✓ Source DGFiP — art. 990 I et 757 B CGI 2026

Succession et assurance-vie 2026 : abattements et fiscalité

Simulez le prélèvement fiscal applicable à votre assurance-vie en cas de décès. Deux régimes selon l'âge lors des versements : avant ou après 70 ans.

Barèmes en vigueur au Source : Banque de France 2026 ↗
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Primes versées avant votre 70ème anniversaire (art. 990 I CGI)

Primes versées après votre 70ème anniversaire (art. 757 B CGI)

Vos résultats
Prélèvement total estimé : 9 500 € pour 1 bénéficiaire.
Taux effectif : 4.8 % sur 200 000 € de capital transmis.
Prélèvement total estimé
9 500 €
taux effectif 4.8 %
Abattement avant 70 ans
152 500 €
152 500 € × 1 bénéficiaire(s)
Base imposable avant 70 ans
47 500 €
Prélèvement avant 70 ans
9 500 €
sui generis 20 % / 31,69 %
L'âge des versements est décisif

L'abattement de 152 500 € par bénéficiaire (versements avant 70 ans) est nettement plus avantageux que l'abattement global de 30 500 € (versements après 70 ans). Effectuez vos versements importants avant votre 70ème anniversaire pour maximiser la transmission.

Hors succession ordinaire

Les capitaux d'assurance-vie sont transmis directement aux bénéficiaires désignés, sans passer par la succession. Ils ne sont pas soumis aux droits de succession classiques (sauf exception), ce qui en fait l'un des outils de transmission les plus efficaces du droit français.

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Régime avant 70 ans — art. 990 I CGI

Pour les versements effectués sur votre assurance-vie avant vos 70 ans, le régime fiscal de transmission est très favorable :

Chaque bénéficiaire bénéficie d'un abattement individuel de 152 500 €. Au-delà de cet abattement, un prélèvement sui generis s'applique :

Base imposable par bénéficiaireTaux de prélèvement
De 0 à 700 000 € (après abattement)20 %
Au-delà de 700 000 €31,69 %
De 0 à 700 000 € (après abattement)20 %
Au-delà de 700 000 €31,69 %

Ce prélèvement est hors droits de succession classiques. Une assurance-vie bien structurée (versements avant 70 ans, désignation de plusieurs bénéficiaires) peut donc transmettre des sommes importantes en quasi-franchise de fiscalité.

Exemple : pour 500 000 € transmis à 2 enfants (250 000 € chacun), chaque enfant bénéficie de l'abattement de 152 500 €. Base imposable = 250 000 - 152 500 = 97 500 € par enfant. Prélèvement = 97 500 × 20 % = 19 500 € par enfant, soit 39 000 € au total sur 500 000 €.

Régime après 70 ans — art. 757 B CGI

Les primes versées après 70 ans suivent un régime différent, moins avantageux :

  • Abattement global de 30 500 € partagé entre tous les bénéficiaires
  • Au-delà de cet abattement, les primes sont soumises aux droits de succession classiques selon le lien de parenté
  • Les intérêts produits restent totalement exonérés (y compris sur les primes post-70 ans)

C'est pourquoi il est stratégiquement important d'effectuer les versements importants avant 70 ans pour maximiser les abattements par bénéficiaire.

Exonération conjoint/PACS

Le conjoint survivant et le partenaire de PACS bénéficient d'une exonération totale sur les capitaux d'assurance-vie perçus en cas de décès, quel que soit le montant. Cette exonération s'applique aussi bien sous le régime de l'art. 990 I que de l'art. 757 B.

Pour les fratries, oncles, neveux, cousins et autres bénéficiaires non exonérés, la fiscalité peut être significative, surtout si les versements ont été réalisés après 70 ans.

Stratégie de transmission optimale

Pour optimiser la transmission via assurance-vie :

  1. Verser avant 70 ans : chaque euro versé avant 70 ans bénéficie de l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire
  2. Multiplier les bénéficiaires : plus vous désignez de bénéficiaires, plus les abattements cumulés sont élevés
  3. Maintenir des versements après 70 ans : les intérêts restent exonérés même pour les primes post-70 ans, et l'abattement de 30 500 € s'applique
  4. Compléter avec une donation : combiner assurance-vie + donations du vivant (abattement 100 000 € en ligne directe tous les 15 ans) pour une transmission globalement optimisée

Exemple combiné : 800 000 € transmis à 3 enfants

Imaginons un capital de 800 000 € réparti en deux régimes : 500 000 € de primes versées avant 70 ans et 300 000 € après 70 ans, transmis à parts égales à 3 enfants.

RégimeBase bruteAbattementBase imposableTaxation
Avant 70 ans (art. 990 I)500 000 €3 × 152 500 = 457 500 €42 500 €42 500 € × 20 % = 8 500 €
Après 70 ans (art. 757 B)300 000 €30 500 € (global)269 500 €droits de succession progressifs ligne directe
Avant 70 ans (art. 990 I)Base brute500 000 €
Abattement3 × 152 500 = 457 500 €
Base imposable42 500 €
Taxation42 500 € × 20 % = 8 500 €
Après 70 ans (art. 757 B)Base brute300 000 €
Abattement30 500 € (global)
Base imposable269 500 €
Taxationdroits de succession progressifs ligne directe

Sur la part avant 70 ans, la facture est dérisoire : 8 500 € sur 500 000 € transmis, soit 1,7 %. Sur la part après 70 ans, les 269 500 € restants entrent dans le barème progressif des droits de succession en ligne directe (de 5 % à 45 % selon la tranche) — d'où une taxation bien plus lourde, de l'ordre de 52 000 € selon le barème DGFiP. La leçon est nette : à montant transmis identique, privilégier les versements avant 70 ans divise la note par plusieurs. Les primes après 70 ans gardent toutefois un atout : les intérêts qu'elles produisent restent totalement exonérés.

⚠️ Versements avant vs après 70 ans : l'enjeu est majeurL'abattement de 152 500 € par bénéficiaire (versements avant 70 ans) est bien plus avantageux que l'abattement de 30 500 € global (versements après 70 ans). Pensez à ouvrir votre contrat et à effectuer des versements importants avant votre 70ème anniversaire.
📌 L'assurance-vie n'entre pas dans la successionLes capitaux d'assurance-vie ne font pas partie de la succession au sens juridique. Ils sont transmis directement aux bénéficiaires désignés, sans passer par le notaire, et ne peuvent généralement pas être contestés par les héritiers réservataires (sauf abus manifeste).

Questions fréquentes

L'assurance-vie bénéficie d'une fiscalité très avantageuse en succession, hors droits de succession classiques. Deux régimes coexistent selon l'âge lors des versements. Avant 70 ans : prélèvement sui generis de 20 % puis 31,69 % après 700 000 € par bénéficiaire, après un abattement de 152 500 €. Après 70 ans : droits de succession classiques sur les primes, après un abattement global de 30 500 €.

L'abattement de 152 500 € est individuel par bénéficiaire (art. 990 I CGI). Il s'applique aux versements effectués avant 70 ans. Si vous désignez 3 bénéficiaires, l'abattement total atteint 457 500 €. Au-delà, le prélèvement sui generis est de 20 % jusqu'à 700 000 € de base imposable par bénéficiaire, puis 31,69 %.

Les primes versées après 70 ans relèvent de l'art. 757 B CGI : un abattement global de 30 500 € (partagé entre tous les bénéficiaires) s'applique sur les primes (hors intérêts qui restent exonérés). Le solde est soumis aux droits de succession selon le lien de parenté habituel (20 % en ligne directe sur la 1ère tranche par exemple).

Oui, totalement. Le conjoint survivant et le partenaire pacsé sont exonérés de toute taxation sur le capital reçu via une assurance-vie, quel que soit le montant, l'âge lors des versements, ou le régime applicable. Cette exonération est prévue à la fois par l'art. 990 I CGI et par l'art. 757 B CGI.

Non, sur le plan civil et fiscal, les capitaux d'assurance-vie sont transmis hors succession directement aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire, sans passer par le notaire ni par les droits de succession classiques. Ils relèvent d'une fiscalité propre (art. 990 I ou 757 B). En contrepartie, ils échappent en principe aux règles de la réserve héréditaire, sauf primes manifestement exagérées par rapport au patrimoine du souscripteur, que les héritiers peuvent contester.

L'abattement de 152 500 € (versements avant 70 ans) s'apprécie par bénéficiaire, tous contrats confondus, et non par contrat. Si un même bénéficiaire reçoit le capital de deux assurances-vie distinctes du même assuré, il ne bénéficie que d'un seul abattement de 152 500 €. De même, l'abattement global de 30 500 € (art. 757 B, après 70 ans) est unique et partagé entre tous les bénéficiaires, quel que soit le nombre de contrats.