✓ Toutes composantes — CDI, CDD, licenciement, démission

Calculateur Solde de Tout Compte 2026

Estimez l'ensemble des sommes dues à la rupture de votre contrat : salaire restant, congés payés non pris, préavis, prime de précarité, indemnité de licenciement et 13e mois. Brut, cotisations et net.

Barèmes en vigueur au Source : URSSAF — Taux et barèmes 2026 ↗
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Votre contrat

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€ / mois
jours
mois

Utilisé pour le prorata 13e mois et la prime de précarité CDD.

Congés payés

jours
jours

Préavis

Indemnités et primes

Calculée séparément (cf. simulateur Indemnité de licenciement).

Vos résultats
Pour 2 500 € brut/mois, votre solde de tout compte net estimé est de 7 482 €.
Brut total : 8 182 € — Cotisations salariales (~22 %) : 700 €.
Solde de tout compte net estimé
7 482 €
Brut total : 8 182 €
Total brut
8 182 €
Avant cotisations
Cotisations salariales
- 700 €
~22 % sur part imposable
Net à percevoir
7 482 €
Estimation avant IR

Détail des composantes du STC

ComposanteMontant brut
Salaire restant dû1 705 €
Indemnité congés payés (ICP)1 477 €
Indemnité compensatrice de préavis0 €
Prime de précarité (CDD 10 %)0 €
Indemnité de licenciement5 000 €
Prorata 13e mois0 €
Autres primes0 €
Total brut8 182 €

L'indemnité de licenciement légale est exonérée de cotisations sous le plafond 2 PASS (94 200 € en 2026). Les autres éléments supportent ~22 % de cotisations salariales.

Conservez ce calculTéléchargez la fiche complète au format PDF — gratuit, sans inscription. Pratique pour la partager avec votre comptable ou vos collaborateurs.

Composantes du solde de tout compte

Le solde de tout compte (STC) est la somme due au salarié à la rupture de son contrat, quel que soit le motif. Il rassemble en une seule remise toutes les composantes salariales et indemnitaires non encore réglées. Son calcul est encadré par les articles L1234-9, L1243-8 et L3141-28 du Code du travail.

Le STC se compose de jusqu'à 7 éléments distincts selon votre situation. Tous ne s'appliquent pas systématiquement : la prime de précarité ne concerne que les CDD, l'indemnité de licenciement n'intervient qu'en cas de licenciement hors faute grave, et le prorata de 13e mois suppose une convention collective qui le prévoit. À l'inverse, le salaire restant dû et l'indemnité compensatrice de congés payés (ICP) sont toujours présents.

Les 7 éléments possibles du STC

ÉlémentQuand il s'appliqueBase de calcul
Salaire restant dûToujoursJours travaillés non payés (prorata)
Indemnité de congés payés (ICP)ToujoursCP acquis non pris (règle la plus favorable)
Indemnité compensatrice de préavisPréavis non exécutéSalaire de la période de préavis
Prime de précaritéCDD à terme (hors CDI)10 % de la rémunération brute du contrat
Indemnité de licenciementLicenciement hors faute graveBarème R1234-2
Prorata 13e moisConvention le prévoitAu prorata des mois travaillés
Autres primes acquisesSelon contrat / usagePrime ancienneté, bilan, etc.
Salaire restant dûQuand il s'appliqueToujours
Base de calculJours travaillés non payés (prorata)
Indemnité de congés payés (ICP)Quand il s'appliqueToujours
Base de calculCP acquis non pris (règle la plus favorable)
Indemnité compensatrice de préavisQuand il s'appliquePréavis non exécuté
Base de calculSalaire de la période de préavis
Prime de précaritéQuand il s'appliqueCDD à terme (hors CDI)
Base de calcul10 % de la rémunération brute du contrat
Indemnité de licenciementQuand il s'appliqueLicenciement hors faute grave
Base de calculBarème R1234-2
Prorata 13e moisQuand il s'appliqueConvention le prévoit
Base de calculAu prorata des mois travaillés
Autres primes acquisesQuand il s'appliqueSelon contrat / usage
Base de calculPrime ancienneté, bilan, etc.

L'ICP utilise la règle la plus favorable entre 1/10ème de la rémunération brute de la période de référence (juin N-1 à mai N) et le maintien de salaire (jours non pris × salaire journalier).

Exemple chiffré : le STC de Camille

Camille quitte son CDI le 15 du mois. Son salaire brut mensuel est de 2 500 €. Elle a travaillé la moitié du mois, dispose de 12 jours de congés payés non pris et bénéficie d'un 13e mois prévu par sa convention (rupture au 6e mois de l'année civile).

ComposanteDétailMontant brut
Salaire restant15 jours sur 301 250 €
ICP12 jours non prisenv. 1 145 €
Prorata 13e mois6 mois sur 121 250 €
Total STC bruthors licenciementenv. 3 645 €
Salaire restantDétail15 jours sur 30
Montant brut1 250 €
ICPDétail12 jours non pris
Montant brutenv. 1 145 €
Prorata 13e moisDétail6 mois sur 12
Montant brut1 250 €
Total STC brutDétailhors licenciement
Montant brutenv. 3 645 €

Après environ 22 % de cotisations salariales sur cette part imposable, Camille perçoit un net d'environ 2 845 €. Aucune indemnité de licenciement ne s'ajoute ici (départ volontaire). Ces montants sont indicatifs : l'ICP exacte dépend de la règle du 1/10ème calculée par le service paie.

⚠️ L'ICP est toujours dueMême en cas de faute grave, l'indemnité de congés payés acquis non pris reste versée : l'employeur n'a pas le droit de la retenir. Seules les indemnités de rupture (licenciement, préavis, précarité) peuvent être perdues.

Conditions et points clés selon le motif

Le contenu du STC dépend directement du motif de rupture :

  • Faute grave (art. L1234-1 et L1234-5) : pas d'indemnité de licenciement, pas d'indemnité de préavis, pas de prime de précarité. Restent dus le salaire restant et l'ICP.
  • Démission : ni indemnité de licenciement ni prime de précarité ; le préavis doit en principe être exécuté. L'ICP reste due intégralement.
  • CDD à terme sans embauche en CDI : prime de précarité de 10 % de la rémunération brute totale du contrat (art. L1243-8), en plus de l'ICP et du dernier salaire.
  • Licenciement (hors faute grave) : indemnité légale ou conventionnelle selon le barème R1234-2 s'ajoute aux autres éléments.

Côté fiscalité, l'essentiel du STC (salaire restant, ICP, préavis, précarité, prorata 13e mois) est soumis aux cotisations sociales salariales (~22 %) et à l'impôt sur le revenu via prélèvement à la source. Seule l'indemnité légale de licenciement est exonérée dans la limite du plus élevé entre 2 PASS (96 120 € en 2026), le double du salaire annuel brut ou 50 % de l'indemnité.

Démarches, délais et optimisation

  1. Vérifier les documents remis : trois documents sont obligatoires — le reçu pour solde de tout compte, le certificat de travail et l'attestation France Travail (indispensable pour ouvrir vos droits ARE (allocation de retour à l'emploi, l'allocation chômage versée par France Travail)).
  2. Contrôler le délai de paiement : le STC est dû le jour même de la fin du contrat (dernier jour effectif ou fin du préavis exécuté). La jurisprudence considère qu'un délai supérieur à 15 jours est fautif.
  3. Sécuriser votre signature : ajoutez la mention manuscrite « sous réserve de mes droits » avant de signer le reçu — vous préservez tous vos recours sans bloquer le versement immédiat.
  4. Connaître vos délais de recours : vous disposez de 6 mois à compter de la signature pour dénoncer le reçu par lettre recommandée AR (art. L1234-20). Passé ce délai, il devient libératoire pour les sommes mentionnées. Les sommes non mentionnées restent réclamables dans le délai prud'homal (3 ans pour les salaires, 12 mois pour la rupture).

En cas de désaccord ou de retard injustifié, le salarié peut saisir le Conseil de prud'hommes (art. L1234-19) et réclamer intérêts de retard et dommages-intérêts.

Sources : Code du travail L1234-9, L1234-19, L1234-20, L1243-8, L3141-28 · URSSAF (taux cotisations 2026) · service-public.fr (procédure STC).

Questions fréquentes

À la rupture du contrat, l'employeur doit remettre trois documents obligatoires : le reçu pour solde de tout compte (détail des sommes versées), le certificat de travail (dates d'emploi, qualification) et l'attestation France Travail (ex-Pôle Emploi) indispensable pour ouvrir vos droits ARE. À défaut, le salarié peut saisir le Conseil de prud'hommes (art. L1234-19 C. trav.).

Le STC doit être versé le jour de la fin du contrat (dernier jour effectif ou fin du préavis). Un retard injustifié ouvre droit à des dommages et intérêts. La loi ne fixe pas de délai précis mais la jurisprudence considère qu'un délai supérieur à 15 jours est fautif. En cas de virement, comptez l'envoi du bulletin sous 3-5 jours ouvrés.

En cas de faute grave, le salarié perd : l'indemnité de licenciement, l'indemnité compensatrice de préavis et la prime de précarité (CDD). Restent dus : le salaire restant, l'ICP (congés payés acquis non pris — toujours due) et le prorata des primes acquises. La faute lourde fait perdre en plus l'ICP (sauf jurisprudence récente).

L'ICP utilise la règle la plus favorable entre : 1/10ème de la rémunération brute totale de la période de référence (juin N-1 à mai N) OU le maintien de salaire (jours non pris × salaire journalier). Notre simulateur utilise la méthode du maintien simplifiée (salaire mensuel / 22 jours ouvrés). Pour un résultat exact, demandez à votre service paie le détail du 1/10ème.

Le salarié dispose de 6 mois pour dénoncer le reçu pour solde de tout compte par lettre recommandée AR (art. L1234-20). Passé ce délai, le reçu a valeur libératoire pour les sommes qu'il mentionne. Au-delà, seules les sommes non mentionnées peuvent encore être réclamées dans le délai prud'homal classique (3 ans pour salaires, 12 mois pour rupture).

Le STC est partiellement imposable. Le salaire restant, l'ICP, l'indemnité de préavis, la prime de précarité et le prorata 13e mois sont soumis aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu (revenus salariaux classiques). Seule l'indemnité légale de licenciement est exonérée dans la limite du plus élevé entre 2 PASS (96 120 € en 2026), 2× le salaire annuel, ou 50 % du montant.

Comptez environ 22 % de cotisations salariales (CSG, CRDS, retraite, assurance chômage, complémentaire) sur la part imposable du STC. Pour un STC brut de 5 000 € hors indemnité licenciement, le net est d'environ 3 900 €. L'indemnité de licenciement légale s'ajoute en totalité (exonérée sous plafond). L'IR est prélevé via PAS au taux personnalisé.

Oui, depuis la loi du 25 juin 2008. Signer le reçu fait courir un délai de 6 mois pour le contester (art. L1234-20). Au-delà, il devient libératoire pour les sommes qu'il mentionne. Astuce : ajoutez la mention manuscrite « sous réserve de mes droits » avant signature — cela préserve les recours futurs sans bloquer le paiement immédiat.