Calculez instantanément votre réduction d'impôt sur les dons. Taux de 66 % (intérêt général) ou 75 % (aide aux personnes en difficulté), avec report 5 ans en cas de plafond dépassé.
Les dons à des associations ouvrent droit à une réduction d'impôt (et non une déduction). La réduction vient diminuer directement votre impôt dû — plus avantageux qu'une déduction sur le revenu. Un don de 100 € à une association d'intérêt général ne vous coûte réellement que 34 € après la réduction de 66 %.
Pour les organismes d'aide aux personnes en difficulté (Restos du Cœur, Secours populaire, Croix-Rouge…), la réduction monte à 75 % sur les 1 000 € premiers euros donnés. Au-delà, le taux redescend à 66 %, dans la limite globale de 20 % du revenu imposable.
La réduction à 66 % concerne les organismes d'intérêt général à but non lucratif : associations loi 1901, fondations reconnues d'utilité publique, établissements d'enseignement supérieur, fonds de dotation, cultes. Plafond global : 20 % du revenu imposable, excédent reportable sur 5 ans.
La réduction à 75 % (dons « Coluche ») concerne les organismes qui fournissent gratuitement repas, soins ou hébergement aux personnes en difficulté. Plafond spécifique 1 000 € en 2026. Au-delà, basculement au taux 66 % dans la limite des 20 %.
Reportez le total annuel sur votre déclaration de revenus : case 7UF pour les dons à 66 %, case 7UD pour les dons à 75 %. Si vous donnez aux deux types d'organismes, remplissez les deux cases. Conservez les reçus fiscaux (Cerfa 11580) au minimum 3 ans en cas de contrôle. La plupart des grandes associations transmettent désormais le montant directement à la DGFiP, vous le retrouvez pré-rempli.
Si vos dons à 66 % dépassent 20 % du revenu, la fraction excédentaire est reportable 5 ans sur les déclarations futures (cases 7XS à 7XY selon l'année d'origine). Ce mécanisme est précieux pour les grandes donations ponctuelles : legs à une fondation, vente d'un bien dont le produit est reversé, mécénat exceptionnel.
Conservez le reçu fiscal (Cerfa 11580) remis par l'association. Déclarez le total annuel en case 7UF (dons 66 %) ou 7UD (dons 75 %) sur votre déclaration. Depuis 2020, certains organismes pré-remplissent automatiquement votre déclaration. Gardez les justificatifs 3 ans.
L'excédent est reportable pendant 5 ans sur vos prochaines déclarations de revenus (cases 7XS à 7XY selon l'année). Cette mécanique permet de ne jamais perdre l'avantage fiscal, même pour des dons exceptionnels comme un legs ou la vente d'un bien remis à une fondation.
Oui. Les dons aux établissements d'enseignement supérieur publics ou privés à but non lucratif, ainsi qu'aux fondations universitaires reconnues d'utilité publique, ouvrent droit à la réduction de 66 %. Polytechnique, HEC, Sciences Po, fondations Insead, ESSEC… toutes éligibles.
Les dons aux organismes établis dans l'Union européenne ou l'EEE ouvrent droit à la réduction s'ils respectent les conditions françaises (intérêt général, but non lucratif). Hors UE/EEE : pas de réduction, sauf si le don transite par une fondation française reconnue (Fondation de France, par exemple).
Une réduction vient en déduction de l'impôt dû et ne peut pas créer de remboursement (si vous n'êtes pas imposable, vous n'en bénéficiez pas). Un crédit d'impôt, lui, est remboursé même sans impôt à payer. Les dons aux associations ouvrent une réduction — l'avantage est nul pour un foyer non imposable.
Non. Pour les entreprises (BIC/IS), le régime est distinct : réduction d'impôt de 60 % (40 % au-delà de 2 M€ de versements), plafond de 20 000 € ou 0,5 % du CA HT. Conditions et bénéficiaires partiellement similaires (intérêt général, aide aux personnes en difficulté).
Oui. Que vous donniez en une fois ou par prélèvement mensuel, c'est le total annuel qui compte. Les associations envoient un reçu fiscal annuel récapitulatif. Le prélèvement mensuel facilite souvent une plus grande générosité sur l'année.