✓ URSSAF 2026 — Plafond 7,26 € / titre

Calculateur Ticket Restaurant 2026

Calculez la part patronale, l'avantage net salarié et l'économie de charges employeur selon la valeur du titre et le nombre de jours ouvrés.

Barèmes en vigueur au Source : URSSAF — Taux et barèmes 2026 ↗
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Votre ticket restaurant

jours
50 %55 %60 %
Vos résultats
Avec 22 titres/mois à 10,00 € (part patronale 60 %), vous gagnez 132 € / mois.
Exonération URSSAF totale (plafond 7,26 € / titre) · économie charges employeur 665 € / an.
Avantage net mensuel salarié
132 €
1 584 € / an
Total tickets / mois
220 €
22 titres × 10,00 €
Part patronale exo.
132 €
Exonération totale URSSAF
Part salariale / mois
88 €
prélevée sur la paie

Plafond d'exonération 2026 : 7,26 € par titre. La part patronale (6,00 €) reste dans les limites légales — aucune charge sociale sur la contribution employeur.

Répartition du coût total des tickets

  • Part patronale
  • Part salariale

Détail mensuel et annuel

ÉlémentMontant
Valeur totale des tickets / mois220 €
Part patronale / mois132 €
Part salariale / mois88 €
Avantage net annuel salarié1 584 €
Part exonérée / titre6,00 €
Économie charges patronales / mois55 €
Économie charges patronales / an665 €

Taux de charges patronales estimé à 42 %. Plafond exonération 2026 : 7,26 € / titre (URSSAF).

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Comment fonctionne le titre-restaurant

Le titre-restaurant (ou ticket restaurant) est un avantage en nature co-financé par l'employeur et le salarié, créé par l'ordonnance du 27 septembre 1967. Sa valeur faciale est librement fixée par l'entreprise — généralement entre 9 € et 25 €, avec une médiane proche de 9,50 €. À chaque journée travaillée comportant un repas pendant les horaires de travail correspond un titre : un salarié à temps plein reçoit donc en moyenne 18 à 22 titres par mois selon le nombre de jours ouvrés.

Le coût se partage entre l'employeur et le salarié. La part patronale doit obligatoirement se situer entre 50 % et 60 % de la valeur faciale (article R3262-4 du Code du travail) : en dessous de 50 %, l'avantage perd son statut de titre-restaurant ; au-dessus de 60 %, l'excédent est requalifié en complément de salaire soumis à cotisations. Le solde (40 % à 50 %) est prélevé sur le salaire net du collaborateur. L'intérêt fiscal vient de l'exonération de la part patronale : dans la limite du plafond URSSAF, elle échappe aux charges sociales et n'entre pas dans le revenu imposable du salarié.

Plafond d'exonération : historique de revalorisation

AnnéePlafond exonéré par titre
20205,55 €
20215,69 €
20225,92 €
20236,50 €
2024-20257,18 €
20267,26 €
20205,55 €
20215,69 €
20225,92 €
20236,50 €
2024-20257,18 €
20267,26 €

Exemple chiffré annuel

Prenons Camille, 34 ans, salariée à temps plein, qui travaille en moyenne 22 jours par mois (soit environ 220 jours sur l'année après congés). Son entreprise propose un titre d'une valeur faciale de 12,10 € avec une part patronale fixée à 60 %, soit exactement le plafond exonéré de 7,26 € par titre.

ÉlémentPar titreSur 220 titres/an
Valeur faciale12,10 €2 662 €
Part patronale (60 %)7,26 €1 597 €
Part salariale (40 %)4,84 €1 065 €
Avantage net pour Camille7,26 €1 597 €
Valeur facialePar titre12,10 €
Sur 220 titres/an2 662 €
Part patronale (60 %)Par titre7,26 €
Sur 220 titres/an1 597 €
Part salariale (40 %)Par titre4,84 €
Sur 220 titres/an1 065 €
Avantage net pour CamillePar titre7,26 €
Sur 220 titres/an1 597 €

Camille débourse 4,84 € pour un titre qui en vaut 12,10 € : elle « gagne » 7,26 € par jour travaillé, soit près de 1 600 € nets sur l'année sans aucune cotisation ni impôt sur cette somme. Pour l'employeur, cette part patronale est elle aussi exonérée de charges sociales tant qu'elle reste sous le plafond, ce qui la rend plus efficace qu'une augmentation de salaire de montant équivalent.

⚠️ Attention au dépassement du plafondSi la part patronale dépasse 7,26 € par titre en 2026, l'excédent supporte environ 42 % de charges patronales et redevient imposable pour le salarié. Au-delà du plafond, augmenter la valeur faciale fait donc perdre la majeure partie de l'avantage fiscal : il vaut mieux rester à l'optimum.

Plafonds, conditions et points clés

Le dispositif obéit à plusieurs règles cumulatives qu'il faut respecter pour conserver l'exonération :

  • Part patronale encadrée : obligatoirement entre 50 % et 60 % de la valeur faciale (art. R3262-4 C. trav.). En dessous, l'avantage n'est plus reconnu ; au-dessus, requalification en salaire.
  • Plafond d'exonération 2026 : 7,26 € par titre de part patronale exonérée de charges et d'impôt. L'excédent est réintégré dans l'assiette des cotisations.
  • Plafond d'utilisation quotidien : 25 € par jour depuis le 1er octobre 2022 (contre 19 € auparavant), chez les restaurateurs et commerçants affiliés.
  • Achats en supermarché autorisés depuis 2022 pour les produits alimentaires directement consommables (sandwichs, salades, plats préparés), dans la limite des 25 €/jour.
  • Droit en télétravail : depuis la loi du 22 mars 2012, confirmée par la Cour de cassation le 23 mars 2022, les télétravailleurs réguliers comme occasionnels y ont droit au même titre que les salariés présents sur site.
  • Restrictions : pas d'utilisation pour l'alcool seul, les produits non alimentaires ou la nourriture animale.

Le titre-restaurant ne doit pas être confondu avec l'avantage en nature « nourriture » (cantine d'entreprise, restaurant interentreprises subventionné), évalué forfaitairement à 5,45 €/repas en 2026 et relevant de règles distinctes. Les deux dispositifs ne se cumulent pas pour un même repas.

Mise en place et optimisation

Pour déployer ou optimiser un dispositif de titres-restaurant, procédez par étapes :

  1. Choisir l'optimum fiscal. Pour atteindre exactement 7,26 € de part patronale exonérée, deux combinaisons sont optimales : valeur faciale 12,10 € avec 60 % de part patronale, ou valeur faciale 14,52 € avec 50 %. Les deux donnent 7,26 € exonérés par titre.
  2. Sélectionner un émetteur. En 2026, environ 80 % des titres sont dématérialisés sur carte (Swile, Edenred Ticket Restaurant Card, Pluxee, Up Déjeuner). Les nouveaux contrats sont 100 % dématérialisés à partir de 2026 ; la carte évite les pertes et permet le paiement au centime près.
  3. Comparer avec une hausse de salaire. Tant que la part patronale reste sous 7,26 €, le titre-restaurant est plus avantageux qu'une augmentation brute équivalente. Au-delà du plafond, l'excédent subissant ~42 % de charges patronales, il devient préférable d'augmenter le salaire de base ou d'ajouter d'autres avantages (mutuelle premium, PEE).
  4. Informer et inclure tous les salariés. L'attribution ne peut être conditionnée à la présence physique : les télétravailleurs doivent recevoir le même nombre de titres. Vérifiez le respect des plages de validité (du 1er janvier au 28 février N+1, soit 14 mois maximum).

Ces fourchettes de gain sont indicatives et varient selon le nombre de jours travaillés, la valeur faciale retenue et le profil du salarié. Le simulateur ci-dessus chiffre précisément la part patronale, l'avantage net et l'économie de charges pour votre situation.

Questions fréquentes

En 2026, la part patronale du ticket restaurant est exonérée de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu dans la limite de 7,26 € par titre (revalorisation URSSAF). Au-delà, l'excédent est réintégré dans l'assiette des cotisations sociales et taxé comme un salaire. Le plafond a été régulièrement revalorisé : 5,55 € en 2020, 5,69 € en 2021, 5,92 € en 2022, 6,50 € en 2023, 7,18 € en 2024-2025.

La part patronale doit obligatoirement se situer entre 50 % et 60 % de la valeur faciale du titre (art. R3262-4 C. trav.). En dessous de 50 %, l'avantage n'est pas reconnu comme ticket restaurant. Au-delà de 60 %, la part patronale est requalifiée en complément de salaire. La pratique courante est 60 % pour maximiser l'avantage salarié.

Oui. Depuis la loi du 22 mars 2012 (confirmée par la jurisprudence Cour de cassation 23 mars 2022), les salariés en télétravail ont droit aux tickets restaurant au même titre que ceux présents dans les locaux. L'employeur ne peut conditionner l'attribution à la présence physique. Ce droit s'applique aux télétravailleurs réguliers comme occasionnels.

Depuis le 1er octobre 2022, le plafond d'utilisation quotidien des tickets restaurant est de 25 € (contre 19 € avant). Ce plafond s'applique chez les restaurateurs et commerçants acceptant les titres. Les achats en supermarché de produits alimentaires consommables sans préparation (sandwichs, salades, plats préparés) sont autorisés depuis 2022, dans la limite de 25 € par jour.

Pour atteindre exactement le plafond de 7,26 € de part patronale exonérée, il existe deux combinaisons optimales : valeur faciale 12,10 € avec part patronale 60 % (= 7,26 €), ou valeur faciale 14,52 € avec part patronale 50 % (= 7,26 €). Au-delà, l'excédent supporte ~42 % de charges patronales — il devient économiquement plus avantageux d'augmenter le salaire de base.

Non, ce sont deux choses différentes. L'avantage en nature « nourriture » concerne les salariés nourris par l'employeur (cantine d'entreprise gratuite, restaurant interentreprises subventionné). Il est évalué forfaitairement à 5,45 €/repas en 2026 et soumis à cotisations (sauf abattement). Les tickets restaurant sont un dispositif distinct, encadré par le Code du travail et la Centrale de Règlement des Titres (CRT).

Depuis 2014, la dématérialisation est progressive. En 2026, ~80 % des tickets sont sur carte (Swile, Edenred Ticket Restaurant Card, Pluxee, Up Déjeuner). La carte fonctionne en CB sans contact dans les commerces affiliés. Avantages : pas de perte, paiement au centime près, suivi du solde sur application. Les tickets papier sont en voie d'extinction depuis l'obligation des nouveaux contrats 100 % dématérialisés à partir de 2026.