Congé maternité 2026 : durées légales et indemnités CPAM
Pour percevoir des indemnités journalières maternité de la CPAM, vous devez remplir des conditions d'affiliation à la Sécurité sociale vérifiées au cours des 10 mois précédant la date prévue d'accouchement. L'IJ brute = salaire journalier de base (3 derniers salaires bruts ÷ 91,25), plafonné au PMSS journalier × 365/360, soit environ 132,9 €/jour en 2026 (PMSS 3 925 €/mois).
Conditions d'éligibilité aux IJ maternité
Vous devez avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 derniers mois (ou 600 heures sur les 12 derniers mois pour les activités irrégulières) et être affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 10 mois à la date présumée d'accouchement. Pour les indépendantes, une cotisation minimale est requise. Sinon, l'allocation forfaitaire de repos maternel (sans IJ) est versée.
Durées légales selon le rang de naissance
— 1er et 2e enfant : 6 semaines avant + 10 semaines après = 16 semaines.
— 3e enfant et plus : 8 semaines avant + 18 semaines après = 26 semaines.
— Jumeaux : 12 semaines avant + 22 semaines après = 34 semaines.
— Triplés et plus : 24 semaines avant + 22 semaines après = 46 semaines.
— Grossesse pathologique : +2 semaines prénatales (prescrites par médecin).
— Couches pathologiques : +4 semaines postnatales.
Maintien de salaire par l'employeur
Au-delà des indemnités CPAM, de nombreuses conventions collectives prévoient un maintien total ou partiel du salaire par l'employeur. Ce maintien complète les IJ CPAM pour atteindre 100 % du salaire net dans certains secteurs (fonctions publiques, banque, assurance, métallurgie, etc.). Renseignez-vous auprès de votre service RH ou de votre convention collective.
Protection contre le licenciement
Une salariée enceinte est protégée du licenciement dès la déclaration de grossesse et jusqu'à 10 semaines après la fin du congé maternité (sauf faute grave non liée à la grossesse ou impossibilité de maintenir le contrat pour motif étranger). Un licenciement prononcé en violation de cette protection est nul ; la salariée peut demander sa réintégration ou une indemnisation forfaitaire (6 mois de salaire minimum).
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