✓ SASU 2026 — Assimilé salarié + Flat tax 30 %

Simulateur Rémunération Président SASU 2026

Calculez votre salaire net, vos dividendes après IS (15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %) et flat tax 30 %, et votre revenu total dirigeant.

Barèmes en vigueur au Source : URSSAF — Taux et barèmes 2026 ↗
Vos paramètres

Paramètres de votre SASU

€ HT / mois

Hors taxes — la TVA 20 % est ajoutée pour le calcul interne

0 % (100 % dividendes)50 %100 % (0 % dividendes)
Vos résultats
Pour 10 000 € de CA HT/mois, votre revenu total dirigeant est de 5 571 €/mois.
2 310 € salaire net + 3 261 € dividendes nets après IS et flat tax 30 %.
Revenu total dirigeant
5 571 €
salaire net + dividendes nets / mois
Salaire net
2 310 €
3 000 € brut
Dividendes nets
3 261 €
après IS + flat tax 30 %
IS effectif
18,8 %
IS / résultat avant IS

Répartition du CA HT — Du chiffre d'affaires au revenu dirigeant

Net total5 571 €
  • Salaire net dirigeant
  • Dividendes nets
  • Charges sociales
  • IS
  • Flat tax (PFU 30 %)

IS PME : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice annuel, 25 % au-delà.

Revenu total dirigeant selon la répartition salaire / dividendes

0 %
5 498 € net/mois
25 %
5 559 € net/mois
50 %
5 576 € net/mois
75 %
5 775 € net/mois
100 %
7 700 € net/mois

Pour 10 000 € de CA HT/mois. La colonne surlignée correspond à votre saisie.

Flux de trésorerie SASU (mensuel)

ÉtapeMontant
CA TTC12 000 €
CA HT (TVA 20 %)10 000 €
Salaire brut dirigeant (30 % du CA HT)− 3 000 €
Charges patronales (~42 %)− 1 260 €
Résultat avant IS5 740 €
IS (18,8 %)− 1 081 €
Résultat net IS (= dividendes bruts)4 659 €
Flat tax dividendes (12.8 % IR + 17.2 % PS)− 1 398 €
Dividendes nets3 261 €
Charges salariales (~23 %)− 690 €
Salaire net dirigeant2 310 €
TOTAL revenu dirigeant5 571 €

IS taux réduit 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice annuel (PME éligibles). Flat tax dividendes : 12.8 % IR + 17.2 % PS = 30 %. Pas de cotisations sociales sur dividendes SASU.

Conservez ce calculTéléchargez la fiche complète au format PDF — gratuit, sans inscription. Pratique pour la partager avec votre comptable ou vos collaborateurs.

Salaire ou dividendes : les deux leviers du président

En SASU, le président ne touche pas un revenu unique : il arbitre entre deux canaux distincts. Le salaire est déductible du résultat imposable à l'IS, mais il déclenche des charges sociales lourdes — environ 42 % de charges patronales qui s'ajoutent au brut, puis environ 23 % de charges salariales qui réduisent le net. En contrepartie, il ouvre des droits : retraite de base (CNAV) et complémentaire (AGIRC-ARRCO), assurance maladie et indemnités journalières du régime général. Les dividendes, eux, ne sont pas déductibles de l'IS : ils sont prélevés sur le bénéfice net après impôt société. Mais ils échappent totalement aux cotisations sociales et ne supportent que la flat tax de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux).

Cette dualité explique pourquoi il n'existe pas de réponse universelle. Un salaire élevé sécurise la protection sociale et la retraite future, au prix d'un coût total société de l'ordre de 50 à 55 % du brut. Des dividendes élevés permettent de sortir l'argent avec moins de prélèvements, mais sans générer le moindre droit social. L'optimum se construit donc en fonction de votre tranche marginale d'imposition (TMI), de vos besoins de couverture et de votre horizon patrimonial.

Les deux barèmes qui structurent le calcul

FluxPrélèvement applicableTaux
Bénéfice SASU (IS, PME éligible)jusqu'à 42 500 €15 %
Bénéfice SASU (IS, au-delà)au-delà de 42 500 €25 %
Dividendes (flat tax / PFU)dont IR12,8 %
Dividendes (flat tax / PFU)dont prélèvements sociaux17,2 %
Salaire (charges patronales)indicatif, sur le brut~42 %
Salaire (charges salariales)indicatif, sur le brut~23 %
Bénéfice SASU (IS, PME éligible)Prélèvement applicablejusqu'à 42 500 €
Taux15 %
Bénéfice SASU (IS, au-delà)Prélèvement applicableau-delà de 42 500 €
Taux25 %
Dividendes (flat tax / PFU)Prélèvement applicabledont IR
Taux12,8 %
Dividendes (flat tax / PFU)Prélèvement applicabledont prélèvements sociaux
Taux17,2 %
Salaire (charges patronales)Prélèvement applicableindicatif, sur le brut
Taux~42 %
Salaire (charges salariales)Prélèvement applicableindicatif, sur le brut
Taux~23 %

Le taux réduit d'IS de 15 % ne s'applique qu'aux PME éligibles : chiffre d'affaires inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré et détenu à 75 % minimum par des personnes physiques.

Exemple chiffré : la rémunération de Camille, présidente de SASU

Camille, 38 ans, se verse un salaire brut de 3 000 € par mois via sa SASU. Voici le détail du flux, de la dépense engagée par la société jusqu'au net qu'elle perçoit :

ÉtapeMontant mensuelSur 12 mois
Salaire brut3 000 €36 000 €
+ Charges patronales (~42 %)1 260 €15 120 €
Coût total société4 260 €51 120 €
− Charges salariales (~23 %)690 €8 280 €
Salaire net dirigeante2 310 €27 720 €
Salaire brutMontant mensuel3 000 €
Sur 12 mois36 000 €
+ Charges patronales (~42 %)Montant mensuel1 260 €
Sur 12 mois15 120 €
Coût total sociétéMontant mensuel4 260 €
Sur 12 mois51 120 €
− Charges salariales (~23 %)Montant mensuel690 €
Sur 12 mois8 280 €
Salaire net dirigeanteMontant mensuel2 310 €
Sur 12 mois27 720 €

Autrement dit, pour que Camille touche 27 720 € net dans l'année, sa société doit assumer une dépense de 51 120 €. C'est seulement au-delà de ce seuil de marge qu'elle peut envisager de distribuer des dividendes. Si la SASU dégage 42 500 € de bénéfice imposable après ce salaire, l'IS s'élève à 15 % soit 6 375 €, laissant 36 125 € distribuables ; après flat tax de 30 %, il resterait environ 25 287 € de dividendes nets.

⚠️ Les dividendes n'ouvrent aucun droit socialOptimiser uniquement par les dividendes peut sembler malin fiscalement, mais c'est un pari risqué : aucun trimestre de retraite validé, pas d'indemnités journalières en cas d'arrêt maladie, pas de couverture maladie liée à l'activité. Un président qui ne se verse aucun salaire ne se constitue aucune retraite. Conservez toujours une base de salaire suffisante pour valider vos droits.

Points clés du statut d'assimilé salarié

Le statut du président de SASU repose sur quelques caractéristiques structurantes, à connaître avant tout arbitrage :

  • Régime général de la Sécurité sociale : le président est assimilé salarié (CPAM pour la maladie, CNAV et AGIRC-ARRCO pour la retraite). Il bénéficie de la même couverture qu'un salarié classique — un avantage majeur sur le statut TNS du gérant majoritaire de SARL.
  • Pas d'assurance chômage : malgré son rattachement au régime général, il ne cotise pas à l'assurance chômage et n'ouvre aucun droit à l'ARE (allocation de retour à l'emploi, l'allocation chômage versée par France Travail). Une garantie privée (GSC) existe mais reste coûteuse, de l'ordre de 300 à 600 €/mois selon le niveau de protection (indicatif).
  • Dividendes hors cotisations sociales : contrairement à la SARL où la part de dividendes dépassant 10 % du capital est soumise aux cotisations SSI, les dividendes de SASU ne supportent aucune cotisation sociale, uniquement la flat tax de 30 %.
  • IS dès le premier euro : la SASU paie l'impôt société sur son bénéfice (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà pour les PME éligibles), calculé après déduction du salaire et des charges patronales du dirigeant.
  • Responsabilité limitée : le patrimoine personnel est séparé de celui de la société, ce qui distingue nettement la SASU de l'entreprise individuelle au réel.

Pour situer le choix : face à une SARL, la SASU offre une meilleure couverture sociale mais des charges plus élevées ; face à l'EI au réel, elle sépare le patrimoine et permet de mettre en réserve les bénéfices, au prix d'une comptabilité commerciale et de l'IS dès le premier euro de profit.

Optimiser sa rémunération selon sa TMI

La stratégie se règle principalement en fonction de votre tranche marginale d'imposition. Voici une grille indicative, à ajuster selon votre profil :

  1. TMI 0 à 11 % : privilégiez le salaire. L'IR sur le revenu salarial reste très faible et vous construisez vos droits retraite et votre protection sociale au passage.
  2. TMI 30 % : visez un mix équilibré, de l'ordre de 50 % salaire et 50 % dividendes. Vous conservez une base de droits sociaux tout en captant l'efficacité fiscale des dividendes.
  3. TMI 41 à 45 % : maximisez les dividendes, car la flat tax de 30 % devient inférieure à votre taux marginal d'imposition. Maintenez toutefois un salaire plancher pour ne pas sacrifier votre retraite.

Les étapes concrètes pour piloter votre rémunération :

  1. Estimer le bénéfice prévisionnel de la société avant rémunération, pour connaître l'enveloppe distribuable.
  2. Fixer le salaire annuel en fonction des droits sociaux visés et de votre TMI, sachant qu'il réduit d'autant le bénéfice imposable à l'IS.
  3. Calculer l'IS sur le bénéfice restant (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %).
  4. Décider de la distribution de dividendes en assemblée (décision de l'associé unique), après approbation des comptes, généralement dans les 6 mois de la clôture de l'exercice.
  5. Appliquer la flat tax de 30 % sur les dividendes versés, ou opter pour le barème progressif si c'est plus avantageux selon votre TMI.

Enfin, gardez en tête deux options spécifiques aux jeunes sociétés : la SASU peut opter pour l'imposition des bénéfices à l'IR pendant ses 5 premières années (utile en cas de déficit ou de TMI faible), et le choix salaire/dividendes peut se réévaluer chaque exercice. Pour les arbitrages à enjeu élevé, le recours à un expert-comptable reste recommandé.

Questions fréquentes

Non, automatiquement. En tant qu'assimilé salarié, le président de SASU cotise à la Sécurité Sociale (régime général) mais pas à l'assurance chômage. Il est possible de souscrire une assurance chômage privée optionnelle (Garantie Sociale des Chefs d'entreprise — GSC), mais elle est coûteuse (300-600 €/mois selon le niveau de garantie). En cas de cessation d'activité, aucun droit à l'ARE n'est ouvert sauf droits antérieurs non épuisés.

Oui. La SASU peut opter pour l'imposition des bénéfices à l'IR (au nom du président) pendant les 5 premières années d'existence. Cette option est limitée à 5 exercices et nécessite un accord unanime des associés (donc juste l'unique associé). Elle peut être avantageuse si la société est déficitaire (imputation des pertes sur le revenu global du foyer) ou si la TMI du dirigeant est faible.

Non. Contrairement aux dividendes versés par une SARL dont le gérant est majoritaire (soumis à cotisations SSI sur la part dépassant 10 % du capital + primes d'émission + sommes en CCA), les dividendes de SASU ne sont soumis à AUCUNE cotisation sociale. Ils supportent uniquement la flat tax de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux) ou le barème progressif sur option.

Le président de SASU est assimilé salarié au régime général de la Sécurité Sociale (CPAM, retraite CNAV et AGIRC-ARRCO). Il bénéficie de la même couverture maladie qu'un salarié — un avantage majeur par rapport au statut TNS (gérant SARL majoritaire). En revanche, il ne cotise pas à l'assurance chômage et n'a pas droit aux IJ Sécu en cas d'arrêt sans avoir une rémunération minimale.

L'optimum dépend de votre TMI, vos besoins de protection sociale et le montant à sortir. En dessous de la TMI 30 %, le mix 50/50 est souvent pertinent. Au-delà, les dividendes deviennent fiscalement plus intéressants (30 % flat tax vs 50-55 % de charges totales sur salaire) mais ne génèrent pas de droits retraite ni de protection sociale. Pour préparer la retraite, le salaire reste indispensable.

L'IS 2026 reste à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfices pour les PME éligibles (CA < 10 M€, capital entièrement libéré, détenu à 75 % min par des personnes physiques), puis 25 % au-delà. Pour les autres sociétés, le taux uniforme de 25 % s'applique dès le 1er euro. Le bénéfice imposable est calculé après déduction du salaire et des charges patronales du dirigeant.

La SASU est pertinente pour : (1) des CA > 60 000 €/an permettant de sortir le capital en dividendes optimisés, (2) un projet à patrimoine séparé (responsabilité limitée), (3) une activité où la protection sociale du régime général importe, (4) un projet d'embauche futur ou d'ouverture du capital. En dessous, l'auto-entrepreneur ou l'EI au réel reste souvent plus simple et moins coûteux administrativement.