✓ Brut, net, cash-flow — Calcul instantané

Calculateur Rendement Locatif 2026

Évaluez la rentabilité réelle de votre investissement : rendement brut, rendement net de charges et cash-flow mensuel après crédit.

Barèmes en vigueur au Source : Chambre des Notaires de France ↗
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€/mois
€/an

Taxe foncière + copro + PNO + gestion.

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Vos résultats
Rendement brut 5,60 % — rendement net 3,66 %.
Cash-flow mensuel positif : 492 € après loyers, charges et crédit. Investissement total 161 250 €.
Rendement net
3,66 %
après charges et vacance
Rendement brut
5,60 %
loyers / prix achat
Rendement net
3,66 %
après charges
Cash-flow mensuel
492 €
après crédit
Rentabilité passable

Votre rendement net de 3,66 % est en dessous de 4 %. Réduire les charges ou négocier le prix peut améliorer la rentabilité.

Rendement net vs seuils de marché

3,66 %3–5 % — passable
Rendement net
  • < 3 % — faible (0–3)
  • 3–5 % — passable (3–5)
  • 5–7 % — bon (5–7)
  • > 7 % — excellent (7–10)

Affectation du loyer mensuel

Loyer700 €
  • Charges
  • Cash-flow

Détail annuel

PosteMontant
Investissement total161 250 €
Loyers annuels bruts8 400 €
− Vacance locative-700 €
= Loyers nets7 700 €
− Charges annuelles-1 800 €
− Mensualités crédit-0 €
Résultat net annuel5 900 €

Cash-flow mensuel : 492 €

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Trois indicateurs pour juger un bien locatif

Tout investisseur doit maîtriser trois notions pour évaluer la rentabilité d'un bien. Le rendement brut (loyers annuels ÷ prix d'achat) se calcule en quelques secondes mais reste trop optimiste : il ignore les charges et la fiscalité. Le rendement net intègre la taxe foncière, les charges de copropriété non récupérables, l'assurance propriétaire non occupant (PNO), les frais de gestion et la vacance. C'est l'indicateur qui rapproche le calcul de la réalité de votre poche.

Le cash-flow mensuel va plus loin encore : c'est le résidu réel une fois le crédit remboursé. Un bien peut afficher un rendement net flatteur tout en générant un cash-flow négatif si la mensualité de prêt dépasse le loyer net de charges. À l'inverse, un bien à fort rendement dans une ville moyenne peut s'autofinancer dès la première année. La règle de pouce courante : le loyer net de charges représente environ 75 % du loyer brut (soit 20 à 30 % de charges).

Repères chiffrés 2026

IndicateurFourchette indicative 2026
Rendement brut métropoles (Paris, Lyon, Bordeaux)2 à 3,5 %
Rendement brut villes moyennes (Mulhouse, Limoges, Saint-Étienne)5 à 8 %
Frais de notaire (ancien)7 à 8 % du prix
Charges totales / loyer brut20 à 30 %
Frais de gestion agence6 à 8 % du loyer
Provision travaux / vacance5 à 10 % du loyer
Rendement net considéré comme bonsupérieur à 4 %
Rendement brut métropoles (Paris, Lyon, Bordeaux)2 à 3,5 %
Rendement brut villes moyennes (Mulhouse, Limoges, Saint-Étienne)5 à 8 %
Frais de notaire (ancien)7 à 8 % du prix
Charges totales / loyer brut20 à 30 %
Frais de gestion agence6 à 8 % du loyer
Provision travaux / vacance5 à 10 % du loyer
Rendement net considéré comme bonsupérieur à 4 %

Exemple chiffré : le T2 de Camille à 150 000 €

Camille, 34 ans, achète un T2 dans une ville moyenne pour 150 000 €. Elle ajoute 11 250 € de frais de notaire et 5 000 € de rafraîchissement, soit un investissement total de 166 250 €. Le bien se loue 700 €/mois, soit 8 400 €/an. En prévoyant 1 mois de vacance, elle ne perçoit que 7 700 € de loyers réels.

PosteMontant annuel
Loyers bruts (700 € × 12)8 400 €
Loyers après 1 mois de vacance7 700 €
Taxe foncière900 €
Charges copropriété400 €
Assurance PNO150 €
Frais de gestion600 €
Total charges2 050 €
Résultat avant impôt5 650 €
Rendement brut (8 400 / 150 000)5,60 %
Rendement net (5 650 / 166 250)3,40 %
Loyers bruts (700 € × 12)8 400 €
Loyers après 1 mois de vacance7 700 €
Taxe foncière900 €
Charges copropriété400 €
Assurance PNO150 €
Frais de gestion600 €
Total charges2 050 €
Résultat avant impôt5 650 €
Rendement brut (8 400 / 150 000)5,60 %
Rendement net (5 650 / 166 250)3,40 %

Camille perd près de 2,2 points entre le brut et le net : c'est l'écart typique entre la promesse d'une annonce et la rentabilité réelle. Sans crédit, son cash-flow est neutre. Avec un prêt dont la mensualité dépasse 470 €, son cash-flow devient négatif et elle doit compléter chaque mois.

⚠️ Le rendement brut ne suffit jamaisRaisonner sur le seul rendement brut conduit à surestimer la rentabilité de 0,3 à 0,7 point, voire davantage. Intégrez toujours frais de notaire, travaux, charges, vacance et fiscalité avant de signer.

Points clés et conditions à vérifier

  • Frais d'acquisition dans le prix de revient : 7 à 8 % de notaire dans l'ancien. Pour un bien à 150 000 €, comptez environ 11 250 € à intégrer au calcul net.
  • Charges annuelles complètes : taxe foncière (700 à 2 000 € selon la ville), copropriété non récupérable (300 à 800 €), assurance PNO (~150 €/an), gestion agence (6 à 8 % du loyer), provision travaux (5 à 10 % du loyer).
  • Vacance locative : prévoyez 0,5 à 2 mois par an selon la tension du marché. Sur un marché tendu, viser 0 à 0,5 mois est réaliste.
  • Fiscalité des revenus fonciers : imposition à votre TMI (tranche marginale d'imposition, le taux d'impôt sur la dernière tranche de vos revenus) + 17,2 % de prélèvements sociaux, à atténuer via micro-foncier (abattement 30 %), déficit foncier ou LMNP (loueur en meublé non professionnel, un statut fiscal pour la location meublée) au réel.
  • Seuil de référence : un rendement net supérieur à 4 % est généralement considéré comme intéressant. En dessous de 3 % net, l'investissement ne se justifie que par une forte perspective de plus-value en métropole tendue.

Démarches et leviers d'optimisation

  1. Cibler la bonne géographie. Les rendements bruts les plus élevés (5 à 8 %) se trouvent dans les villes moyennes en revitalisation : Mulhouse, Saint-Étienne, Limoges, Le Havre, Roubaix, Saint-Quentin. Les métropoles (Paris, Lyon, Bordeaux, Annecy) plafonnent à 2-3,5 % brut mais offrent un meilleur potentiel de plus-value à 15-20 ans.
  2. Choisir le régime fiscal adapté. Le LMNP au réel permet d'amortir le bien et le mobilier, et de percevoir des loyers nets d'impôt pendant 10 à 15 ans. La location nue avec déficit foncier devient intéressante si vous engagez d'importants travaux.
  3. Limiter la vacance. Fixez un loyer cohérent (5 à 10 % sous les annonces concurrentes peut booster la demande), soignez les photos, sélectionnez un dossier solide (revenus ≥ 3× le loyer, garant si étudiant) et répondez vite aux interventions.
  4. Activer l'effet de levier du crédit. Le prêt amplifie la rentabilité de votre apport : vous achetez un bien de 200 000 € avec 40 000 € d'apport, remboursé par les loyers. Les intérêts d'emprunt sont déductibles au réel.
  5. Diversifier si besoin. Pour de l'immobilier sans gestion, les SCPI (société civile de placement immobilier, aussi appelée « pierre-papier ») offrent 4 à 5 % nets moyens, accessibles dès 200 à 1 000 €. Le crowdfunding immobilier vise 8 à 10 % bruts mais bloque les fonds 2 à 4 ans avec un risque de défaut promoteur.

Questions fréquentes

Oui, absolument, pour le calcul du rendement net réel. Le rendement net se calcule sur l'investissement total : prix d'achat + frais de notaire (7-8 % dans l'ancien) + travaux. Ignorer ces frais conduit à surestimer la rentabilité de 0,3 à 0,7 point selon les cas. Pour un T2 à 150 000 € avec 11 250 € de notaire et 5 000 € de travaux, l'investissement réel est de 166 250 €.

Charges incontournables pour un appartement standard : taxe foncière (700-2 000 € selon ville), charges de copropriété non récupérables (300-800 €), assurance propriétaire non occupant PNO (~150 €/an), frais de gestion si agence (6-8 % du loyer brut), provision travaux/vacance (5-10 % du loyer). Comptez 20 à 30 % du loyer brut en charges totales — la fameuse règle "loyer net ≈ 75 % loyer brut".

En 2026, le rendement brut moyen oscille entre 3 % (Paris, Lyon, Bordeaux) et 8 % (Mulhouse, Limoges, Saint-Étienne, Lens). Un rendement net supérieur à 4 % est généralement considéré comme intéressant, surtout si le bien est bien situé et peu risqué. En dessous de 3 % net, l'investissement ne se justifie que par la perspective de forte plus-value à long terme dans une métropole tendue.

Quatre leviers : (1) fixer un loyer cohérent avec le marché local (5-10 % en dessous des annonces peut booster la demande) ; (2) soigner les photos et la description sur SeLoger/LeBonCoin ; (3) bien sélectionner le locataire avec dossier complet (3× le loyer en revenus, garant si étudiant) ; (4) répondre rapidement aux interventions (chauffe-eau, fuite) pour fidéliser. Sur les marchés tendus, viser 0-0,5 mois de vacance annuelle est réaliste.

Le LMNP au régime réel est souvent plus rentable fiscalement grâce à l'amortissement du bien et du mobilier : il permet de percevoir des loyers nets d'impôt pendant 10-15 ans. La location nue avec déficit foncier est avantageuse si vous engagez d'importants travaux. Comparez les deux régimes avec nos calculateurs LMNP et déficit foncier. Le LMNP exige une gestion plus rigoureuse (bail meublé, mobilier).

Ces deux stratégies sont opposées géographiquement. Les biens à fort rendement (villes moyennes) ont moins de potentiel de plus-value mais génèrent un cash-flow positif immédiat. Les biens en métropole (Paris, Lyon) ont un rendement brut faible mais un fort potentiel de plus-value à 15-20 ans. Stratégie patrimoniale long terme : métropole + plus-value. Stratégie revenus complémentaires : villes moyennes + cash-flow.

Le crédit immobilier amplifie la rentabilité grâce à l'effet de levier : vous investissez votre apport et le bien se rembourse via les loyers. Avec un cash-flow neutre ou légèrement positif et un crédit sur 20 ans, vous achetez un bien de 200 000 € avec 40 000 € d'apport. Les intérêts d'emprunt sont déductibles des revenus fonciers (régime réel) ou amortis en LMNP réel. Acheter cash élimine la déductibilité mais sécurise la trésorerie.