✓ URSSAF 2026 — IS 15 %/25 %, flat tax 30 %, barème IR

Simulateur Salaire vs Dividendes SASU 2026

Trouvez la répartition optimale entre salaire et dividendes pour maximiser votre net en poche en tant que président de SASU, en tenant compte de l'IS et de la fiscalité des dividendes.

Barèmes en vigueur au Source : DGFiP — impôts.gouv.fr 2026 ↗
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Le scénario optimal est "tout dividendes" pour maximiser votre net en poche.
Votre scénario mixte génère 40 977 € net, vs 33 844 € (tout salaire) et 44 975 € (tout dividendes).
Net en poche (scénario mixte)
40 977 €
salaire net + dividendes nets
Net salaire
23 280 €
après cotisations salariales
IS payé
6 222 €
sur bénéfice résiduel
Net dividendes
24 681 €
après flat tax ou barème

Net en poche : 3 scénarios comparés

Comparaison des 3 scénarios de rémunération

ScénarioNet salariéDividendes brutsISImpôt dividendesNet total
Tout salaire48 349 €0 €0 €0 €33 844 €
Mixte (votre choix)23 280 €35 258 €6 222 €10 577 €40 977 €
Tout dividendes0 €64 250 €15 750 €19 275 €44 975 €

IS taux réduit 15 % ≤ 42 500 €, 25 % au-delà. Flat tax 30 % ou barème IR selon option. Source URSSAF / DGFiP 2026.

Valider vos droits retraite

Même si tout-dividendes maximise le net court terme, versez-vous au minimum un salaire brut mensuel de 858 € (6 × SMIC horaire × 150 h) pour valider 4 trimestres retraite par an.

Conservez ce calculTéléchargez la fiche complète au format PDF — gratuit, sans inscription. Pratique pour la partager avec votre comptable ou vos collaborateurs.

Salaire et dividendes en SASU

La SASU offre une flexibilité unique : contrairement à un salarié classique, le président choisit librement la proportion de sa rémunération versée en salaire (soumis à cotisations sociales) ou en dividendes (fiscalité des revenus du capital). Avec un salaire brut, la société supporte des cotisations patronales (~28,4 %) tandis que vous payez des cotisations salariales (~22,4 %) : votre net ressort à environ 77,6 % du brut, puis vous acquittez l'IR selon votre tranche marginale d'imposition (TMI). En contrepartie, le salaire valide vos trimestres de retraite et ouvre vos droits sociaux. Le salaire est par ailleurs déductible du résultat, donc il réduit l'assiette de l'impôt sur les sociétés (IS).

Avec des dividendes, le bénéfice est d'abord soumis à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà), puis le résultat net distribuable supporte la flat tax de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux), ou le barème progressif sur option. Atout majeur de la SASU : les dividendes ne sont pas soumis aux cotisations sociales, contrairement au gérant majoritaire de SARL. Revers de la médaille, ils n'ouvrent aucun droit social (ni retraite, ni prévoyance). La combinaison gagnante dépend donc de trois paramètres : votre résultat avant rémunération, votre TMI personnelle et votre besoin de protection sociale.

Les deux leviers et leurs taux 2026

CritèreSalaireDividendes
Charges sociales~28,4 % patronales + ~22,4 % salarialesAucune cotisation sociale
FiscalitéIR selon TMIFlat tax 30 % ou barème + PS 17,2 %
IS en amontDéductible (réduit l'IS)15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà
Droits retraite / prévoyanceOui (valide des trimestres)Non
Charges socialesSalaire~28,4 % patronales + ~22,4 % salariales
DividendesAucune cotisation sociale
FiscalitéSalaireIR selon TMI
DividendesFlat tax 30 % ou barème + PS 17,2 %
IS en amontSalaireDéductible (réduit l'IS)
Dividendes15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà
Droits retraite / prévoyanceSalaireOui (valide des trimestres)
DividendesNon

Les valeurs ci-dessus sont indicatives et varient selon le profil et le niveau de rémunération.

Exemple chiffré : Camille

Camille, 34 ans, préside sa SASU de conseil. Elle compare deux logiques sur une enveloppe équivalente afin de visualiser l'effet de chaque levier sur son net en poche et ses droits.

ÉlémentTout en salaireMixte salaire + dividendes
LogiqueMaximiser la protection socialeSalaire socle + complément en dividendes
Cotisations sociales~50 % du brut sur l'intégralité~50 % sur le salaire socle uniquement
DividendesAucunIS (15 %/25 %) puis flat tax 30 %
Droits retraiteTrimestres validés sur toutTrimestres validés sur le socle
LogiqueTout en salaireMaximiser la protection sociale
Mixte salaire + dividendesSalaire socle + complément en dividendes
Cotisations socialesTout en salaire~50 % du brut sur l'intégralité
Mixte salaire + dividendes~50 % sur le salaire socle uniquement
DividendesTout en salaireAucun
Mixte salaire + dividendesIS (15 %/25 %) puis flat tax 30 %
Droits retraiteTout en salaireTrimestres validés sur tout
Mixte salaire + dividendesTrimestres validés sur le socle

Lecture : en concentrant tout sur le salaire, Camille paie des cotisations élevées mais sécurise pleinement sa retraite et sa prévoyance. En versant un salaire socle puis le reste en dividendes, elle réduit la charge sociale globale : ses dividendes échappent aux cotisations et ne supportent que la flat tax de 30 %, là où chaque euro de salaire net lui coûte près du double une fois les charges ajoutées. L'enjeu est de calibrer le salaire socle pour ne pas sacrifier ses trimestres.

⚠️ Les dividendes ne valident aucun trimestreUn arbitrage trop favorable aux dividendes peut sembler avantageux à court terme, mais il ne génère aucun droit retraite ni prévoyance. Pour valider vos 4 trimestres annuels, il faut cotiser sur un salaire d'au moins 6 × le SMIC horaire × 150, soit environ 10 290 € brut en 2026. Versez toujours ce salaire socle avant d'optimiser via les dividendes.

Avantages et limites de chaque levier

Chaque mode de rémunération répond à un objectif différent. Voici les points à peser avant de trancher.

Atouts du salaire :

  • Protection sociale complète : retraite, maladie, prévoyance via le régime général d'assimilé-salarié.
  • Validation de trimestres : seul le salaire permet de cotiser pour la retraite (4 trimestres dès ~10 290 € brut/an).
  • Déductible du résultat : il réduit le bénéfice imposable à l'IS de la société.

Atouts des dividendes :

  • Pas de cotisations sociales en SASU, contrairement au gérant majoritaire de SARL/EURL.
  • Flat tax de 30 % par défaut (12,8 % IR + 17,2 % PS), souvent avantageuse dès une TMI à 30 %.
  • Option barème progressif possible (TMI + 17,2 % PS) : intéressante en TMI 11 % (28,2 % au total).

Limites à garder en tête :

  • Les dividendes sont versés après IS (15 % puis 25 % au-delà de 42 500 €) : le bénéfice est déjà taxé en amont.
  • Ils ne créent aucun droit social (ni retraite, ni prévoyance).
  • Le salaire supporte des charges lourdes (cotisations cumulées ~50 % du brut), ce qui en fait un levier coûteux pris isolément.
  • L'option pour le barème est globale et annuelle : elle s'applique à tous vos revenus mobiliers de l'année, pas seulement à vos dividendes.
Comparer SASU et EURL

Vous hésitez entre SASU et EURL ? Comparez les cotisations, l'IS et le net en poche pour les deux structures.

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Construire son arbitrage optimal

La stratégie gagnante est rarement le tout-salaire ou le tout-dividendes. Voici une démarche concrète :

  1. Définir un salaire socle suffisant pour valider vos 4 trimestres de retraite (≈ 10 290 € brut/an) et ouvrir vos droits sociaux. C'est le minimum à ne jamais sacrifier ; en pratique, 1 000 à 1 500 € brut/mois suffisent souvent.
  2. Estimer le résultat distribuable après salaire et IS (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà) : c'est l'assiette de vos dividendes potentiels.
  3. Comparer le coût total des scénarios avec le simulateur ci-dessus, qui applique automatiquement les charges sociales, l'IS, la flat tax de 30 % et le barème sur option.
  4. Arbitrer selon votre TMI : la flat tax (30 %) devient avantageuse dès une TMI à 30 % ; à 11 %, l'option barème (28,2 %) peut être préférable. Si les dividendes risquent de vous faire basculer en tranche 41 %, envisagez un versement en PER déductible ou un réinvestissement dans la société.
  5. Choisir entre PFU (prélèvement forfaitaire unique, ou « flat tax » de 30 %) et barème au moment de la déclaration 2042 : l'option s'exerce case par case mais reste globale sur l'année.

N'oubliez pas que la distribution de dividendes se décide en assemblée, après approbation des comptes, et suppose un bénéfice distribuable réel : un dividende ne peut donc pas être lissé mensuellement comme un salaire. Enfin, l'arbitrage idéal évolue chaque année avec votre TMI, vos besoins de trésorerie et l'état de votre carrière retraite. Relancez le simulateur avec vos chiffres réels, et pour les montages structurants, l'avis d'un expert-comptable reste recommandé.

Questions fréquentes

Il n'existe pas de réponse universelle : cela dépend de votre TMI, du montant du résultat et de votre besoin de protection sociale. En règle générale, verser un salaire modéré (pour valider trimestres retraite et droits sociaux) puis distribuer le reste en dividendes est souvent optimal pour les TMI 30 % et plus, grâce à la flat tax à 30 % sur les dividendes (inférieure au TMI + PS).

Les dividendes d'une SASU subissent soit la flat tax (PFU) de 30 % (12,8 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux), soit le barème progressif IR + PS de 17,2 % sur option à la déclaration. Le choix de l'option est fait au moment de la déclaration d'impôt et s'applique à l'ensemble des revenus du capital. La flat tax est souvent avantageuse pour les TMI ≥ 30 %.

Pour valider 4 trimestres retraite, il faut cotiser sur un salaire annuel d'au moins 6 × le SMIC horaire × 150 = environ 10 290 € brut en 2026. En pratique, un salaire brut mensuel de 1 000 à 1 500 € permet de valider ses droits retraite tout en minimisant les charges.

Non. Les dividendes versés par une SASU ne sont pas soumis aux cotisations sociales (contrairement à l'EURL où la part > 10 % du capital peut être requalifiée). C'est l'un des avantages majeurs de la SASU pour l'optimisation de la rémunération du dirigeant.

Non. L'option pour le barème progressif est globale : elle s'applique à l'ensemble des revenus mobiliers (dividendes, intérêts, plus-values) de l'année fiscale. On ne peut pas choisir la flat tax pour certains revenus et le barème pour d'autres. L'option s'exerce case par case sur la déclaration 2042.