Le barème kilométrique est publié chaque année par la DGFiP. Il permet aux salariés qui optent pour la déduction des frais réels (au lieu de l'abattement forfaitaire de 10 %) de chiffrer leurs déplacements professionnels sans conserver toutes les factures (essence, entretien, assurance, amortissement). Pour 2026, le barème est resté stable par rapport à 2025.
Il s'applique aussi aux indépendants en BIC réel et aux BNC en frais réels. Pour un trajet domicile-travail effectué en voiture personnelle 5 CV sur 15 000 km/an, vous déduisez environ 6 750 € de votre revenu imposable — soit ~2 000 € d'économie d'impôt à 30 % de TMI.
Structure du barème — 3 paliers par puissance fiscale
- ≤ 5 000 km/an : taux forfaitaire le plus élevé (intègre une part d'amortissement importante)
- 5 001 à 20 000 km/an : taux réduit + montant fixe (correspond à un usage régulier)
- > 20 000 km/an : taux intermédiaire (gros rouleurs, l'amortissement est lissé)
Plus la puissance fiscale est élevée, plus les coefficients sont importants. Un véhicule de 7 CV bénéficie d'un barème supérieur de ~15 % à un 3 CV.
Frais réels vs abattement 10 % — l'arbitrage
Par défaut, l'administration applique un abattement forfaitaire de 10 % sur les salaires (plancher 488 €, plafond 14 426 € en 2026). L'option frais réels est intéressante si vos dépenses professionnelles dépassent cet abattement — typiquement au-delà de 8 000-10 000 km/an. À ces frais réels kilométriques peuvent s'ajouter : repas pro hors siège, formation pro, vêtements spécifiques, mobilier de télétravail.
Majoration véhicules électriques en 2026
Pour encourager la transition énergétique, les véhicules 100 % électriques bénéficient d'une majoration de 20 % du barème kilométrique (mesure prolongée en 2026). Sur 15 000 km/an en 5 CV électrique, vous déduisez environ 8 100 € au lieu de 6 750 € en thermique — soit +1 350 € de déduction supplémentaire, ~400 € d'économie d'impôt à 30 % de TMI.
Justificatifs et risque de contrôle
L'administration fiscale peut vous demander les justificatifs pendant 3 ans après la déclaration. Préparez un carnet de bord détaillé (date, motif, départ-arrivée, km), des relevés GPS / factures de péage, des invitations professionnelles. En cas de redressement, l'administration peut limiter la déduction à 40 km/trajet si votre domicile est anormalement éloigné de votre lieu de travail (sauf raison valable).
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