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Résiliation mandat de gestion immobilière

Lettre pour résilier un mandat de gestion confié à une agence immobilière. Conforme au droit français 2026, personnalisable en 2 minutes.

Barèmes en vigueur au Source : Code civil — Légifrance ↗

Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.

📜 Aperçu du modèle
[Prénom Nom du propriétaire]
[Adresse]
[Code postal, Ville]
[Email]
[Téléphone]

[Ville], le [Date]

[Nom de l'agence immobilière]
[Adresse de l'agence]
[Code postal, Ville]

Objet : Résiliation du mandat de gestion locative n° [référence du mandat] — Lettre recommandée avec A.R.

Madame, Monsieur,

Je vous informe par la présente de ma décision de mettre fin au mandat de gestion locative n° [référence], signé le [date de signature] et portant sur le bien situé [adresse du bien géré].

Conformément aux conditions générales du mandat et au préavis stipulé, la résiliation prendra effet le [date de fin = date d'échéance annuelle ou date après préavis], soit après un préavis de [X mois] à compter de la réception du présent courrier.

À cette date, je vous serais reconnaissant(e) de bien vouloir :
— Me transférer la totalité des fonds que vous détenez en ma faveur (dépôt de garantie, loyers en attente, provisions de charges) ;
— Me remettre l'ensemble des documents relatifs à la gestion du bien (bail, état des lieux, historique des paiements, correspondances avec le(s) locataire(s), quittances, etc.) ;
— Informer le(s) locataire(s) du changement de gestionnaire et des nouvelles coordonnées pour le règlement du loyer.

Je reste disponible pour convenir d'un rendez-vous de passation de dossier dans les meilleurs délais.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Signature]
[Prénom Nom]

Comment utiliser ce modèle ?

Le mandat de gestion locative est le contrat par lequel un propriétaire confie à une agence immobilière la gestion courante de son bien : recherche de locataires, encaissement des loyers, quittancement, suivi des charges, relances en cas d'impayé. Régi par la loi Hoguet du 2 janvier 1970 (et son décret de 1972), il est généralement conclu pour un an et reconduit tacitement d'année en année. Pour y mettre fin, le propriétaire doit respecter le préavis stipulé au contrat — le plus souvent 3 mois — et notifier son congé par lettre recommandée avec accusé de réception avant l'échéance annuelle.

La protection de la loi Châtel. Le code de la consommation (art. L. 215-1) impose au mandataire de vous informer, par écrit, de la date limite à laquelle vous pouvez refuser la reconduction — au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant cette date. Si l'agence omet cette information, vous pouvez résilier à tout moment et gratuitement après la reconduction, sans attendre l'échéance suivante. C'est un levier souvent décisif : beaucoup d'agences oublient cet envoi.

Exemple concret. M. Durand a confié la gestion de son F2 lyonnais à une agence il y a trois ans, par un mandat d'un an renouvelable, avec préavis de 3 mois et une échéance fixée au 30 septembre. Pour reprendre la gestion lui-même, il doit envoyer sa lettre recommandée avant le 30 juin (échéance moins trois mois). S'il découvre que l'agence ne lui a jamais adressé l'information annuelle prévue par la loi Châtel, il peut au contraire résilier immédiatement, à n'importe quelle date.

La passation, étape souvent négligée. La résiliation ne s'arrête pas à la lettre. À la date d'effet, l'agence doit vous restituer l'intégralité des fonds détenus (dépôts de garantie des locataires, loyers et provisions de charges encaissés), vous remettre les comptes de gestion à jour et l'ensemble du dossier (bail, états des lieux, diagnostics, historique des paiements, correspondances). Le dépôt de garantie reste dû au locataire en fin de bail : assurez-vous qu'il vous est bien transféré, car vous en deviendrez le détenteur responsable. Pensez aussi à informer votre locataire du changement de gestionnaire et de vos nouvelles coordonnées de règlement : le bail en cours se poursuit sans modification, seul l'interlocuteur change.

Conseils pratiques

  • Repérez d'abord la date d'échéance annuelle et le délai de préavis exact (souvent 3 mois) inscrits dans votre mandat : tout part de là.
  • Vérifiez si l'agence vous a bien envoyé l'information annuelle « loi Châtel » : à défaut, vous pouvez résilier à tout moment, sans attendre l'échéance ni payer de pénalité.
  • Envoyez impérativement votre congé en recommandé avec accusé de réception : c'est l'AR qui fait courir le préavis et prouve la date.
  • Exigez par écrit le transfert de tous les fonds détenus : dépôts de garantie, loyers et provisions de charges encaissés mais non reversés.
  • Récupérez l'intégralité du dossier : bail, états des lieux, diagnostics, comptes de gestion et historique des paiements — vous en aurez besoin pour la suite.
  • Informez le locataire par courrier de la reprise de gestion et de vos nouvelles coordonnées : le bail continue à l'identique, seul l'interlocuteur change.
  • Ne résiliez pas hors échéance sans motif (et sans la protection Châtel) : une rupture anticipée injustifiée peut vous exposer à des dommages-intérêts au profit de l'agence.

Questions fréquentes

En principe non : le mandat court jusqu'à son échéance annuelle, et une rupture anticipée sans motif peut vous exposer à des dommages-intérêts au profit de l'agence (souvent calculés sur les honoraires qu'elle aurait perçus jusqu'au terme). Deux exceptions ouvrent toutefois une sortie immédiate : la faute grave du mandataire (défaut de reversement des loyers, gestion négligente, absence de quittances) et l'oubli de l'information annuelle prévue par la loi Châtel, qui vous autorise à résilier à tout moment et gratuitement après la reconduction. Hors ces cas, mieux vaut attendre l'échéance et respecter le préavis.

Le préavis est fixé librement dans le mandat : il est le plus souvent de 3 mois, parfois de 1 ou 2 mois. Lisez attentivement la clause de résiliation de votre contrat. Le congé doit parvenir à l'agence avant la date d'échéance diminuée du préavis : pour une échéance au 30 septembre avec préavis de 3 mois, la lettre doit partir avant le 30 juin. Comptez à partir de la réception (date de l'accusé de réception), pas de l'envoi. Si vous manquez cette fenêtre, le mandat se reconduit pour un an de plus — sauf si la protection Châtel s'applique.

Oui. À la date d'effet de la résiliation, l'agence est tenue de vous restituer tous les fonds qu'elle détient pour votre compte : dépôts de garantie des locataires, loyers et provisions de charges encaissés mais non reversés. Ces fonds sont d'ailleurs protégés par la garantie financière obligatoire de l'agence (loi Hoguet). Elle doit également vous remettre l'intégralité du dossier de gestion : bail, états des lieux, diagnostics, comptes de gestion à jour, quittances et historique des paiements. Exigez ces éléments par écrit dans votre lettre et fixez un rendez-vous de passation.

Rien ne change pour le locataire : le bail se poursuit aux mêmes conditions (loyer, durée, dépôt de garantie). La résiliation du mandat ne concerne que la relation entre vous et l'agence, pas le contrat de location. Vous devenez simplement le gestionnaire direct. Informez le locataire par courrier de ce changement et communiquez-lui vos nouvelles coordonnées de paiement (RIB, adresse pour les quittances). C'est aussi le moment de vérifier que le dépôt de garantie, que vous devrez lui restituer en fin de bail, vous a bien été transféré par l'agence.

En principe non, si vous résiliez dans les règles (à l'échéance, préavis respecté) : aucun frais de sortie n'est dû. Certains mandats prévoient toutefois des honoraires sur les loyers du mois en cours ou sur une location en cours de relocation : relisez les clauses tarifaires. En revanche, si vous résiliez de façon anticipée et injustifiée, l'agence peut réclamer une indemnité correspondant aux honoraires perdus. Vérifiez bien l'absence de clause pénale abusive : une indemnité disproportionnée peut être contestée devant le juge.