✓ CAF 2026 — AAH 971,37 €/mois — Art. L821-1 Code de la sécurité sociale

AAH 2026 — Simulateur Allocation aux Adultes Handicapés

Estimez votre AAH mensuelle 2026 en tenant compte de vos revenus d'activité et des ressources de votre foyer. Abattements légaux appliqués automatiquement.

Barèmes en vigueur au Source : URSSAF — Taux et barèmes 2026 ↗
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Votre situation

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Vos résultats
AAH estimée : 971 €/mois. Revenu total du foyer : 971 €/mois.
AAH maximale accordée : ressources inférieures au plafond.
AAH mensuelle estimée
971 €
sur un maximum de 971 €/mois
AAH maximale 2026
971 €
montant plein sans ressources
Plafond annuel
11 656 €
ressources foyer /an
Revenu total foyer
971 €
AAH + revenus travail

AAH perçue vs montant maximal

100 %Quasi-complète
AAH vs montant maximal
  • Partielle (0–50)
  • Significative (50–80)
  • Quasi-complète (80–100)
Abattement sur les revenus du travail

Si vous exercez une activité professionnelle, 80 % de vos revenus du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de l'AAH. Seuls 20 % entrent dans les ressources. Ce mécanisme encourage la reprise d'emploi et permet de cumuler AAH et salaire.

Déconjugalisation depuis novembre 2023

Depuis novembre 2023, les revenus du conjoint ne sont plus pris en compte dans le calcul de l'AAH (réforme de déconjugalisation). Votre droit à l'AAH est désormais calculé sur vos seules ressources personnelles. Vérifiez auprès de votre CAF si vous pouviez bénéficier de l'ancien mode de calcul.

Estimation indicative — CAF ou MSA décide

Ce simulateur fournit une estimation indicative. Le montant définitif est calculé par votre CAF ou MSA sur la base de vos revenus déclarés (N-2). Seule la CDAPH via la MDPH peut reconnaître votre taux d'incapacité et ouvrir le droit à l'AAH.

Conservez ce calculTéléchargez la fiche complète au format PDF — gratuit, sans inscription. Pratique pour la partager avec votre comptable ou vos collaborateurs.
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Comment fonctionne l'AAH

L'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) est la principale aide financière de l'État pour les personnes en situation de handicap dans l'incapacité de travailler ou dont la capacité de travail est réduite. Elle garantit un niveau de ressources minimum indépendamment des revenus professionnels, et reste non imposable et non soumise aux prélèvements sociaux. Elle est versée chaque mois par la CAF (ou la MSA pour les affiliés au régime agricole).

Le calcul repose sur une logique de complément différentiel : on part du montant maximum, puis on retranche une fraction des ressources du foyer. La formule générale est AAH = montant maximum − (ressources annuelles retenues / 12). Les ressources prises en compte sont celles de l'année N-2, après application d'abattements spécifiques. Les revenus du travail bénéficient d'un abattement de 80 % (seuls 20 % comptent dans les ressources), ce qui favorise fortement la reprise d'une activité. Depuis la réforme de déconjugalisation entrée en vigueur en novembre 2023, les revenus du conjoint ne sont en principe plus pris en compte ; ils ne restent retenus que pour les bénéficiaires qui conservent l'ancien mode de calcul parce qu'il leur est plus favorable.

Chiffres-clés 2026

ParamètreValeur 2026
Montant maximum mensuel971,37 €
Abattement sur revenus du travail80 % (20 % retenus)
Prise en compte revenus du conjoint0 % (déconjugalisation), ou 20 % en ancien calcul
Taux d'incapacité requis≥ 80 %, ou 50–79 % avec RSDAE
Âge d'accès20 à 65 ans (67 ans si né avant 1957)
FiscalitéNon imposable, hors prélèvements sociaux

Ces valeurs sont indicatives et peuvent varier selon le profil (composition du foyer, autres ressources, mode de calcul retenu). Le montant maximum est revalorisé chaque année par décret.

Exemple : reprise d'activité

Prenons le cas de Camille, 34 ans, reconnue avec un taux d'incapacité supérieur à 80 % par la CDAPH. Sans aucun revenu, elle perçoit l'AAH au montant maximum. Elle reprend ensuite un emploi à temps partiel qui lui rapporte 6 000 € de revenus du travail sur l'année (soit 500 €/mois). Grâce à l'abattement de 80 %, seuls 20 % de ces revenus, soit 1 200 €/an (100 €/mois), entrent dans le calcul des ressources.

SituationRevenu travail mensuelPart retenue (20 %)AAH estiméeTotal mensuel
Sans activité0 €0 €971,37 €971,37 €
Avec activité partielle500 €100 €≈ 871 €≈ 1 371 €

Dans cet exemple, le complément AAH diminue d'environ 100 € (la part retenue), mais le revenu total de Camille progresse nettement : son salaire de 500 € lui apporte un gain net réel de l'ordre de 400 €/mois. C'est tout l'intérêt de l'abattement de 80 % : travailler reste toujours avantageux.

💡 Travailler augmente toujours vos ressourcesBeaucoup de bénéficiaires craignent de « perdre leur AAH » en reprenant une activité. Avec l'abattement de 80 %, seuls 20 % du salaire sont retenus : votre revenu total (salaire + AAH résiduelle) est toujours supérieur à l'AAH seule. Déclarez systématiquement vos revenus d'activité à la CAF chaque trimestre pour un calcul à jour.

Conditions et points clés

L'AAH n'est versée que si plusieurs conditions cumulatives sont réunies. Les principaux critères à connaître :

  • Taux d'incapacité : au moins 80 %, OU entre 50 % et 79 % avec une restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi (RSDAE) reconnue par la CDAPH.
  • Âge : entre 20 et 65 ans (67 ans si né avant 1957). Au-delà, l'AAH bascule en principe vers l'ASPA si les ressources le justifient.
  • Résidence : résider en France de façon stable ; ne pas être pris en charge à 100 % en établissement d'hébergement.
  • Plafond de ressources : l'allocation est dégressive selon les revenus du foyer ; au-delà du plafond, le montant tombe à zéro.

Les atouts concrets du dispositif :

  • Montant maximum de 971,37 €/mois garanti en l'absence de ressources.
  • Abattement de 80 % sur les revenus du travail : cumul AAH + salaire fortement encouragé.
  • Déconjugalisation depuis novembre 2023 : les revenus du conjoint ne pénalisent plus le bénéficiaire (sauf maintien volontaire de l'ancien calcul).
  • Cumul possible avec l'allocation logement (APL/ALS), la complémentaire santé solidaire (CSS), l'aide à la mobilité ou l'ACTP dans les départements qui la maintiennent.

À distinguer de la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), qui compense les surcoûts liés au handicap (aide humaine, technique, aménagements) et qui est une aide distincte, cumulable avec l'AAH. Le cadre légal de l'AAH figure aux articles L821-1 et suivants du Code de la sécurité sociale.

Démarches MDPH et renouvellement

L'AAH s'obtient en déposant un dossier auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) de votre département. Étapes concrètes :

  1. Retirer et compléter le dossier MDPH (formulaire Cerfa unique de demande). Joindre le certificat médical récent (moins de 6 mois) rempli par votre médecin, ainsi que les justificatifs d'identité, de domicile et de ressources.
  2. Déposer le dossier à la MDPH (sur place, par courrier ou en ligne selon les départements). Conservez une copie complète.
  3. Évaluation par l'équipe pluridisciplinaire : elle détermine le taux d'incapacité et, le cas échéant, la RSDAE.
  4. Décision de la CDAPH : elle accorde ou refuse l'AAH et fixe sa durée. Les délais d'instruction peuvent atteindre plusieurs mois selon les départements.
  5. Versement par la CAF (ou la MSA) une fois les droits ouverts, puis tous les mois.

La durée d'attribution varie selon la situation : de 1 à 5 ans en règle générale, et jusqu'à 20 ans lorsque le handicap est stabilisé sans perspective d'amélioration. Le renouvellement se demande auprès de la MDPH avant l'échéance — anticipez de plusieurs mois pour éviter toute rupture de versement.

Pour optimiser vos droits : déclarez vos ressources d'activité chaque trimestre à la CAF, vérifiez auprès de votre caisse le mode de calcul le plus favorable (déconjugalisé ou ancien) si vous êtes en couple, et étudiez les aides cumulables (logement, CSS, PCH). En cas de désaccord avec la décision de la CDAPH, un recours est possible (recours administratif préalable obligatoire, puis recours contentieux).

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Questions fréquentes

Le montant maximum de l'AAH est de **971,37 €/mois** en 2026 (après revalorisation annuelle par décret). Ce montant est réduit en fonction des ressources du foyer. L'AAH est non imposable et non soumise aux prélèvements sociaux. Elle est versée mensuellement par la CAF ou la MSA selon votre régime.

Pour bénéficier de l'AAH, il faut : (1) avoir un **taux d'incapacité permanente d'au moins 80 %**, ou entre 50 % et 79 % avec une restriction substantielle et durable à l'emploi reconnue par la CDAPH (RQTH associé), (2) avoir entre 20 et 65 ans (67 ans si né avant 1957), (3) résider en France et ne pas être en établissement d'hébergement avec prise en charge totale des frais.

Si vous exercez une activité professionnelle, vos revenus du travail bénéficient d'un **abattement de 80 %** pour le calcul de l'AAH : seuls 20 % de vos revenus bruts sont pris en compte dans les ressources. Cet abattement favorise la reprise d'emploi et permet de cumuler partiellement AAH et salaire. Le montant de l'AAH est alors réduit du dépassement du plafond de ressources.

Depuis novembre 2023, la réforme de **déconjugalisation de l'AAH** est entrée en vigueur. Désormais, les **revenus du conjoint ne sont plus pris en compte** dans le calcul de l'AAH (sauf si le bénéficiaire choisit l'ancien mode de calcul car il lui est plus favorable). Ce simulateur propose néanmoins les deux modes pour information. Si vous êtes en couple, vérifiez auprès de votre CAF le mode de calcul applicable.

Oui. L'AAH peut se cumuler avec diverses aides : allocation logement (APL/ALS), complémentaire santé solidaire (CSS), aide à la mobilité, ACTP (allocation compensatrice pour tierce personne dans les départements qui la maintiennent). Elle est distincte de la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) qui compense les surcoûts liés au handicap.

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