Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.
[Votre Prénom NOM] [Votre adresse] [Code postal Ville] [Ville], le [Date] [Nom de l'entreprise] À l'attention de [Nom du responsable RH] Objet : Demande d'ouverture d'une procédure de rupture conventionnelle Madame, Monsieur, Salarié(e) de votre entreprise depuis le [Date d'entrée] en qualité de [Intitulé du poste], je me permets de vous adresser la présente afin de solliciter l'ouverture d'une procédure de rupture conventionnelle de mon contrat de travail à durée indéterminée, conformément aux articles L.1237-11 et suivants du Code du travail. Dans ce cadre, je vous propose que nous nous rencontrions lors d'un ou plusieurs entretiens afin de convenir ensemble des conditions de cette rupture, et notamment du montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle et de la date envisagée pour la rupture du contrat. Je reste disponible pour fixer la date du premier entretien à votre convenance. Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes cordiales salutations. [Signature] [Prénom NOM]
Comment utiliser ce modèle ?
La rupture conventionnelle est le mode de séparation à l'amiable entre employeur et salarié en CDI, créé par la loi du 25 juin 2008. Son principal avantage pour le salarié est double : il perçoit une indemnité (au moins équivalente à l'indemnité légale de licenciement) et conserve ses droits au chômage (ARE), contrairement à la démission.
La procédure est encadrée par les articles L.1237-11 et suivants du Code du travail et suit des étapes précises. Elle impose au minimum un entretien entre les parties, au cours duquel le salarié peut se faire assister. Les deux parties signent ensuite le formulaire officiel CERFA n°14598 (convention de rupture), qui ouvre un délai de rétractation de 15 jours calendaires durant lequel chacun peut revenir sur son accord sans motif. Vient enfin la demande d'homologation auprès de la DREETS (ex-DIRECCTE), qui dispose de 15 jours ouvrables pour valider la convention ; à défaut de réponse, l'homologation est réputée acquise. Cette lettre initie formellement la démarche en demandant à l'employeur l'ouverture de la procédure et la fixation d'un premier entretien.
Conseils pratiques
- Cette lettre n'est pas obligatoire légalement, mais elle formalise votre démarche, protège la date et déclenche concrètement l'organisation du premier entretien.
- Restez neutre et courtois dans le ton : ne mentionnez pas les raisons de votre souhait de départ ni d'éventuels griefs — la rupture conventionnelle repose sur un accord mutuel, pas sur un contentieux.
- Vous disposez d'un délai de rétractation de 15 jours calendaires après la signature du CERFA n°14598 pour revenir sur votre accord, sans justification ni pénalité ; passé ce délai, la demande d'homologation est transmise à la DREETS qui a 15 jours ouvrables pour se prononcer.
- L'employeur peut refuser : aucune obligation légale d'accepter une rupture conventionnelle. En cas de refus, il ne peut pas non plus vous l'imposer — le consentement doit être réciproque et libre.
- Tentez de négocier une indemnité supra-légale : rien n'interdit d'aller au-delà du minimum légal, c'est l'intérêt principal de la rupture conventionnelle par rapport au licenciement.
- Ne signez jamais le CERFA sans avoir tenu au moins un entretien : l'absence d'entretien peut entraîner la nullité de la rupture.
- Si vous percevez une indemnité supra-légale, anticipez un différé d'indemnisation avant le premier versement de l'ARE par France Travail.