✓ Article 270 Code civil — Méthode magistrats

Simulateur Pension Compensatoire 2026

Estimez la pension compensatoire qu'un époux pourrait devoir à l'autre pour compenser la disparité de niveau de vie après divorce. Calcul indicatif basé sur la méthode des magistrats (Article 270 Code civil) : écart de revenus, durée du mariage, patrimoine et enfants à charge.

Barèmes en vigueur au Source : Code civil — Légifrance ↗
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Vos paramètres

Revenus des ex-conjoints

€ / mois

Conjoint économiquement le plus faible après divorce.

€ / mois

Conjoint le mieux loti économiquement.

Mariage et âges

années

De la date du mariage à la date de l'ordonnance de non-conciliation.

ans
ans

Patrimoine et enfants

Biens propres + part du patrimoine commun.

enfants

Enfants vivant principalement chez le débiteur — réduit sa capacité contributive.

Vos résultats
Capital indicatif médian : 21 600 € € (fourchette 12 960 € € - 30 240 € €).
Écart de revenus 2 000 € €/mois × 15 ans de mariage (coefficient 1.00) · soit ≈ 45 € €/mois en rente viagère équivalente.
Pension compensatoire — capital indicatif médian
21 600 €
Fourchette 12 960 € € – 30 240 € € · méthode des magistrats (Article 270)
Capital fourchette basse
12 960 €
× 0,6 — situation favorable au débiteur
Capital fourchette médiane
21 600 €
référence centrale
Capital fourchette haute
30 240 €
× 1,4 — carrière sacrifiée, écart marqué
Rente mensuelle équivalente (médiane)
45,00 €
sur 40 ans (espérance de vie demandeur)
Coefficient durée du mariage
1.00
15 ans de mariage
Écart de revenus mensuel
2 000 €
base du calcul
Estimation INDICATIVE — décision du juge souveraine

Cette estimation suit la méthode des magistrats (dite Pochet-Jouve), un outil de pratique judiciaire non officiel. Le juge aux affaires familiales (JAF) n'est pas tenu de l'appliquer et apprécie souverainement le montant selon les critères de l'article 271 : durée du mariage, âge, santé, qualification, conséquences des choix professionnels, patrimoine, droits à la retraite.

Capital ≤ 12 mois : réduction d'impôt 25 %

Le versement en capital sur ≤ 12 mois ouvre droit à une réduction d'impôt de 25 % pour le débiteur (plafonnée à 30 500 € de versement, soit max 7 625 € de réduction) et n'est pas imposable côté demandeur. Le versement en rente est déductible du revenu imposable du débiteur mais imposable comme pension alimentaire côté demandeur. Le choix capital/rente a un fort impact fiscal — à étudier avec un notaire ou avocat.

Détail du calcul (méthode des magistrats — Article 270 Code civil)

ÉtapeValeur
Écart de revenus mensuel (débiteur − demandeur)2 000,00 €
Coefficient durée du mariage (15 ans)× 1.00
Base × 12 mois × coefficient24 000 €
Facteur enfants à charge (2)× 90 %
Capital fourchette basse (× 0,6)12 960 €
Capital fourchette médiane (× 1,0)21 600 €
Capital fourchette haute (× 1,4)30 240 €
Espérance de vie demandeur (40 ans) → rente mensuelle médiane45,00 €
Capital médian indicatif21 600 €

Estimation indicative. Le juge aux affaires familiales apprécie souverainement la disparité de niveau de vie selon les 8 critères de l'article 271 du Code civil.

Conservez ce calculTéléchargez la fiche complète au format PDF — gratuit, sans inscription. Pratique pour la partager avec votre comptable ou vos collaborateurs.
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Pension compensatoire 2026 : article 270 et méthode des magistrats

La pension compensatoire est une somme versée par l'un des ex-époux à l'autre lors du divorce pour compenser la disparité de niveau de vie que crée la rupture du mariage. Elle est régie par les articles 270 et suivants du Code civil et doit son nom à son objectif : « compenser » et non « entretenir ». Contrairement à la pension alimentaire (qui vise les enfants), la pension compensatoire concerne uniquement les conjoints, indépendamment des torts dans le divorce.

Principe de l'article 270 du Code civil

L'article 270 pose le principe : « L'un des époux peut être tenu de verser à l'autre une prestation destinée à compenser, autant qu'il est possible, la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives. » L'article 271 énumère ensuite les critères d'évaluation laissés à l'appréciation du juge aux affaires familiales (JAF) :

  • Durée du mariage — plus le mariage a été long, plus la pension est élevée
  • Âge et état de santé des époux — au-delà de 50-55 ans, la reconversion est plus difficile
  • Qualification et situation professionnelle de chacun
  • Conséquences des choix professionnels faits pendant le mariage (carrière sacrifiée pour élever les enfants, suivre le conjoint)
  • Patrimoine estimé ou prévisible de chaque époux après liquidation du régime matrimonial
  • Droits existants et prévisibles en matière de pension de retraite

Le juge dispose d'une large marge d'appréciation. Il n'existe ni barème officiel ni plafond légal.

La méthode des magistrats (Pochet-Jouve)

Pour harmoniser les décisions, des magistrats de la Cour de cassation ont proposé une méthode indicative, dite méthode Pochet-Jouve. Elle calcule un capital indicatif à partir de trois variables :

  1. L'écart de revenus mensuels nets entre les deux ex-conjoints
  2. Un coefficient lié à la durée du mariage (de 0 pour < 5 ans à 3,0 pour > 30 ans)
  3. Un ajustement enfants à charge et patrimoine
Durée du mariageCoefficient indicatif
Moins de 5 ans0
5 à 10 ans0,5
11 à 15 ans1,0
16 à 20 ans1,5
21 à 25 ans2,0
26 à 30 ans2,5
Plus de 30 ans3,0

La formule donne une fourchette (basse / médiane / haute) en multipliant par 0,6 / 1,0 / 1,4 :

Capital médian = écart de revenus × 12 × coefficient durée

La fourchette permet de tenir compte de critères qualitatifs (carrière sacrifiée, état de santé, patrimoine déjà important du demandeur). Le simulateur applique ensuite deux ajustements complémentaires : une réduction jusqu'à 30 % si le débiteur a des enfants à charge (5 % par enfant) et un bonus jusqu'à 20 % si l'écart de patrimoine entre les deux époux est important (au-delà de 100 000 €).

Exemple chiffré : couple marié 15 ans, 2 enfants

Thomas et Sophie divorcent après 15 ans de mariage. Thomas, cadre, gagne 4 000 € nets/mois. Sophie, qui a réduit son activité pour élever leurs 2 enfants, gagne 2 000 € nets/mois. Les enfants restent chez Sophie ; Thomas en a la garde 1 weekend sur 2.

  • Écart de revenus mensuel : 4 000 − 2 000 = 2 000 €
  • Coefficient durée (15 ans) : 1,0
  • Capital de base médian : 2 000 × 12 × 1,0 = 24 000 €
  • Pas d'autres enfants à charge de Thomas (les 2 enfants communs ne réduisent pas sa capacité ici car il les a déjà au sens de la pension alimentaire) → facteur 1,0
  • Patrimoine équivalent → pas de bonus

Fourchette indicative : 14 400 € (basse) à 33 600 € (haute), médiane 24 000 €.

💡 Lecture de la fourchetteLa fourchette basse s'applique si Sophie est jeune (capacité de rebond professionnel), a un patrimoine équivalent, est en bonne santé. La fourchette haute s'applique si elle a sacrifié sa carrière, approche 50 ans, ou si Thomas a un patrimoine très supérieur. Le juge tranchera selon le dossier réel.
Pension alimentaire pour les enfants

Calculez en parallèle la pension alimentaire due aux enfants selon le barème du Ministère de la Justice.

Calculer →

Capital ou rente : quelle fiscalité ?

Le mode de versement a un impact fiscal majeur, à anticiper avant l'accord ou la décision :

Mode de versementCôté débiteur (qui verse)Côté demandeur (qui reçoit)
Capital ≤ 12 moisRéduction d'impôt 25 % (plafond 7 625 €)Non imposable
Capital > 12 moisDéductible du revenu imposableImposable (pension)
Rente viagèreDéductible du revenu imposableImposable (pension)
Abandon de biens / usufruitRégime spécifique (notaire)Régime spécifique
⚠️ Choix capital vs rente — pas anodinPour un débiteur à TMI 30 % qui verse 100 000 € de pension compensatoire : en capital ≤ 12 mois, il bénéficie de 7 625 € de réduction d'impôt. En rente sur 20 ans (5 000 €/an), il déduit chaque année 5 000 € de son revenu imposable, soit 1 500 € d'économie × 20 ans = 30 000 € d'économie totale. Le calcul à TMI 41 % ou 45 % bascule encore plus en faveur de la rente. Mais la rente est imposable côté demandeur, ce qui peut réduire l'avantage net.
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Sources officielles

  • Code civil — Articles 270 à 285 : legifrance.gouv.fr
  • Service-Public.fr — Pension compensatoire : service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10122
  • Cour de cassation — 2e chambre civile, jurisprudence sur l'article 270
  • impots.gouv.fr — Régime fiscal de la pension compensatoire (BOI-IR-RICI-160 pour le capital, BOI-IR-BASE-20-30-20 pour la rente)

Pour aller plus loin

Lisez nos guides associés : combien coûte un divorce, comment optimiser la fiscalité de la prestation compensatoire, choisir entre rente et capital, et comparer divorce par consentement mutuel et divorce judiciaire.

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Questions fréquentes

L'article 270 du Code civil dispose que « l'un des époux peut être tenu de verser à l'autre une prestation destinée à compenser, autant qu'il est possible, la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives ». Elle est due par l'époux le mieux loti économiquement, indépendamment des torts dans le divorce. C'est distinct de la pension alimentaire (qui concerne les enfants) : la pension compensatoire vise à équilibrer la chute de niveau de vie de l'ex-conjoint à la sortie du mariage.

Non, aucun barème officiel. L'article 271 du Code civil énumère seulement des critères à prendre en compte par le juge : durée du mariage, âge et état de santé, qualification professionnelle, conséquences des choix de vie pendant le mariage (carrière sacrifiée), patrimoine et perspectives de retraite. La méthode des magistrats (dite Pochet-Jouve) propose une fourchette indicative, mais le juge aux affaires familiales reste souverain. Les montants observés vont de quelques milliers d'euros à plusieurs centaines de milliers selon les dossiers.

Le versement en capital sur ≤ 12 mois ouvre droit à une réduction d'impôt de 25 % côté débiteur (plafonnée à 30 500 €, soit max 7 625 € de réduction) et n'est pas imposable côté demandeur. Le versement en rente est déductible du revenu imposable côté débiteur (sans plafond) et imposable comme pension alimentaire côté demandeur. Le capital sur > 12 mois suit le régime de la rente. Le choix capital/rente a donc un fort impact fiscal selon le TMI des deux ex-conjoints.

La pension compensatoire est en principe définitive (article 273), surtout si elle est versée en capital. Une révision n'est possible qu'en cas de changement important dans les ressources ou besoins du débiteur (chômage long, maladie, retraite anticipée). Pour la rente viagère, le débiteur peut demander la capitalisation (article 276-4) à tout moment pour solder définitivement sa dette. En cas de décès du débiteur, la pension se transmet à la succession (article 280).

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