mois, la méthode 3 mois × 3 est souvent plus avantageuse. En cas d'arrêt maladie, on retient les 12 mois précédant l'arrêt.

Exonération fiscale et sociale en 2026

L'indemnité est totalement exonérée d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales dans la limite du plus élevé des trois montants suivants :

  • 2 fois la rémunération annuelle brute de l'année précédente
  • 50 % du montant de l'indemnité perçue
  • 2 fois le PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) = 94 200 € en 2026

Au-delà de cette limite, l'excédent supporte les cotisations sociales et l'impôt sur le revenu. Pour un licenciement supra-légal négocié, la part dépassant la simple indemnité légale n'est exonérée que dans la même limite — d'où l'intérêt fiscal de plafonner les sommes versées.

Cas particulier : licenciement économique

Le calcul reste identique, mais le salarié bénéficie de droits supplémentaires : Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) dans les entreprises de moins de 1 000 salariés (75 % du salaire brut pendant 12 mois, à la place de l'ARE classique) ou congé de reclassement dans les entreprises de 1 000+ (4 à 12 mois rémunérés à 65 % du salaire brut avec accompagnement). Ces deux dispositifs sont à accepter dans les 21 jours à compter de la proposition.

Préavis et indemnité compensatrice

Le préavis est dû sauf faute grave / lourde. Sa durée est de 1 mois (6 mois à moins de 2 ans d'ancienneté), 2 mois au-delà — sauf disposition conventionnelle plus favorable. Si l'employeur dispense d'exécution, il doit payer une indemnité compensatrice de préavis (salaire normal). À cela s'ajoute l'indemnité compensatrice de congés payés non pris (1/10 de la rémunération brute totale de l'année).

Contestation prud'homale

Le salarié dispose de 12 mois à compter de la notification pour contester son licenciement devant le Conseil de prud'hommes (art. L1471-1). En cas de licenciement abusif sans cause réelle et sérieuse, le juge applique le barème Macron (art. L1235-3) : de 1 à 20 mois de salaire selon l'ancienneté. Pour les très petites entreprises (< 11 salariés), le barème est minoré.

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Questions fréquentes

Vous avez droit à l'indemnité légale si vous justifiez d'au moins 8 mois d'ancienneté ininterrompue dans l'entreprise et si vous êtes licencié pour motif personnel (non disciplinaire) ou économique. La faute grave ou la faute lourde excluent ce droit. Les CDD ouvrent droit à la prime de précarité (10 %) et non à l'indemnité de licenciement.

L'indemnité légale ou conventionnelle est exonérée d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales dans la limite du montant le plus élevé entre : 2 fois la rémunération annuelle brute, 50 % de l'indemnité perçue, ou 2 fois le PASS (94 200 € en 2026). Au-delà, la part excédentaire est imposable normalement.

Oui, la quasi-totalité des conventions collectives prévoit une indemnité supérieure à l'indemnité légale, notamment pour les cadres et les anciennetés élevées. Consultez votre convention collective sur legifrance.gouv.fr (Code IDCC) et retenez systématiquement le montant le plus favorable.

Le salaire de référence est le plus favorable entre : la moyenne brute des 12 derniers mois OU 1/3 des 3 derniers mois (avec primes au prorata). Les primes annuelles, le 13e mois et les heures supplémentaires sont incluses. Si vous étiez en arrêt maladie, on retient les 12 mois précédant l'arrêt.

Oui. L'ancienneté se calcule jusqu'à la fin du préavis, même si celui-ci n'est pas exécuté mais rémunéré (dispense). Elle s'arrête à la date de notification si le préavis n'est ni exécuté ni payé. Le préavis est de 1 mois (6 mois à 2 ans d'ancienneté) puis 2 mois au-delà — sauf disposition conventionnelle.

L'indemnité est calculée selon la même formule légale. Mais le salarié bénéficie en plus du Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) — 75 % du salaire brut pendant 12 mois — à choisir avec l'aide d'un conseiller. Le CSP remplace l'ARE classique. Au-delà de 1 000 salariés, le congé de reclassement est proposé.

Oui. Le salarié dispose de 12 mois (à compter de la notification) pour saisir le Conseil de prud'hommes en contestation. En cas de licenciement abusif, le juge applique le barème Macron (art. L1235-3) : 1 à 20 mois de salaire selon ancienneté. La rupture conventionnelle, elle, n'est contestable que pour vice de consentement.

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