✓ CFE 2026 — Auto-entrepreneur

Simulateur CFE 2026

Estimez votre Cotisation Foncière des Entreprises en auto-entreprise : base minimum, fourchette selon la commune et exonérations applicables.

Barèmes en vigueur au Source : DGFiP — impôts.gouv.fr 2026 ↗
Vos paramètres

Paramètres CFE

CA < 5 000 € → exonération automatique.

année

Année de création 2026 → exonération de plein droit la 1ère année.

Vos résultats
CFE estimée entre 29 € et 209 € selon la commune.
Base minimum 243 € – 695 € × taux communal 12 – 30 %.
Fourchette CFE estimée
29 € – 209 €
selon le taux communal appliqué
CFE minimum
29 €
taux communal 12 %
CFE maximum
209 €
taux communal 30 %
Base minimum
243 € – 695 €
selon la commune
Calendrier de paiement CFE

Acompte de 50 % dû le 15 juin (si CFE N-1 > 3 000 €). Solde dû le 15 décembre. Paiement obligatoire en ligne sur impots.gouv.fr.

Détail du calcul

ÉtapeValeur
CA annuel20 000 €
Base minimum (fourchette)243 € – 695 €
Taux communal12 % – 30 %
Fourchette CFE estimée29 € – 209 €

La valeur exacte dépend du taux communal voté par votre commune. Consultez votre avis de CFE sur impots.gouv.fr.

CFE selon le CA

CA annuelBase minimumCFE estimée
8 000 €243 € – 347 €29 € – 104 €
25 000 €243 € – 695 €29 € – 209 €
Votre saisie243 € – 695 €29 € – 209 €
60 000 €243 € – 1 460 €29 € – 438 €
150 000 €243 € – 2 434 €29 € – 730 €

Commune : ville moyenne. Exonération automatique si CA < 5 000 €.

Conservez ce calculTéléchargez la fiche complète au format PDF — gratuit, sans inscription. Pratique pour la partager avec votre comptable ou vos collaborateurs.

Comment fonctionne la CFE

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) est un impôt local dû par presque toutes les entreprises, des grands groupes jusqu'aux auto-entrepreneurs. Elle constitue, avec la CVAE, l'une des deux composantes de la contribution économique territoriale (CET) qui a remplacé l'ancienne taxe professionnelle. Son montant n'a aucun lien direct avec votre bénéfice : la CFE est assise sur la valeur locative des biens immobiliers que vous utilisez pour exercer votre activité (bureau, atelier, boutique, entrepôt). Vous pouvez donc être redevable de la CFE même une année où votre activité a été déficitaire.

Pour la grande majorité des auto-entrepreneurs, qui travaillent depuis leur domicile ou n'ont aucun local exclusivement professionnel, il n'existe pas de valeur locative imposable au sens classique. L'administration applique alors une base minimum forfaitaire, votée par chaque commune (ou intercommunalité) par délibération, à l'intérieur d'une fourchette légale qui dépend de votre chiffre d'affaires. Le taux communal est ensuite appliqué à cette base pour obtenir la cotisation due. C'est cette mécanique, base minimum × taux communal, que le simulateur reproduit pour vous donner une fourchette indicative.

Base minimum et taux 2026

Chiffre d'affaires N-2Base minimum 2026 (fourchette légale)
CA ≤ 10 000 €243 € à 579 €
CA de 10 001 € à 32 600 €243 € à 1 158 €
CA de 32 601 € à 100 000 €243 € à 2 433 €
CA de 100 001 € à 250 000 €243 € à 4 056 €
CA de 250 001 € à 500 000 €243 € à 5 793 €
CA > 500 000 €243 € à 7 533 €
Taux communal appliqué12 % à 30 % (métropole, indicatif)
CA ≤ 10 000 €243 € à 579 €
CA de 10 001 € à 32 600 €243 € à 1 158 €
CA de 32 601 € à 100 000 €243 € à 2 433 €
CA de 100 001 € à 250 000 €243 € à 4 056 €
CA de 250 001 € à 500 000 €243 € à 5 793 €
CA > 500 000 €243 € à 7 533 €
Taux communal appliqué12 % à 30 % (métropole, indicatif)

Source : article 1647 D du Code général des impôts (CGI). Bornes 2026 revalorisées selon l'indice des prix — vérifiez le barème en vigueur sur impots.gouv.fr.

La fourchette comporte donc six tranches de chiffre d'affaires, chacune avec une borne basse identique (243 €) et une borne haute croissante. Un auto-entrepreneur réalisant par exemple 80 000 € de CA se situe dans la tranche « 32 601 € à 100 000 € » : sa base minimum communale peut aller de 243 € à 2 433 € selon la délibération de sa commune. C'est le CA de l'année N-2 qui détermine la tranche applicable. Les bornes basse et haute sont fixées par la loi ; le montant exact retenu dépend de la délibération de votre commune. C'est pourquoi deux auto-entrepreneurs au même chiffre d'affaires peuvent payer des CFE très différentes selon leur lieu de domiciliation.

Exemple chiffré : Camille, consultante en marketing

Camille, 34 ans, est consultante freelance en micro-entreprise (BNC (bénéfices non commerciaux, le régime des professions libérales)). Elle travaille depuis son domicile et a réalisé 22 000 € de chiffre d'affaires sur l'année. Comme son CA dépasse 5 000 € et qu'elle est au-delà de sa première année d'activité, elle est redevable de la CFE sur la base minimum de sa commune. Sa mairie a fixé une base de 350 € et applique un taux de 25 %.

ÉtapeDétailMontant
Base minimum communaleFixée par délibération350 €
Taux communalVoté par la commune25 %
CFE due (indicative)350 € × 25 %88 €
Acompte du 15 juinCFE < 3 000 € → aucun acompte0 €
Solde au 15 décembreTotalité en une fois88 €
Base minimum communaleDétailFixée par délibération
Montant350 €
Taux communalDétailVoté par la commune
Montant25 %
CFE due (indicative)Détail350 € × 25 %
Montant88 €
Acompte du 15 juinDétailCFE < 3 000 € → aucun acompte
Montant0 €
Solde au 15 décembreDétailTotalité en une fois
Montant88 €

Camille règle donc environ 88 € en une seule échéance, au 15 décembre. Si elle s'était domiciliée dans une commune ayant voté une base plus élevée (par exemple 600 € à 28 %), sa CFE aurait dépassé 160 € : le simple choix de la commune de domiciliation a un impact direct, d'où l'intérêt de simuler avant de s'installer.

⚠️ Le CA de l'avant-dernière année compteLa base de CFE d'une année N est déterminée d'après le chiffre d'affaires de l'année N-2. Une grosse année de lancement peut donc faire grimper votre base minimum deux ans plus tard, alors même que votre activité a ralenti entre-temps. Anticipez ce décalage dans votre trésorerie.

Exonérations et points clés

Plusieurs dispositifs permettent d'être totalement dispensé de CFE. Les deux plus fréquents pour les indépendants sont automatiques :

  • Exonération de la première année : toute entreprise nouvellement créée, y compris une auto-entreprise, est exonérée de CFE l'année de sa création. Aucune démarche n'est requise, l'exonération s'applique de plein droit. La CFE devient due à partir de la deuxième année.
  • Exonération pour CA inférieur à 5 000 € : les auto-entrepreneurs dont le chiffre d'affaires annuel reste sous 5 000 € sont exonérés. Cette condition s'apprécie chaque année — si votre CA repasse au-dessus du seuil, la CFE redevient due l'année suivante.

D'autres exonérations, sectorielles ou géographiques, peuvent s'appliquer selon votre profil :

  • Artisans inscrits au répertoire des métiers et travaillant seuls (ou avec une main-d'œuvre familiale limitée).
  • Artistes-auteurs, certains vendeurs à domicile indépendants, certaines professions médicales et paramédicales, et les exploitants agricoles.
  • Exonérations temporaires de zone : quartiers prioritaires de la ville (QPV), zones franches urbaines (ZFU), zones de revitalisation rurale (ZRR).

Quelques points clés à retenir sur le coût réel :

  • La CFE n'est pas déductible de l'impôt sur le revenu pour les micro-entrepreneurs : le régime micro applique déjà un abattement forfaitaire pour frais (71 % en vente, 50 % en BIC (bénéfices industriels et commerciaux, le régime des activités commerciales et artisanales) services, 34 % en BNC) censé couvrir l'ensemble des charges, dont la CFE.
  • À l'inverse, une entreprise au régime réel peut déduire la CFE de son résultat imposable comme une charge ordinaire.
  • Le montant reste indicatif selon le profil tant que vous n'avez pas reçu votre avis : seule la délibération de votre commune fixe la base et le taux définitifs.

Paiement et démarches

La CFE ne fait l'objet d'aucune déclaration annuelle de revenus : l'administration calcule directement la cotisation et met l'avis à disposition. Voici les étapes concrètes à suivre :

  1. Déclaration initiale (formulaire 1447-C) : à déposer une seule fois, avant le 31 décembre de l'année de création de l'entreprise. Elle permet à l'administration de connaître vos locaux et votre situation. Une déclaration modificative (1447-M) est à faire en cas de changement notable (déménagement, nouveau local).
  2. Création du compte fiscal professionnel sur impots.gouv.fr : c'est obligatoire, car le paiement de la CFE se fait exclusivement en ligne. Aucun avis papier n'est envoyé ; l'avis est consultable dans votre espace professionnel à l'automne.
  3. Acompte du 15 juin : un acompte de 50 % n'est dû que si votre CFE de l'année précédente dépassait 3 000 €. En dessous, vous payez tout en une fois en fin d'année.
  4. Solde au 15 décembre : c'est l'échéance principale. Vous réglez la totalité (ou le solde si vous avez versé un acompte) au plus tard à cette date.
  5. Mensualisation : vous pouvez opter pour un prélèvement mensuel afin de lisser la charge sur l'année et éviter une sortie de trésorerie unique en décembre. C'est l'option la plus confortable pour les petites structures.

En cas de doute sur votre base, votre exonération ou une erreur d'avis, contactez le service des impôts des entreprises (SIE) dont vous dépendez, via la messagerie sécurisée de votre espace professionnel. C'est aussi auprès du SIE que se vérifient les exonérations de zone (QPV, ZFU, ZRR) propres à votre adresse.

Questions fréquentes

Oui, toute entreprise (y compris l'auto-entreprise) est automatiquement exonérée de CFE l'année de sa création. Aucune démarche n'est nécessaire — l'exonération s'applique de plein droit. La CFE devient due à partir de la deuxième année d'activité, sur la base de la valeur locative des biens utilisés (ou base minimum à défaut).

Oui. Les auto-entrepreneurs dont le chiffre d'affaires annuel est inférieur à 5 000 € sont automatiquement exonérés de CFE. Cette exonération s'apprécie chaque année : si le CA repasse au-dessus du seuil, la CFE redevient due l'année suivante.

Oui, et c'est le cas de la majorité des auto-entrepreneurs. La CFE est alors calculée sur la base minimum communale. Aucune surface n'est imposée puisque le local n'est pas affecté exclusivement à l'activité professionnelle. C'est l'option la plus économique pour les activités sans local dédié (consultants, freelances, e-commerce, services).

La CFE est à payer au plus tard le 15 décembre de chaque année. Un acompte de 50 % est dû le 15 juin si la CFE de l'année précédente dépassait 3 000 €. Le paiement se fait obligatoirement en ligne sur le compte fiscal professionnel (impots.gouv.fr). Un échéancier mensuel par prélèvement automatique est possible et recommandé.

La base minimum est une assiette forfaitaire fixée par chaque commune par délibération, dans une fourchette légale qui dépend du chiffre d'affaires. Elle s'applique en l'absence de local professionnel ou pour les très petites valeurs locatives. En 2026, elle va de 243 € (CA ≤ 10 000 €) à 7 533 € (CA > 500 000 €). Le taux communal (12 à 30 %) est ensuite appliqué.

Oui. Sont également exonérés : les artisans inscrits au répertoire des métiers et travaillant seuls, les vendeurs à domicile indépendants sous certaines conditions, les artistes-auteurs, certaines professions médicales et paramédicales, et les exploitants agricoles. Des exonérations temporaires existent aussi dans certaines zones (QPV, ZFU, ZRR). Vérifiez auprès de votre SIE.

Non, la CFE n'est pas déductible de l'impôt sur le revenu pour les auto-entrepreneurs (régime micro). Cependant, elle est intégrée à l'abattement forfaitaire pour frais professionnels (71 % vente / 50 % BIC service / 34 % BNC). Pour les entreprises au régime réel, la CFE est une charge déductible du résultat imposable.