Au pied des Pyrénées, Tarbes est la préfecture des Hautes-Pyrénées et le principal pôle urbain du département. Son économie s'appuie sur les services, le commerce et une activité touristique nourrie par la montagne et la proximité des grands sites de pèlerinage. Le salaire net moyen y atteint environ 2 246 EUR par mois.
Le bassin tarbais fonctionne en lien étroit avec ceux de Lourdes et de Lannemezan, ce dernier orienté vers l'accueil et les services. Les opportunités professionnelles se concentrent sur les employés de l'hôtellerie, les cuisiniers et les serveurs de cafés et restaurants, métiers stimulés par la fréquentation touristique. Ces filières offrent un point de comparaison concret pour estimer un revenu net dans le secteur.
Tarbes : emploi, niveau de vie et cadre de vie
Préfecture des Hautes-Pyrénées, Tarbes cumule un tissu économique dominé par la sphère publique et un chômage parmi les plus élevés d'Occitanie, tout en offrant un coût de la vie modéré au pied des Pyrénées.
Des rémunérations contenues, légèrement au-dessus du département2 246 € · rang 2 677/4 933
Le salaire net moyen EQTP à Tarbes s'établit à 2 246 €, soit le rang 2 677 sur 4 933 communes françaises. Ce niveau dépasse à peine la moyenne des Hautes-Pyrénées (2 211 €) et reste significativement sous la moyenne régionale (2 296 €) comme nationale (2 733 €). La ville se situe dans le bas du classement pour les villes préfectures de France.
L'écart salarial femmes-hommes (12,2 %) — soit 2 123 € contre 2 382 € — se situe dans la moyenne des villes du panel, sans atteindre les extrêmes observés ailleurs. La forte représentation féminine dans les métiers du soin et de l'éducation explique en partie ce différentiel structurel.
Un chômage record et une économie de service public prépondérante19,3 % chômage · 11,8 % cadres
Tarbes affiche le taux de chômage le plus élevé du panel avec 19,3 %, très au-dessus de la moyenne nationale (14,5 %). Le taux d'activité (64,8 %) est le plus bas des villes étudiées, indiquant une part importante de la population hors du marché du travail formel. La part des cadres (11,8 %) est l'une des plus faibles du groupe, très loin de la moyenne nationale (22,6 %).
Le secteur administration, enseignement, santé, social concentre 54,5 % des emplois locaux — la proportion la plus haute du panel après Carcassonne — confirmant une économie quasi mono-sectorielle autour de la fonction publique hospitalière, universitaire et administrative. Environ 64,5 % des actifs travaillent à Tarbes, 35,5 % navettant vers les communes périphériques et Pau. Les 565 créations d'entreprises annuelles restent dans la moyenne des villes de taille similaire.
Un niveau de vie modeste compensé par un coût de la vie parmi les plus bas1 754 €/mois · loyer T2 515 €
Le niveau de vie médian annuel (1 754 € par mois) est le plus faible du panel, inférieur de près de 12,2 points de pourcentage à la référence nationale (25 589 €). Ce constat est néanmoins à nuancer : le loyer d'un T2 y atteint 515 € par mois, représentant 23 % du salaire médian local. En valeur absolue, Tarbes reste l'une des villes les moins chères à louer parmi celles du panel.
Une vacance logement inquiétante révélatrice des tensions économiques17,7 % vacance · 3,0 % rés. secondaires
Avec 17,7 % de logements vacants — le taux le plus élevé du panel — Tarbes illustre les conséquences directes d'un marché sous pression d'une demande insuffisante. Ce phénomène est accentué par une relative faiblesse de la demande locative, elle-même liée au chômage et aux bas revenus. Les résidences secondaires sont quasi absentes (3,0 %), ce qui confirme l'absence d'attractivité touristique résidentielle, malgré la proximité des stations pyrénéennes.
Un rebond démographique modeste mais réel44 399 hab. · 3,2 % évolution
Tarbes compte 44 399 habitants pour une densité de 2 894 hab/km², typique d'une ville préfecture de taille intermédiaire. La tendance démographique est légèrement positive (3,2 %), une évolution encourageante pour une ville qui avait connu une période de déclin. Cette stabilisation s'appuie sur une aire urbaine qui attire des actifs des zones rurales des Hautes-Pyrénées, même si les flux sortants vers Toulouse restent significatifs.
Tarbes : un pari sur la qualité de vie pyrénéenne face à des réalités économiques difficiles
Tarbes s'adresse avant tout aux fonctionnaires et salariés du secteur public dont l'emploi est garanti, et qui valorisent la proximité des Pyrénées, le calme d'une ville à taille humaine et un immobilier accessible. Pour un actif qualifié du privé, les opportunités d'emploi sont rares et la reconversion vers la sphère libérale ou le numérique nécessitera probablement des déplacements fréquents vers Pau ou Toulouse. Les retraités à revenus modestes y trouveront un pouvoir d'achat réel, sous réserve d'un tissu commercial moins dense que dans les grandes métropoles régionales.
Combien gagnent cadres, employés et ouvriers à Tarbes ?
Salaire net mensuel moyen (EQTP) par catégorie socioprofessionnelle — INSEE 2023.
Comment le salaire évolue avec l’âge à Tarbes
Le salaire net moyen par tranche d’âge (EQTP) — INSEE 2023.
Salaires femmes-hommes : l’écart à Tarbes
| Catégorie | Femmes | Hommes | Écart |
|---|---|---|---|
| Cadres | 3 183 € | 3 726 € | +15 % |
| Prof. intermédiaires | 2 327 € | 2 545 € | +9 % |
| Employés | 1 843 € | 1 898 € | +3 % |
| Ouvriers | 1 763 € | 1 986 € | +11 % |
Le salaire à Tarbes comparé à Hautes-Pyrénées, à la région et à la France
Les salaires dans le Hautes-Pyrénées
Salaire net moyen par commune (Hautes-Pyrénées) — les principales villes sont nommées.
Coût du logement à Tarbes
À rapporter au salaire pour juger du pouvoir d’achat (loyers DHUP 2025, prix DVF 2025) :
| Loyer moyen appartement | 10,3 €/m² |
|---|---|
| Loyer moyen maison | 9,9 €/m² |
| Prix de vente appartement | 1 412 €/m² |
| Prix de vente maison | 1 615 €/m² |
| Rendement locatif brut | 8,75 % |
Sources : INSEE base Tous salariés 2023 (salaires), DHUP 2025 (loyers), DVF 2025 (prix). Repères France : salaire 2 733 €, loyer 10,45 €/m², prix 3 228 €/m².