✓ Barème art. 669 CGI — Applicable 2026

Calculateur Usufruit / Nue-Propriété 2026

Calculez la valeur fiscale de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème de l'article 669 du CGI, indispensable pour vos donations, successions et démembrements.

Barèmes en vigueur au Source : DGFiP — impôts.gouv.fr 2026 ↗
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Votre démembrement

Valeur vénale du bien avant démembrement

1 an50 ans100 ans
Vos résultats
Pour un bien de 300 000 € et un usufruitier de 65 ans, l'usufruit vaut 120 000 € et la nue-propriété 180 000 €.
Barème art. 669 CGI : usufruit 40 % · nue-propriété 60 %.
Valeur nue-propriété
180 000 €
60 % de la pleine propriété
Valeur usufruit
120 000 €
40 %
Nue-propriété
180 000 €
60 %
Pleine propriété
300 000 €
référence
Utilité fiscale du démembrement

La donation en nue-propriété réduit les droits de mutation : seule la valeur de la nue-propriété est taxée. En succession, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété sans fiscalité supplémentaire au décès de l'usufruitier. Stratégie clé pour transmettre un patrimoine immobilier ou financier avec une forte décote fiscale.

Répartition usufruit / nue-propriété

Pleine propriété300 000 €
  • Usufruit
  • Nue-propriété

Barème complet — Article 669 du CGI

Âge de l'usufruitierUsufruitNue-propriété
Moins de 21 ans90 %10 %
21 à 30 ans80 %20 %
31 à 40 ans70 %30 %
41 à 50 ans60 %40 %
51 à 60 ans50 %50 %
61 à 70 ans40 %60 %
71 à 80 ans30 %70 %
81 à 90 ans20 %80 %
91 ans et plus10 %90 %

Barème viager fixé par l'art. 669-I CGI. Pour un usufruit à durée fixe, voir art. 669-II (23 % par tranche de 10 ans, plafonné à 92 %).

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Le démembrement expliqué

Le démembrement de propriété consiste à séparer les droits sur un bien en deux composantes distinctes. D'un côté, l'usufruit : le droit d'utiliser le bien et d'en percevoir les revenus (habiter le logement ou encaisser les loyers). De l'autre, la nue-propriété : le droit de disposer du bien à terme, sans pouvoir l'utiliser ni en tirer de revenu tant que dure l'usufruit. C'est l'article 669 du Code général des impôts qui fixe la valeur fiscale relative de chacun de ces droits, calculée uniquement selon l'âge de l'usufruitier.

Cette technique est très utilisée en transmission patrimoniale : elle permet de réduire considérablement les droits de donation ou de succession, puisque ceux-ci ne portent que sur la valeur de la nue-propriété transmise. À l'extinction de l'usufruit — principalement au décès de l'usufruitier — le nu-propriétaire récupère automatiquement la pleine propriété, sans droits supplémentaires ni fiscalité.

Le barème de l'article 669 du CGI

Le barème est inchangé depuis 2004 : la valeur de l'usufruit décroît de 90 % (moins de 21 ans) à 10 % (91 ans et plus), par paliers de 10 ans. La nue-propriété correspond toujours au complément. Ce barème sert au calcul des droits de mutation (donation, succession) ainsi qu'à l'IFI.

Âge de l'usufruitierValeur de l'usufruitValeur de la nue-propriété
Moins de 21 ans90 %10 %
21 à 30 ans80 %20 %
31 à 40 ans70 %30 %
41 à 50 ans60 %40 %
51 à 60 ans50 %50 %
61 à 70 ans40 %60 %
71 à 80 ans30 %70 %
81 à 90 ans20 %80 %
91 ans et plus10 %90 %
Moins de 21 ansValeur de l'usufruit90 %
Valeur de la nue-propriété10 %
21 à 30 ansValeur de l'usufruit80 %
Valeur de la nue-propriété20 %
31 à 40 ansValeur de l'usufruit70 %
Valeur de la nue-propriété30 %
41 à 50 ansValeur de l'usufruit60 %
Valeur de la nue-propriété40 %
51 à 60 ansValeur de l'usufruit50 %
Valeur de la nue-propriété50 %
61 à 70 ansValeur de l'usufruit40 %
Valeur de la nue-propriété60 %
71 à 80 ansValeur de l'usufruit30 %
Valeur de la nue-propriété70 %
81 à 90 ansValeur de l'usufruit20 %
Valeur de la nue-propriété80 %
91 ans et plusValeur de l'usufruit10 %
Valeur de la nue-propriété90 %

Exemple : donation de nue-propriété

Prenons le cas de Bernard, 65 ans, propriétaire d'un bien d'une valeur de 500 000 €. Il souhaite le transmettre à son enfant tout en continuant d'en jouir. Il donne la nue-propriété et conserve l'usufruit. À 65 ans (tranche 61-70 ans), l'usufruit vaut 40 % et la nue-propriété 60 %.

ÉlémentCalculValeur
Valeur en pleine propriété500 000 €
Usufruit conservé par Bernard500 000 € × 40 %200 000 €
Nue-propriété donnée à l'enfant500 000 € × 60 %300 000 €
Base taxable après abattement300 000 € − 100 000 €200 000 €
Valeur en pleine propriétéCalcul
Valeur500 000 €
Usufruit conservé par BernardCalcul500 000 € × 40 %
Valeur200 000 €
Nue-propriété donnée à l'enfantCalcul500 000 € × 60 %
Valeur300 000 €
Base taxable après abattementCalcul300 000 € − 100 000 €
Valeur200 000 €

Les droits de donation ne portent que sur la nue-propriété (300 000 €). Après l'abattement parent-enfant de 100 000 €, la base taxable tombe à 200 000 €, au lieu des 500 000 € qu'aurait représentés une donation en pleine propriété. Au décès de Bernard, l'enfant récupère la pleine propriété du bien sans nouvel impôt.

💡 Donner tôt, transmettre moins cherPlus l'usufruitier est jeune au moment de la donation, plus la nue-propriété transmise est faible — et donc moins les droits sont élevés. À 55 ans (usufruit à 50 %), la nue-propriété de ce même bien ne vaudrait que 250 000 € : anticiper la transmission réduit mécaniquement la base taxable.

Intérêts et limites du démembrement

Le démembrement séduit pour plusieurs raisons concrètes, mais il impose aussi des contraintes à connaître avant de se lancer.

Les principaux avantages :

  • Une transmission allégée : la donation de nue-propriété ne déclenche des droits que sur cette seule valeur, toujours inférieure à la pleine propriété.
  • Le maintien de l'usage ou des revenus : l'usufruitier conserve le droit d'habiter le bien ou d'en percevoir les loyers durant toute la durée de l'usufruit.
  • Une récupération sans fiscalité : au décès de l'usufruitier, le nu-propriétaire devient plein propriétaire sans droits de succession supplémentaires.
  • Un investissement décoté : acheter la nue-propriété permet d'acquérir un actif avec une décote indicative de 30 à 50 % selon l'âge de l'usufruitier. Pendant le démembrement, le nu-propriétaire n'est en principe pas redevable de l'IFI, l'usufruitier l'étant sur la valeur en pleine propriété (sauf cas particulier de donation à un enfant). Intéressant pour les patrimoines proches du seuil IFI de 1,3 M€.

Les limites à anticiper :

  • Un bien immobilisé : le nu-propriétaire ne peut ni utiliser le bien, ni le vendre seul tant que l'usufruit court, et ne perçoit aucun revenu durant le démembrement (souvent 10 à 20 ans).
  • La répartition des charges et travaux : l'usufruitier supporte l'entretien courant, le nu-propriétaire les grosses réparations (art. 605-606 du Code civil), ce qui peut créer des tensions.
  • Un calcul figé sur l'âge : la valeur retenue dépend strictement de la tranche d'âge au jour de l'opération.

Démarches et optimisation

Mettre en place un démembrement suppose un cadre juridique précis. Les étapes clés :

  1. Évaluer le bien : faire estimer sa valeur vénale en pleine propriété, base de tout le calcul.
  2. Déterminer l'âge de l'usufruitier au jour de l'acte : c'est lui qui fixe la clé de répartition selon le barème de l'article 669 du CGI.
  3. Chiffrer la nue-propriété à l'aide du barème (la valeur indicative obtenue ici aide à anticiper la base taxable, à confirmer avec votre notaire).
  4. Passer chez le notaire : la donation de nue-propriété d'un bien immobilier nécessite obligatoirement un acte notarié.
  5. Déclarer et régler les droits de donation, calculés sur la seule valeur de la nue-propriété, après application des abattements familiaux applicables.

Pour optimiser, plusieurs leviers existent selon le profil. Anticiper la donation quand l'usufruitier est encore jeune réduit la nue-propriété transmise et donc les droits. Penser aussi au démembrement temporaire (durée fixe de 10, 15 ou 20 ans, fréquent en SCPI (société civile de placement immobilier, aussi appelée « pierre-papier ») démembrées) : la valeur de l'usufruit temporaire est de 23 % par tranche de 10 ans, plafonnée à 92 % (art. 669-II CGI). Enfin, le démembrement peut concerner la résidence, un bien locatif ou des parts de SCI : le choix du support dépend de votre objectif patrimonial (montants indicatifs, selon le profil et la situation familiale). Un notaire ou un conseiller en gestion de patrimoine reste l'interlocuteur incontournable pour sécuriser l'opération.

Questions fréquentes

Les réponses aux questions les plus courantes sur l'usufruit et la nue-propriété sont disponibles ci-dessous.

Questions fréquentes

C'est l'usufruitier qui paie la taxe foncière et la taxe d'habitation (si applicable), car il jouit du bien. Le nu-propriétaire n'est pas redevable de ces taxes, même s'il est l'autre titulaire de droits réels sur l'immeuble.

La règle générale (art. 605-606 Code civil) distingue les grosses réparations (toitures, murs porteurs, poutres) à la charge du nu-propriétaire et l'entretien courant à la charge de l'usufruitier. Les conventions de démembrement peuvent aménager cette répartition.

L'usufruit s'éteint principalement par le décès de l'usufruitier. À ce moment, le nu-propriétaire récupère automatiquement la pleine propriété, sans droits de succession ni fiscalité supplémentaire. C'est un avantage majeur du démembrement pour la transmission patrimoniale.

L'usufruitier perçoit les loyers et les déclare dans ses revenus fonciers (régime réel ou micro-foncier). Le nu-propriétaire ne déclare rien, mais peut déduire les intérêts d'emprunt liés à l'acquisition de la nue-propriété de ses revenus fonciers éventuels.

Le barème est inchangé depuis 2004 : usufruit décroissant de 90 % (< 21 ans) à 10 % (≥ 91 ans), par paliers de 10 ans. Exemple : usufruitier de 65 ans → usufruit 40 %, nue-propriété 60 %. Ce barème sert au calcul des droits de mutation (donation, succession) et de l'IFI.

Oui. La vente en nue-propriété (avec usufruit conservé par le vendeur ou un tiers) permet à l'acquéreur d'acquérir avec une décote de 30 à 50 %. À l'extinction de l'usufruit, l'acquéreur récupère la pleine propriété sans fiscalité supplémentaire. Stratégie patrimoniale prisée par les contribuables fortement imposés.

Le démembrement viager se termine au décès de l'usufruitier (barème art. 669 CGI). Le démembrement temporaire est limité à une durée fixe (10, 15, 20 ans…) — la valeur de l'usufruit temporaire = 23 % par tranche de 10 ans (art. 669-II CGI), avec un maximum de 92 %.