✓ PFU 30 % vs option barème — choisissez le moins-disant

Comparateur Flat Tax (PFU) vs Barème IR 2026

Comparez instantanément la flat tax 30 % et l'option barème IR sur vos revenus de placement 2026 (dividendes, intérêts, plus-values) et identifiez le régime le plus avantageux selon votre TMI.

Barèmes en vigueur au Source : DGFiP — impôts.gouv.fr 2026 ↗
Vos paramètres

Vos revenus de placement

Vos résultats
Flat Tax (PFU 30 %)
7 000 €
Impôt 3 000 €
Option Barème IR
6 684 €
Impôt 3 316 € · TMI 30 %
Option gagnante : Flat Tax (PFU 30 %)

Sur 10 000 € brut, l'option Flat Tax (PFU 30 %) vous permet d'économiser 316 € par rapport à l'autre régime. Net perçu : 7 000 €.

Net perçu selon l'option

Flat Tax 30 %
7 000 €
Barème IR
6 684 €

Comparatif détaillé

ÉlémentFlat Tax 30 %Barème IR
Montant brut10 000 €10 000 €
Base imposable IR10 000 €6 000 €
IR1 280 €1 800 €
Prélèvements sociaux (17,2 %)1 720 €1 720 €
Économie CSG déductible (N+1)204 €
Total impôt3 000 €3 316 €
Net perçu7 000 €6 684 €

Source : DGFiP — CGI art. 200 A. Abattement 40 % (CGI 158-3-2°) sur la base IR uniquement.

Conservez ce calculTéléchargez la fiche complète au format PDF — gratuit, sans inscription. Pratique pour la partager avec votre comptable ou vos collaborateurs.

Comment fonctionne le PFU sur vos revenus de placement

Depuis 2018, les revenus de placement — dividendes, intérêts de livrets fiscalisés et d'obligations, plus-values mobilières — sont soumis par défaut au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 %, communément appelé « flat tax » (CGI art. 200 A). Ce taux unique s'applique sur le montant brut du revenu, sans aucun abattement ni déduction. Sa logique : un taux simple et prévisible, identique quelle que soit votre tranche d'imposition, qui s'avère plutôt favorable aux contribuables fortement imposés.

Vous n'êtes toutefois pas obligé de subir la flat tax. Lors de votre déclaration, vous pouvez opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu en cochant la case 2OP. Cette option est globale et irrévocable pour l'année : elle s'applique alors à l'intégralité de vos revenus de capitaux mobiliers et plus-values de l'exercice. Impossible de panacher — vous arbitrez sur l'ensemble du portefeuille de revenus financiers, jamais ligne par ligne.

Les deux composantes de la flat tax 30 %

ComposanteTauxAssietteModifiable par l'option barème ?
IR forfaitaire12,8 %BrutOui (remplacé par votre TMI)
Prélèvements sociaux17,2 %BrutNon (toujours dus)
Total PFU30 %Brut
IR forfaitaireTaux12,8 %
AssietteBrut
Modifiable par l'option barème ?Oui (remplacé par votre TMI)
Prélèvements sociauxTaux17,2 %
AssietteBrut
Modifiable par l'option barème ?Non (toujours dus)
Total PFUTaux30 %
AssietteBrut
Modifiable par l'option barème ?

Les 17,2 % de prélèvements sociaux se décomposent en CSG 9,2 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %. Ils restent dus dans les deux régimes : seule la part IR (12,8 % forfaitaire ou votre TMI réelle) change selon votre choix.

Exemple chiffré : intérêts et plus-values, arbitrage 2OP

Marc, 35 ans, perçoit cette année 5 000 € d'intérêts d'obligations (titres fiscalisés) et réalise 3 000 € de plus-values mobilières sur la cession d'actions logées dans un compte-titres ordinaire, soit 8 000 € de revenus financiers. Sa tranche marginale d'imposition (TMI) est de 11 %. Contrairement aux dividendes, ces deux revenus ne bénéficient d'aucun abattement : l'arbitrage se joue donc uniquement sur le taux d'IR appliqué au brut (12,8 % forfaitaire en PFU contre 11 % au barème).

PostePFU 30 % (défaut)Option barème (TMI 11 %)
IR1 024 € (12,8 % × 8 000)880 € (11 % × 8 000, sans abattement)
Prélèvements sociaux1 376 € (17,2 % × 8 000)1 376 € (17,2 % × 8 000)
Total prélevé2 400 €2 256 €
Net dans la poche5 600 €5 744 €
IRPFU 30 % (défaut)1 024 € (12,8 % × 8 000)
Option barème (TMI 11 %)880 € (11 % × 8 000, sans abattement)
Prélèvements sociauxPFU 30 % (défaut)1 376 € (17,2 % × 8 000)
Option barème (TMI 11 %)1 376 € (17,2 % × 8 000)
Total prélevéPFU 30 % (défaut)2 400 €
Option barème (TMI 11 %)2 256 €
Net dans la pochePFU 30 % (défaut)5 600 €
Option barème (TMI 11 %)5 744 €

En cochant 2OP, Marc économise 144 € la première année, simplement parce que sa TMI (11 %) est inférieure au taux forfaitaire d'IR du PFU (12,8 %). L'écart est plus modeste que pour des dividendes, car ni les intérêts ni les plus-values ne profitent de l'abattement de 40 %. À l'inverse, dès que la TMI atteint 30 %, 41 % ou 45 %, le barème devient nettement plus coûteux que le PFU sur ces mêmes revenus : Marc aurait alors tout intérêt à laisser jouer la flat tax. Bon à savoir : l'option barème ouvre tout de même droit à la CSG déductible 6,8 % (ici 544 € sur 8 000 €), retirée du revenu imposable de l'année suivante.

⚠️ L'option barème est globale et irrévocableSi Marc perçoit aussi des dividendes dans l'année, l'option 2OP s'applique à tous ses revenus financiers — y compris ceux où le barème serait moins favorable. Et inversement : choisir le barème pour profiter de l'abattement 40 % sur des dividendes embarque aussi ses intérêts et plus-values, sans abattement. Faites tourner le simulateur sur l'ensemble de votre portefeuille avant de cocher la case, jamais sur un seul revenu. Pour le cas spécifique des dividendes, utilisez aussi notre simulateur dividendes dédié.

Abattements, prélèvements sociaux et points clés

Avant d'arbitrer, gardez en tête les mécanismes propres à chaque régime :

  • Abattement 40 % sur les dividendes (CGI art. 158-3-2°) : il ne joue que si vous optez pour le barème, et uniquement sur la base IR. Sur 10 000 € bruts, seuls 6 000 € sont soumis au barème. Il ne s'applique jamais aux prélèvements sociaux (calculés sur le brut), ni aux intérêts, ni aux plus-values mobilières.
  • CSG déductible 6,8 % (CGI art. 154 quinquies) : réservée à l'option barème. Vous déduisez 6,8 % du revenu de votre revenu imposable de l'année N+1. Avec le PFU, aucune CSG n'est déductible.
  • Prélèvements sociaux 17,2 % : dus dans les deux régimes, sur le montant brut, sans exception.
  • PEA après 5 ans : les gains sont exonérés d'IR ; seuls les 17,2 % de PS s'appliquent au retrait. Avant 5 ans, ils relèvent du PFU 30 % (ou du barème sur option). C'est le véhicule le plus efficient pour les actions européennes.
  • Stock-options et actions gratuites (AGA) : régime spécifique (CGI art. 80 bis et 80 quaterdecies), distinct du PFU — à traiter avec un simulateur dédié.

Le tableau ci-dessous résume, à titre indicatif et selon le profil, le régime généralement le plus avantageux par TMI et par type de revenu.

Votre TMIDividendesIntérêtsPlus-values mobilières
0 %BarèmeBarèmeBarème
11 %BarèmeBarèmeBarème
30 %PFU (limite)PFUPFU
41 %PFUPFUPFU
45 %PFUPFUPFU
0 %DividendesBarème
IntérêtsBarème
Plus-values mobilièresBarème
11 %DividendesBarème
IntérêtsBarème
Plus-values mobilièresBarème
30 %DividendesPFU (limite)
IntérêtsPFU
Plus-values mobilièresPFU
41 %DividendesPFU
IntérêtsPFU
Plus-values mobilièresPFU
45 %DividendesPFU
IntérêtsPFU
Plus-values mobilièresPFU

L'abattement 40 % et la CSG déductible expliquent pourquoi le barème reste pertinent pour les dividendes jusqu'à une TMI de 30 % environ, alors qu'il décroche plus tôt pour les intérêts et les plus-values, qui n'en bénéficient pas.

Choisir le bon régime et optimiser votre déclaration

Pour arbitrer sereinement entre flat tax et barème, procédez par étapes :

  1. Identifiez votre TMI réelle. C'est le pivot de la décision : en dessous de 30 % (0 % ou 11 % surtout), l'option barème mérite presque toujours d'être testée ; à 41 % ou 45 %, le PFU 30 % l'emporte quasi systématiquement.
  2. Recensez tous vos revenus financiers de l'année. Dividendes, intérêts, plus-values, rachats d'assurance-vie hors PEA : l'option 2OP étant globale, l'arbitrage se fait sur l'ensemble, pas ligne par ligne.
  3. Lancez le comparateur ci-dessus avec vos montants réels et votre TMI. Il calcule en parallèle le coût PFU et le coût barème (abattement 40 % et CSG déductible inclus) et désigne le moins-disant.
  4. Reportez les montants sur votre déclaration. Les revenus de capitaux mobiliers se déclarent sur la 2042 ; les plus-values sur la 2074. Cochez la case 2OP uniquement si le barème ressort gagnant.
  5. Refaites le calcul chaque année. L'option est irrévocable pour l'exercice concerné, mais vous pouvez choisir différemment d'une année sur l'autre. Une variation de revenus (donc de TMI) peut inverser l'arbitrage.

Dernier réflexe d'optimisation : si vous détenez des actions européennes, logez-les dans un PEA. Après 5 ans, les gains échappent à l'IR et ne supportent que les 17,2 % de prélèvements sociaux — un cadre fiscal qu'aucune option barème ne peut égaler sur un compte-titres ordinaire.

Sources

  • DGFiP — CGI art. 200 A (PFU), art. 158-3-2° (abattement 40 %), art. 154 quinquies (CSG déductible)
  • impots.gouv.fr — Notice 2042 et 2074 (revenus de capitaux mobiliers, plus-values)

Questions fréquentes

L'option barème devient avantageuse lorsque votre TMI est inférieure à 30 %, en particulier à 0 % ou 11 %. Pour les dividendes, l'abattement 40 % renforce l'intérêt du barème jusqu'à une TMI de 30 % environ. Au-delà (41 %, 45 %), la flat tax 30 % reste presque toujours plus favorable.

L'option est globale et irrévocable pour l'année (CGI art. 200 A). Si vous optez pour le barème, l'option s'applique à l'intégralité de vos revenus de capitaux mobiliers et plus-values de l'année : dividendes, intérêts, plus-values mobilières, assurance-vie (rachats hors PEA). Impossible de panacher.

Si vous optez pour le barème, vos dividendes bénéficient d'un abattement de 40 % sur la base IR (CGI art. 158-3-2°). Sur 10 000 € bruts, seuls 6 000 € entrent dans la base soumise au barème. Attention : cet abattement ne joue QUE sur l'IR, jamais sur les prélèvements sociaux (17,2 %) qui restent dus sur le brut.

Oui, dans les deux régimes. La CSG (9,2 %) + CRDS (0,5 %) + prélèvement de solidarité (7,5 %) totalisent 17,2 % et s'appliquent sur le montant brut, que vous choisissiez le PFU ou le barème. Seul l'IR change selon l'option.

Si vous optez pour le barème IR, 6,8 % de CSG sont déductibles de votre revenu imposable l'année suivante (CGI art. 154 quinquies). Sur 10 000 € de dividendes, vous déduisez 680 € de votre revenu N+1 — soit une économie d'IR ≈ 680 × TMI. Avec le PFU, aucune CSG n'est déductible.

Non. Après 5 ans de détention, les gains du PEA sont totalement exonérés d'IR. Seuls les prélèvements sociaux 17,2 % restent dus en cas de retrait. Avant 5 ans, les gains sont soumis au PFU 30 % (ou au barème sur option). Le PEA reste le véhicule fiscalement le plus efficient pour les actions européennes.

Non, elles relèvent d'un régime fiscal spécifique (CGI art. 80 bis et 80 quaterdecies). Les actions gratuites (AGA) sont imposées en partie au barème IR (gain d'acquisition) + PS spécifiques (9,7 %) et la plus-value de cession suit le régime PFU. Les stock-options ont leur propre barème dérogatoire. Voir notre simulateur stock-options dédié.

Non. L'option pour le barème est exercée au moment de la déclaration de revenus (case 2OP) et est irrévocable pour l'année concernée. Vous pouvez en revanche faire un choix différent chaque année. Faites tourner le simulateur avec votre TMI réelle avant de cocher la case 2OP.