✓ IS 2026 — Taux réduit 15 % / Normal 25 %

Simulateur Impôt sur les Sociétés 2026

Calculez l'IS de votre SASU, SARL ou SAS selon le résultat fiscal : taux réduit 15 % jusqu'à 42 500 €, taux normal 25 % au-delà. Avec simulation des dividendes nets après flat tax.

Barèmes en vigueur au Source : DGFiP — impôts.gouv.fr 2026 ↗
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Pour 80 000 € de bénéfice, l'IS dû est de 15 750 € (taux effectif 19,7 %).
Résultat net : 64 250 € · dividendes nets après flat tax : 44 975 €.
IS dû
15 750 €
Taux effectif 19,7 %
Bénéfice imposable
80 000 €
résultat fiscal
IS tranche 15 %
− 6 375 €
sur 42 500 €
IS tranche 25 %
− 9 375 €
sur 37 500 €

Taux réduit 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice (taux normal 25 % au-delà).

Répartition du résultat fiscal

  • Résultat net
  • IS taux réduit 15 %
  • IS taux normal 25 %

IS total : 15 750 € · Résultat net : 64 250 € · Dividendes nets (flat tax 30 %) : 44 975 €.

IS selon le niveau de bénéfice (PME)

10k €
1 500 € IS
50k €
8 250 € IS
100k €
20 750 € IS
250k €
58 250 € IS
500k €
120 750 € IS

Montant d'IS pour des bénéfices de 10 k, 50 k, 100 k, 250 k et 500 k €.

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Comment l'impôt sur les sociétés s'applique à votre entreprise

L'impôt sur les sociétés frappe les bénéfices réalisés par les sociétés de capitaux : SASU, SAS, SARL ou SA. Contrairement à l'impôt sur le revenu, l'IS est payé par la société elle-même, pas par ses associés. Ces derniers ne sont imposés personnellement que lors de la distribution de dividendes, soumis à la flat tax de 30 % ou, sur option, au barème de l'IR avec un abattement de 40 %.

Le calcul repose sur un barème à deux étages. Si votre société remplit les conditions PME, un taux réduit de 15 % s'applique sur les 42 500 premiers euros de bénéfice fiscal. Au-delà de ce seuil, ou si votre société n'est pas éligible, c'est le taux normal de 25 % qui prend le relais. La rémunération du dirigeant étant déductible du résultat, c'est bien le bénéfice après salaires et charges qui constitue l'assiette imposée.

Barème IS 2026 (chiffres-clés)

ÉlémentValeur 2026
Taux réduit (PME éligibles)15 %
Plafond du taux réduit42 500 € de bénéfice
Taux normal au-delà25 %
Flat tax sur dividendes (PFU)30 %
Abattement option barème IR40 %
Seuil CA pour le taux réduit< 10 M€
Taux réduit (PME éligibles)15 %
Plafond du taux réduit42 500 € de bénéfice
Taux normal au-delà25 %
Flat tax sur dividendes (PFU)30 %
Abattement option barème IR40 %
Seuil CA pour le taux réduit< 10 M€

Camille, 34 ans, présidente d'une SASU en conseil

Camille dirige une SASU de conseil éligible au taux réduit. Après déduction de sa rémunération et de ses charges, sa société dégage un bénéfice fiscal de 80 000 €. Comme ce montant dépasse le plafond de 42 500 €, l'IS se calcule sur deux tranches : 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % sur le reste.

ÉtapeCalculMontant
Tranche à 15 %42 500 € × 15 %6 375 €
Tranche à 25 %37 500 € × 25 %9 375 €
IS total6 375 + 9 37515 750 €
Bénéfice net après IS80 000 − 15 75064 250 €
Dividendes nets après flat tax 30 %64 250 × 70 %44 975 €
Tranche à 15 %Calcul42 500 € × 15 %
Montant6 375 €
Tranche à 25 %Calcul37 500 € × 25 %
Montant9 375 €
IS totalCalcul6 375 + 9 375
Montant15 750 €
Bénéfice net après ISCalcul80 000 − 15 750
Montant64 250 €
Dividendes nets après flat tax 30 %Calcul64 250 × 70 %
Montant44 975 €

Autrement dit, sur 80 000 € de bénéfice, la société conserve 64 250 € après IS. Si Camille distribue l'intégralité en dividendes, elle perçoit 44 975 € nets une fois la flat tax appliquée. Laisser une partie en réserve lui permettrait au contraire de différer cette taxation.

⚠️ Le plafond de 42 500 € se franchit viteDès que le bénéfice dépasse 42 500 €, chaque euro supplémentaire est taxé à 25 % et non plus à 15 %. Anticipez ce saut de taux avant la clôture : ajuster votre rémunération ou un investissement déductible peut faire basculer une partie du résultat sous le seuil réduit.

Conditions du taux réduit et points clés

Le taux réduit de 15 % n'est pas automatique. Trois conditions cumulatives doivent être remplies :

  • Chiffre d'affaires HT inférieur à 10 M€ sur l'exercice concerné.
  • Capital social entièrement libéré à la clôture.
  • Capital détenu à au moins 75 % par des personnes physiques (ou par des sociétés respectant elles-mêmes ces critères).

Si l'une de ces conditions manque, l'ensemble du bénéfice est imposé au taux normal de 25 %. À titre indicatif, une société hors conditions PME réalisant 200 000 € de bénéfice acquitte directement 50 000 € d'IS (25 %), contre un calcul à deux tranches pour une PME éligible.

Quelques points structurants à garder en tête :

  • Le déficit est reportable sans limite de temps (report en avant), dans la limite de 1 M€ + 50 % du bénéfice au-delà.
  • Le report en arrière (carry-back) est plafonné à 1 M€ et peut générer un crédit d'IS remboursable.
  • La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) reste due même en cas de déficit, pour un minimum souvent compris entre 200 et 1 500 € (indicatif selon CA et commune) ; elle est déductible du résultat.
  • Un commissaire aux comptes n'est requis que si deux des trois seuils sont franchis : 4 M€ de bilan, 8 M€ de CA HT ou 50 salariés.

Déclaration et leviers d'optimisation

Pour déclarer et payer votre IS dans les règles :

  1. Clôturez votre exercice et établissez la liasse fiscale (formulaire 2065 et annexes).
  2. Télédéclarez le résultat dans les délais : au plus tard fin mai pour un exercice clos au 31 décembre.
  3. Versez les acomptes trimestriels (15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre) calculés sur le bénéfice de l'exercice précédent.
  4. Régularisez le solde lors du dépôt de la liasse, le trop-versé étant remboursé.

Côté optimisation, plusieurs leviers permettent d'ajuster légalement votre charge :

  • Arbitrer salaire et dividendes : la rémunération du dirigeant est déductible de l'IS mais génère des cotisations sociales (~80 % brut + patronal en SASU assimilé salarié, ~45 % en TNS pour un gérant majoritaire de SARL). Les dividendes ne sont pas déductibles mais ne subissent que la flat tax 30 % en SASU. L'arbitrage dépend de votre TMI (tranche marginale d'imposition, le taux d'impôt sur la dernière tranche de vos revenus) personnelle et de votre besoin de protection sociale.
  • Rester sous le plafond de 42 500 € quand c'est possible, en lissant le résultat ou en réalisant un investissement déductible avant la clôture.
  • Mettre en réserve plutôt que distribuer, pour différer la taxation des dividendes et financer la croissance.
  • Choisir le bon régime : si votre TMI est ≥ 30 %, l'IS est généralement plus avantageux que l'IR. L'option IR → IS d'une SASU ou SARL de famille devient irrévocable après 5 ans, à valider en amont.

Questions fréquentes

Le choix dépend principalement de votre TMI personnelle. Si votre TMI est ≥ 30 %, l'IS (15 % puis 25 %) est généralement plus avantageux. En dessous, l'IR peut être préférable pour imputer des déficits sur vos revenus personnels. L'IS est aussi recommandé si vous souhaitez laisser des bénéfices en réserve plutôt que de les distribuer immédiatement.

Oui. Les SARL de famille et les SASU peuvent opter pour l'IS à tout moment ; cette option devient irrévocable après 5 ans. L'inverse (IS → IR) est très restreint : société de moins de 5 ans, moins de 50 salariés, CA < 10 M€, et l'option dure 5 ans maximum.

Oui, sans limite de temps. Les déficits subis sont reportables indéfiniment sur les bénéfices futurs (report en avant), dans la limite de 1 M€ + 50 % du bénéfice au-delà. Le report en arrière (carry-back) sur le bénéfice de l'année précédente est aussi possible, plafonné à 1 M€, ce qui peut générer un crédit d'IS remboursable.

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) est due par toute société exerçant une activité, même déficitaire. Son montant minimum varie selon le CA et la commune (200 à 1 500 € souvent). Elle est distincte de l'IS et s'ajoute aux charges de votre société, mais elle est déductible du résultat fiscal.

Trois conditions cumulatives : CA HT inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré, et capital détenu à au moins 75 % par des personnes physiques (ou sociétés respectant les mêmes critères). Le taux 15 % s'applique aux 42 500 € premiers euros de bénéfice. Au-delà, le taux normal 25 % prend le relais.

Le salaire du dirigeant est déductible du résultat IS, donc il réduit l'assiette. Mais il génère des cotisations sociales (~80 % brut+patronal en SASU président assimilé salarié, ~45 % TNS en SARL gérant majoritaire). Les dividendes ne sont pas déductibles de l'IS mais subissent seulement la flat tax 30 % (SASU) ou flat tax + cotisations TNS au-delà de 10 % du capital (SARL majoritaire).

Pas obligatoirement pour la majorité des SAS/SASU/SARL. Le CAC devient obligatoire si deux des trois seuils sont dépassés : 4 M€ de bilan, 8 M€ de CA HT, ou 50 salariés. Pour la grande majorité des petites sociétés (CA < 1 M€), pas de CAC requis.