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Demande de changement de régime matrimonial

Lettre de demande de changement de régime matrimonial adressée à un notaire. Conforme au droit français 2026, personnalisable en 2 minutes.

Barèmes en vigueur au Source : DGFiP — impôts.gouv.fr 2026 ↗

Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.

💑 Aperçu du modèle
[Votre Prénom NOM]
[Adresse]
[Code postal Ville]
[Email]
[Téléphone]

[Prénom NOM du conjoint]
[Adresse si différente]

[Ville], le [Date]

Maître [Nom du notaire]
Notaire
[Adresse de l'étude notariale]

Objet : Demande de changement de régime matrimonial

Madame, Monsieur le Notaire,

Monsieur [Prénom NOM] et Madame [Prénom NOM], époux depuis le [date du mariage] à [commune de mariage], vous contactons afin de vous confier l'établissement d'un acte de changement de régime matrimonial.

Situation actuelle

Nous sommes actuellement mariés sous le régime de la [communauté réduite aux acquêts (régime légal) / séparation de biens / autre régime — préciser], [sans contrat de mariage préalable / en vertu d'un contrat de mariage reçu par Maître [nom] le [date]].

Régime souhaité

Nous souhaitons adopter le régime de la [séparation de biens / communauté universelle avec clause d'attribution intégrale au conjoint survivant / participation aux acquêts / autre — préciser].

Motif du changement

Ce changement est motivé par [protection réciproque des époux / exercice d'une activité professionnelle indépendante exposant à des risques financiers / optimisation de la transmission patrimoniale / autre motif — préciser].

Situation familiale

Nous [n'avons pas d'enfants mineurs communs / avons [nombre] enfant(s) mineur(s) commun(s) né(s) le [dates de naissance]]. [Si enfants mineurs : nous sommes informés que la procédure requiert l'homologation du juge aux affaires familiales.]

Nous restons à votre disposition pour prendre rendez-vous à votre étude afin de vous transmettre les pièces justificatives nécessaires (acte de mariage, titres de propriété, relevés de comptes, etc.) et de préciser nos souhaits.

Dans l'attente de votre retour, nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur le Notaire, l'expression de nos respectueuses salutations.

[Signatures des deux époux]

[Prénom NOM — Époux/Épouse]          [Prénom NOM — Époux/Épouse]

Comment utiliser ce modèle ?

Le changement de régime matrimonial permet à des époux de modifier les règles qui régissent leurs biens communs et personnels durant le mariage. Il est toujours formalisé par un acte notarié, obligatoire quelle que soit la modification souhaitée : passage de la communauté légale à la séparation de biens, adoption d'une communauté universelle, ajout d'une clause d'attribution intégrale au conjoint survivant, ou simple aménagement d'un contrat existant. C'est une décision patrimoniale lourde, qui touche à la fois la protection du conjoint, la transmission aux enfants et l'exposition aux dettes de chacun.

La procédure a été allégée par la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation et de réforme pour la justice : depuis le 25 mars 2019, l'homologation par le juge n'est plus systématique. Elle reste obligatoire dans deux cas seulement : lorsque l'un des époux a des enfants mineurs (le notaire peut alors saisir le juge des affaires familiales si l'acte paraît contraire à l'intérêt du mineur), ou lorsqu'un enfant majeur, un créancier ou un précédent conjoint forme opposition. Les créanciers et les enfants majeurs disposent d'un délai de trois mois pour s'opposer, à compter de l'information qui leur est notifiée et de la publication d'un avis (notamment au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, le BODACC, pour les époux commerçants). En l'absence d'opposition, l'acte notarié seul suffit.

Deux conditions de fond doivent être réunies : le changement doit être conforme à l'intérêt de la famille, et il intervient sans condition de délai depuis 2019 (l'ancien délai de deux ans a été supprimé). Le coût se situe en pratique entre 1 500 € et 3 000 €, émoluments du notaire, droits d'enregistrement et frais de publicité compris. Les conséquences fiscales sont à anticiper : un apport de bien propre à la communauté peut générer des droits, et la transmission au conjoint bénéficie de l'abattement et de l'exonération propres aux successions entre époux. Un conseil notarial préalable est indispensable avant d'engager la démarche.

Conseils pratiques

  • Identifiez clairement le motif : protéger le conjoint survivant, isoler une activité professionnelle à risque, ou préparer la transmission aux héritiers. Chaque objectif appelle un régime différent.
  • Pour protéger le conjoint, la communauté universelle avec clause d'attribution intégrale fait passer tout le patrimoine au survivant en franchise totale de droits de succession au premier décès (le conjoint est exonéré depuis la loi TEPA de 2007), mais elle peut désavantager les enfants au second décès.
  • Si l'un des époux exerce en entreprise individuelle ou en nom propre, la séparation de biens isole le patrimoine de l'autre conjoint des risques professionnels et des poursuites des créanciers de l'entreprise.
  • Anticipez le délai d'opposition de trois mois ouvert aux enfants majeurs et aux créanciers après publication (avis au BODACC pour les commerçants) : tant qu'il court, l'acte n'est pas définitivement opposable.
  • En présence d'enfants mineurs, prévoyez que le notaire puisse saisir le juge des affaires familiales : cela ajoute généralement 3 à 6 mois à la procédure.
  • Budgétez l'opération entre 1 500 € et 3 000 € (émoluments notariés, droits d'enregistrement, frais de publicité) et demandez un devis écrit avant de signer.
  • Faites le point sur les conséquences fiscales avant de signer : un apport de bien propre à la communauté peut déclencher des droits, alors que la transmission au conjoint reste exonérée de droits de succession.
  • Informez vous-même vos principaux créanciers par courrier séparé : cela accélère la levée du délai d'opposition et sécurise l'opposabilité de votre nouveau régime.

Questions fréquentes

Non. Depuis la loi du 23 mars 2019, l'homologation judiciaire n'est plus systématique. L'acte notarié suffit dans la majorité des cas. Le passage devant le juge des affaires familiales ne s'impose que si un enfant mineur est concerné et que l'acte paraît contraire à son intérêt, ou si une opposition est formée par un enfant majeur, un créancier ou un précédent conjoint dans le délai légal. En l'absence d'opposition et d'enfant mineur exposé, le notaire procède seul.

Non, plus depuis 2019. L'ancien article 1397 du Code civil imposait d'attendre deux ans après le mariage ou après le précédent changement. Cette condition de délai a été supprimée par la loi du 23 mars 2019 : un couple peut désormais changer de régime à tout moment, dès lors que la modification reste conforme à l'intérêt de la famille. Le notaire vérifie cette condition de fond avant d'établir l'acte.

Quatre grands régimes coexistent. La communauté réduite aux acquêts est le régime légal, applicable par défaut sans contrat : seuls les biens acquis pendant le mariage sont communs. La séparation de biens cloisonne strictement les patrimoines de chaque époux, ce qui protège des dettes de l'autre. La communauté universelle met l'intégralité des biens en commun et, assortie d'une clause d'attribution intégrale, protège fortement le conjoint survivant. Enfin, la participation aux acquêts est un régime hybride, séparatiste pendant le mariage mais partageur à sa dissolution.

Elles dépendent du régime adopté et des mouvements de biens qu'il entraîne. Un apport d'un bien propre à la communauté peut être soumis à un droit fixe ou proportionnel selon les cas. En revanche, la transmission au conjoint survivant reste exonérée de droits de succession depuis la loi TEPA de 2007, et l'abattement de 80 724 € s'applique aux donations entre époux. La communauté universelle avec attribution intégrale évite toute fiscalité successorale au premier décès, mais peut alourdir les droits dus par les enfants au décès du second parent. Un chiffrage personnalisé par le notaire est indispensable.

Oui, dans certaines limites. Pendant le délai d'opposition de trois mois suivant la publication, les enfants majeurs et les créanciers peuvent s'opposer formellement à l'acte. Une fois ce délai écoulé sans opposition, le nouveau régime devient opposable aux tiers. Les créanciers dont la créance est antérieure conservent toutefois la possibilité d'agir s'ils démontrent que le changement a été réalisé en fraude de leurs droits. C'est pourquoi il est conseillé d'informer directement les créanciers connus et de conserver la preuve de cette information.