✓ Barème fiscal DGFiP 2026 — Voiture par CV

Calculateur Indemnités Kilométriques 2026

Calculez vos indemnités kilométriques selon le barème fiscal 2026 et comparez avec l'abattement forfaitaire de 10 % pour choisir la meilleure option fiscale.

Barèmes en vigueur au Source : DGFiP — impôts.gouv.fr 2026 ↗
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€ / an
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Pour 15 000 km/an en 5CV (voiture), votre indemnité kilométrique 2026 atteint 6 750 €/an.
Soit 562,50 €/mois et 0,450 €/km. Frais réels avantageux : +3 250 € vs abattement 10 %.
Indemnité annuelle
6 750 €
15 000 km · 5CV
Mensuel
562,50 €
moyenne mensuelle
€ / km moyen
0,450 €
taux effectif
Économie d'impôt
2 025 €
TMI 30 %

Frais réels avantageux : gain de 3 250 €/an par rapport à l'abattement 10 %.

Plafond 7 CV pour les voitures

Au-delà de 7 CV fiscaux, le barème est plafonné au coefficient 7 CV. Inutile de déclarer plus — la déduction ne croît plus. De plus, les véhicules 100 % électriques bénéficient d'une majoration de 20 % du barème (applicable en 2026).

Indemnité selon le kilométrage (5CV)

5 000 km
3 180 € / an
10 000 km
4 965 € / an
15 000 km
6 750 € / an
20 000 km
8 535 € / an
30 000 km
12 810 € / an

Votre saisie mise en évidence (bleu). Barème DGFiP 2026.

Barème kilométrique 2026 — Voitures (formules complètes)

CV fiscaux≤ 5 000 km5 001 – 20 000 km> 20 000 km
3 CVd × 0,529d × 0,316 + 1 065d × 0,370
4 CVd × 0,606d × 0,340 + 1 330d × 0,407
5 CVd × 0,636d × 0,357 + 1 395d × 0,427
6 CVd × 0,665d × 0,374 + 1 457d × 0,447
7 CV et +d × 0,697d × 0,394 + 1 515d × 0,470

d = distance annuelle en km. Source : DGFiP, barème fiscal 2026. 7 CV et + : plafond maximum.

Comparatif selon le kilométrage (5CV)

KilométrageIndemnité annuelle€ / km moyen
5 000 km3 180 €0,636
10 000 km4 965 €0,496
15 000 km6 750 €0,450
20 000 km8 535 €0,427
25 000 km10 675 €0,427
30 000 km12 810 €0,427
Conservez ce calculTéléchargez la fiche complète au format PDF — gratuit, sans inscription. Pratique pour la partager avec votre comptable ou vos collaborateurs.

Le barème kilométrique : un forfait par CV et par palier

Le barème kilométrique est publié chaque année par la DGFiP. Il sert à chiffrer le coût d'utilisation de votre véhicule personnel pour vos déplacements professionnels sans avoir à conserver toutes les factures (carburant, entretien, assurance, amortissement). Vous l'utilisez quand vous renoncez à l'abattement forfaitaire de 10 % automatiquement appliqué sur vos salaires pour déclarer vos frais réels. Pour 2026, le barème voiture est resté stable par rapport à 2025.

Le montant dépend de deux variables : la puissance fiscale de votre véhicule (de 3 CV à 7 CV et plus) et le nombre de kilomètres parcourus dans l'année à titre professionnel. Le barème n'est pas un simple « prix au kilomètre » constant : il est découpé en trois paliers, car le coût marginal d'un kilomètre baisse au fur et à mesure que l'amortissement du véhicule se lisse sur la distance. Le dispositif s'applique aussi aux indépendants en BIC (bénéfices industriels et commerciaux) au réel et aux BNC (bénéfices non commerciaux, le régime des professions libérales) (professions libérales) en frais réels.

Les 3 paliers et l'effet de la puissance fiscale

Palier annuelLogique du tauxProfil concerné
≤ 5 000 kmTaux le plus élevé (forte part d'amortissement)Usage occasionnel
5 001 à 20 000 kmTaux réduit + montant fixe forfaitaireUsage régulier
> 20 000 kmTaux intermédiaire (amortissement lissé)Gros rouleurs
≤ 5 000 kmLogique du tauxTaux le plus élevé (forte part d'amortissement)
Profil concernéUsage occasionnel
5 001 à 20 000 kmLogique du tauxTaux réduit + montant fixe forfaitaire
Profil concernéUsage régulier
> 20 000 kmLogique du tauxTaux intermédiaire (amortissement lissé)
Profil concernéGros rouleurs

Plus la puissance fiscale est élevée, plus les coefficients sont importants : un véhicule de 7 CV donne un barème supérieur d'environ 15 % à celui d'un 3 CV. Au-delà de 7 CV, le barème est plafonné — inutile de déclarer une puissance supérieure. Les véhicules 100 % électriques bénéficient en outre d'une majoration de 20 % du barème, mesure prolongée en 2026 pour encourager la transition énergétique.

Exemple chiffré : Camille, 5 CV sur 15 000 km

Camille, 34 ans, fait 15 000 km par an entre son domicile et son bureau avec une voiture de 5 CV. Elle hésite entre laisser jouer l'abattement automatique de 10 % et opter pour les frais réels. Voici la comparaison sur la base des chiffres du barème 2026.

ScénarioDéduction du revenu imposableÉconomie d'impôt (TMI 30 %)
Véhicule thermique 5 CV~6 750 €~2 000 €
Même trajet en 5 CV électrique (+20 %)~8 100 €~2 400 €
Véhicule thermique 5 CVDéduction du revenu imposable~6 750 €
Économie d'impôt (TMI 30 %)~2 000 €
Même trajet en 5 CV électrique (+20 %)Déduction du revenu imposable~8 100 €
Économie d'impôt (TMI 30 %)~2 400 €

En thermique, Camille déduit environ 6 750 € de son revenu imposable, soit près de 2 000 € d'impôt en moins à une tranche marginale de 30 %. Si elle roule en électrique, la majoration de 20 % porte la déduction à environ 8 100 €, soit +1 350 € de déduction et près de 400 € d'économie supplémentaire. Ces montants sont indicatifs et varient selon le profil (kilométrage exact, puissance, TMI réelle).

⚠️ L'option frais réels n'est pas toujours gagnanteOpter pour les frais réels n'a d'intérêt que si vos frais kilométriques dépassent l'abattement de 10 % que vous perdez en contrepartie. En pratique, le seuil de bascule se situe au-delà de 8 000 à 10 000 km/an environ. En dessous, l'abattement forfaitaire reste plus avantageux : comparez systématiquement avant de cocher la case.

Ce que le barème couvre — et ce qu'il ne couvre pas

Le barème est volontairement « tout compris » sur les charges courantes du véhicule. Connaître son périmètre exact évite à la fois d'oublier des déductions légitimes et de gonfler à tort le montant déclaré.

Charges déjà incluses dans le barème (ne pas ajouter en plus) :

  • Carburant (essence, diesel ou électricité)
  • Amortissement du véhicule
  • Entretien et réparations
  • Assurance
  • Pneumatiques

Frais déductibles EN PLUS du barème, sur justificatifs :

  • Péages d'autoroute liés aux trajets professionnels
  • Parking professionnel
  • Intérêts d'emprunt sur l'achat du véhicule, au prorata de l'usage professionnel

Côté arbitrage fiscal, gardez en tête les bornes officielles de l'abattement de 10 % auquel vous renoncez : plancher de 488 € et plafond de 14 426 € en 2026. Aux frais kilométriques peuvent par ailleurs s'ajouter d'autres frais réels professionnels (repas pris hors du siège, formation, vêtements spécifiques, mobilier de télétravail). Enfin, des barèmes distincts existent pour les deux-roues : le barème moto a des coefficients globalement inférieurs au barème voiture pour une puissance comparable, et les cyclomoteurs (< 50 cm³) disposent de leur propre barème à trois paliers (≤ 3 000 km, 3 001 à 6 000 km, > 6 000 km).

Déclarer et optimiser vos indemnités kilométriques

La démarche se joue au moment de la déclaration de revenus et repose surtout sur la qualité de vos justificatifs. Voici les étapes concrètes :

  1. Tenez un carnet de bord tout au long de l'année : pour chaque déplacement, notez la date, le motif (objet professionnel), le lieu de départ et d'arrivée, et le kilométrage.
  2. Conservez les preuves annexes : factures de péage, relevés GPS, invitations ou convocations professionnelles, agenda. Elles crédibilisent votre carnet en cas de question.
  3. Comparez avant de choisir : ne cochez l'option frais réels que si le total dépasse l'abattement de 10 % (utilisez le simulateur ci-dessus pour trancher).
  4. Reportez le montant total dans la case « frais réels » de votre déclaration, en remplaçant l'abattement automatique. Tenez le détail à disposition de l'administration (pas besoin de l'envoyer spontanément).
  5. Archivez 3 ans : c'est le délai de reprise pendant lequel l'administration peut vous réclamer vos justificatifs après la déclaration.

Pour optimiser sans prendre de risque : déclarez la puissance fiscale réelle (au-delà de 7 CV, c'est plafonné, donc inutile de surévaluer), pensez à la majoration de 20 % si votre véhicule est électrique, et n'oubliez pas les frais déductibles en plus (péages, parking, intérêts d'emprunt).

💡 Attention au domicile trop éloignéLe trajet domicile-travail est pris en compte pour sa distance réelle, mais si votre résidence est anormalement éloignée de votre lieu de travail (plus de 40 km par trajet) sans justification, l'administration peut limiter la déduction à 40 km. Des raisons valables sont admises : emploi du conjoint sur place, scolarité des enfants, état de santé. Documentez-les.

Questions fréquentes

Le barème est découpé en 3 paliers : jusqu'à 5 000 km/an (taux le plus élevé, intègre amortissement), 5 001 à 20 000 km (taux réduit + montant fixe), > 20 000 km (taux intermédiaire pour gros rouleurs). Il varie aussi selon la puissance fiscale (3, 4, 5, 6, 7+ CV).

Oui. Tout salarié qui opte pour les frais réels (au lieu de l'abattement forfaitaire 10 %) peut utiliser le barème kilométrique pour ses trajets domicile-travail et déplacements professionnels. L'option frais réels est avantageuse dès 8 000-10 000 km/an environ.

Les véhicules 100 % électriques bénéficient d'une majoration de 20 % du barème (mesure prolongée en 2026). Un trajet de 12 000 km en 5 CV thermique donne ~5 000 € d'indemnité, contre ~6 000 € en électrique avec la majoration.

Tenez un carnet de bord mentionnant : date, objet du déplacement, lieu de départ/arrivée, kilométrage. Conservez factures de péage, justificatifs GPS, invitations professionnelles. L'administration peut demander ces preuves pendant 3 ans (délai de reprise).

Oui, pour sa distance réelle. Si votre résidence est anormalement éloignée du lieu de travail (> 40 km/trajet) sans justification, l'administration peut limiter la déduction à 40 km. Raisons valables : emploi du conjoint, scolarité des enfants, état de santé.

Oui, le barème moto est distinct (coefficients globalement inférieurs au barème voiture pour la même puissance). Les cyclomoteurs (< 50 cm³) ont leur propre barème (3 paliers : ≤ 3 000 km, 3 001-6 000 km, > 6 000 km).

Oui : carburant, amortissement, entretien, assurance, pneumatiques. NE sont PAS inclus (et donc déductibles en plus) : péages d'autoroute (sur justificatifs), parking pro, intérêts d'emprunt sur l'achat du véhicule (au prorata pro).