Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.
[Votre Prénom NOM] [Votre adresse] [Code postal Ville] [Votre numéro SPI (13 chiffres)] [Ville], le [Date] Trésorerie / Direction Départementale des Finances Publiques de [Département] [Service du recouvrement / Trésorier Payeur] [Adresse] Objet : Contestation de l'Avis de Mise en Recouvrement n° [NUMÉRO] — [Nature de l'impôt] — Montant : [MONTANT] € — Demande de sursis à exécution Madame, Monsieur, J'ai reçu le [DATE DE NOTIFICATION] l'Avis de Mise en Recouvrement (AMR) n° [NUMÉRO DE L'AMR] concernant [l'impôt sur le revenu / la taxe foncière / les droits de succession / autre] au titre de l'année [ANNÉE], d'un montant de [MONTANT] €. Je forme la présente contestation de cet AMR dans le délai légal de deux mois prévu par l'article R*281-1 du Livre des Procédures Fiscales. I. Motifs de la contestation [OPTION A — Irrégularité de forme (opposition à exécution) :] L'AMR n° [NUMÉRO] est entaché d'une irrégularité de forme pour les raisons suivantes : - [Motif 1 : défaut de signature du comptable public compétent] - [Motif 2 : notification irrégulière — l'AMR a été notifié à une adresse erronée / par voie non conforme] - [Motif 3 : prescription du droit de reprise — le délai de reprise de l'administration était expiré à la date de l'AMR] - [Autre irrégularité de procédure : précisez] [OPTION B — Contestation au fond :] L'imposition mise en recouvrement est mal fondée pour les raisons suivantes : - [Motif 1 : le montant de [MONTANT RETENU] est erroné — le montant correct s'élève à [MONTANT CORRIGÉ] en raison de [erreur de calcul / base imposable incorrecte / déduction non prise en compte]] - [Motif 2 : j'aurais dû bénéficier de l'exonération prévue par [ARTICLE DU CGI], conditions remplies car [JUSTIFICATION]] - [Autre motif : précisez avec référence légale] II. Demande de sursis à exécution Conformément à l'article L279 du Livre des Procédures Fiscales, je vous demande expressément d'accorder un sursis à exécution de l'AMR n° [NUMÉRO] dans l'attente de la décision sur la présente contestation, afin de suspendre toute mesure de recouvrement forcé (avis à tiers détenteur, saisie, etc.). [Si vous proposez des garanties :] Je suis disposé(e) à constituer les garanties suivantes pour sécuriser le montant contesté : [nature des garanties proposées : caution bancaire, hypothèque, consignation]. III. Demande Je vous demande en conséquence de bien vouloir : 1. Annuler ou suspendre l'AMR n° [NUMÉRO] ; 2. Accorder un sursis à exécution dans l'attente de la décision ; 3. Me tenir informé(e) de la suite donnée à la présente contestation. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. [Signature] [Prénom NOM] Pièces jointes : - Copie de l'Avis de Mise en Recouvrement contesté - Justificatifs à l'appui de la contestation (selon motif) - [Copie de la réclamation contentieuse préalable si déjà déposée]
Comment utiliser ce modèle ?
L'Avis de Mise en Recouvrement (AMR) est l'acte par lequel le comptable public exige le paiement d'une dette fiscale à la suite d'un redressement, d'un rappel de droits ou d'une déclaration non honorée. Il ne faut pas le confondre avec les actes qui peuvent suivre : le commandement de payer (acte de poursuite signifié par un commissaire de justice, dernière étape avant la saisie) et surtout l'avis à tiers détenteur (ATD), devenu saisie administrative à tiers détenteur (SATD), par lequel l'administration bloque directement les fonds disponibles sur votre compte bancaire ou ponctionne votre salaire auprès de l'employeur. Ces trois actes n'obéissent pas aux mêmes règles ni aux mêmes délais, et identifier celui que vous avez reçu est la première chose à faire avant de contester.
La contestation doit être formée dans un délai de 2 mois à compter de la notification de l'AMR (art. R*281-1 du LPF). Selon que la contestation porte sur la forme de l'acte (AMR irrégulier, procédure de recouvrement viciée) ou sur le fond (bien-fondé de l'imposition), le juge compétent diffère : juge de l'exécution (JEx) pour les irrégularités de forme, tribunal administratif pour le fond. Attention : la contestation ne suspend pas automatiquement les poursuites — un sursis à exécution doit être demandé séparément, voire un référé-suspension en cas d'urgence.
Le cas le plus angoissant est l'ATD/SATD bancaire : dès réception, votre banque bloque les sommes saisies, mais elle ne peut les reverser au Trésor qu'au terme d'un délai de 15 jours, période pendant laquelle vous pouvez réagir et, le cas échéant, obtenir la mainlevée. La loi vous laisse par ailleurs un solde bancaire insaisissable équivalent au montant du RSA. Avant même toute procédure judiciaire, pensez au conciliateur fiscal départemental : ce recours gratuit, saisissable en ligne via impots.gouv.fr, peut dénouer un désaccord ou obtenir un délai de paiement sans engager de contentieux. C'est souvent la première démarche à tenter, en parallèle de la contestation formelle.
Conseils pratiques
- Agissez impérativement dans le délai de 2 mois suivant la notification de l'AMR — ce délai est de forclusion, il ne peut pas être relevé une fois expiré.
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- Identifiez clairement si vous contestez la forme (procédure irrégulière) ou le fond (impôt mal calculé) — les juridictions compétentes (JEx ou tribunal administratif) sont différentes.
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- Demandez explicitement le sursis à exécution dans votre courrier pour suspendre toute mesure de recouvrement (ATD, saisie) pendant la durée de la contestation.
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- Si vos ressources sont modestes, demandez un délai de paiement ou une remise gracieuse au comptable public, et sollicitez l'aide juridictionnelle pour un éventuel contentieux.