Salaire net moyen2 601 €−5 % vs France
Femmes / Hommes2 381 € / 2 798 €écart 15 %
Rang national753ᵉsur 4 933 communes

Préfecture de la Loire, Saint-Étienne a transformé son héritage industriel en misant sur le design, le numérique, la santé et les services. La ville se distingue par un coût du logement parmi les plus abordables des grandes villes françaises, ce qui peut compenser un salaire net moyen d'environ 2 601 €/mois et soutenir le pouvoir d'achat.

Le bassin stéphanois est relié à ceux de Loire Centre et de Roanne, qui prolongent ce territoire d'emploi. Dans le département, les recrutements sont fréquents pour les aides-soignants, les aides à domicile et auxiliaires de vie et les professionnels de l'animation socioculturelle. Si vous évaluez une offre, comparer le salaire net proposé pour l'un de ces postes aux moyennes locales aide à juger du revenu réellement disponible une fois sur place.

Saint-Étienne : emploi, niveau de vie et cadre de vie

Ancienne capitale de la rubanerie et de la manufacture d'armes reconvertie dans le design et l'industrie avancée, Saint-Étienne offre un profil salarial (2 601 €) supérieur aux moyennes locales, mais doit faire face à un chômage structurellement élevé et à une démographie fragile.

Un salaire au-dessus du département et de la région, mais en dessous du national2 601 € · rang 753/4 933

À Saint-Étienne, le salaire net moyen s'établit à 2 601 €, ce qui vaut à la ville le 753e rang sur 4 933 communes françaises. Ce niveau dépasse la moyenne du département (2 436 €) et celle de la région Auvergne-Rhône-Alpes (2 460 €), mais reste en retrait de la référence nationale (2 733 €). La proximité de Lyon — à moins d'une heure — tire le bassin vers le haut en termes de qualité de l'emploi, sans parvenir à effacer l'héritage d'une économie longtemps orientée vers l'industrie lourde.

L'écart salarial femmes-hommes (17,5 %) entre le salaire moyen féminin (2 381 €) et masculin (2 798 €) se situe dans la moyenne nationale. Il reflète en partie la sur-représentation masculine dans les emplois industriels et techniques, traditionnellement mieux rémunérés que les postes féminisés du soin et des services.

Le défi du chômage : un marché de l'emploi parmi les plus contraints des grandes villes19,1 % chômage · 16,7 % cadres

Avec 19,1 % de demandeurs d'emploi — soit près de cinq points au-dessus de la moyenne nationale (14,5 %) — Saint-Étienne figure dans le groupe des grandes villes françaises les plus affectées par le chômage structurel. Le taux d'activité (68,2 %) demeure correct, mais la part de cadres (16,7 %) est nettement inférieure à la moyenne nationale (22,6 %), ce qui traduit une économie encore marquée par les activités d'exécution plus que par les fonctions de conception et d'encadrement.

Le secteur administration, enseignement, santé, social représente 47,5 % des emplois, et 64,2 % des actifs travaillent dans la ville même. Ce repli sur la commune s'explique par la géographie particulière de Saint-Étienne — enclavée dans sa vallée — qui rend les mobilités pendulaires longues vers Lyon moins systématiques qu'on pourrait le supposer. Les 2 438 créations d'entreprises enregistrées illustrent un ecosystème entrepreneurial qui cherche à se renouveler, notamment autour du design industriel et de la healthtech.

Le pouvoir d'achat réel : l'atout méconnu de Saint-Étienne1 740 €/mois · loyer T2 495 €

Si le niveau de vie médian (20 880 € annuels, soit 1 740 € par mois) est le plus bas de notre panel de comparaison — bien en dessous de la médiane nationale (25 589 €) —, Saint-Étienne compense par un coût du logement remarquablement bas à l'échelle française.

Le loyer médian d'un appartement est de 9,9 €/m², et un T2 revient à 495 € mensuels, représentant seulement 19 % du salaire net moyen — la proportion la plus faible parmi les grandes agglomérations françaises. Ce ratio exceptionnellement favorable signifie qu'un salarié qui trouve un emploi stable dispose d'un reste à vivre conséquent après s'être logé, une réalité qui attire de plus en plus de télétravailleurs et de ménages en quête d'espace.

Une vacance élevée qui témoigne des tensions démographiques11,9 % vacance · 2,5 % résidences secondaires

Le taux de vacance des logements (11,9 %) est l'un des plus importants parmi les grandes villes françaises, reflet des départs de population et de la faiblesse de la demande locative dans certains quartiers. Ce phénomène offre paradoxalement des opportunités pour les investisseurs qui ciblent la rénovation, mais constitue un défi majeur pour la cohésion sociale et urbaine. La part de résidences secondaires (2,5 %) est faible, confirmant que Saint-Étienne n'attire pas pour l'agrément de villégiature. La collectivité engage des politiques de revitalisation pour absorber ce parc vacant.

Une démographie en légère reprise après des décennies de déclin173 136 hab · +1,1 % de croissance

Saint-Étienne compte 173 136 habitants pour une densité de 2 163 hab/km² — une densité moins élevée que celle d'autres grandes villes comparables, reflet d'un urbanisme moins compact et de la géographie vallonnée du site. La croissance démographique récente (+1,1 %) est modeste mais positive, ce qui marque une forme de stabilisation après plusieurs décennies de déclin liées aux fermetures industrielles. Les politiques de rénovation urbaine et l'attractivité croissante des quartiers créatifs autour de la Cité du Design participent à ce regain.

Saint-Étienne : un pari sur le rapport qualité-prix, sous condition d'un emploi trouvé

Saint-Étienne est la ville idéale pour les télétravailleurs, les primo-accédants à budget serré et les artisans-créateurs qui recherchent un espace de vie et de travail à coût très bas dans une métropole régionale dotée d'équipements culturels de qualité (musée d'art moderne, Cité du Design, opéra). Le rapport loyer/salaire exceptionnel constitue un avantage objectif difficile à trouver ailleurs.

En revanche, pour les actifs dépendants du marché de l'emploi local, la réalité est plus rude : le chômage élevé, la faible densité de cadres et la concurrence de Lyon pour les postes qualifiés réduisent les marges de manœuvre. La ville convient peu aux profils qui cherchent une progression de carrière rapide dans le secteur privé sans être prêts à se déplacer régulièrement sur l'axe stéphanois-lyonnais.

Combien gagnent cadres, employés et ouvriers à Saint-Étienne ?

Cadres
4 307 €
Prof. intermédiaires
2 483 €
Ouvriers
1 953 €
Employés
1 946 €

Rémunération nette moyenne selon la catégorie, en équivalent temps plein — INSEE 2023.

Comment le salaire évolue avec l’âge à Saint-Étienne

< 25 ans
1 791 €
25-39 ans
2 396 €
40-49 ans
2 775 €
50-54 ans
2 902 €
55 ans et +
2 962 €

Évolution du salaire net moyen avec l’âge (EQTP), INSEE 2023.

Salaires femmes-hommes : l’écart à Saint-Étienne

CatégorieFemmesHommesÉcart
Cadres3 870 €4 575 €+15 %
Prof. intermédiaires2 386 €2 596 €+8 %
Employés1 934 €1 975 €+2 %
Ouvriers1 681 €2 024 €+17 %

Le salaire à Saint-Étienne comparé à Loire, à la région et à la France

Saint-Étienne
2 601 €
Loire
2 436 €
Auvergne-Rhône-Alpes
2 460 €
France
2 733 €

Les salaires dans le Loire

Salaire net moyen par commune (Loire) — les principales villes sont nommées.

Se loger à Saint-Étienne : loyers et prix au m²

Le coût du logement local, à comparer au salaire (sources DHUP 2025, DVF 2025) :

Loyer moyen appartement9,9 €/m²
Loyer moyen maison9,1 €/m²
Prix de vente appartement1 196 €/m²
Prix de vente maison2 155 €/m²
Rendement locatif brut9,93 %

Sources : INSEE base Tous salariés 2023 (salaires), DHUP 2025 (loyers), DVF 2025 (prix). Repères France : salaire 2 733 €, loyer 10,45 €/m², prix 3 228 €/m².