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Attestation d'emploi salarié

Modèle d'attestation certifiant qu'une personne est bien salariée de l'entreprise. Conforme au droit français 2026, personnalisable en 2 minutes.

Barèmes en vigueur au Source : Code du travail — Légifrance ↗

Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.

📄 Aperçu du modèle
[Nom de l'entreprise]
[Adresse de l'entreprise]
[Code postal, Ville]
[SIRET]

[Ville], le [Date]

ATTESTATION D'EMPLOI SALARIÉ

Je soussigné(e), [Prénom Nom du signataire], en qualité de [Responsable RH / Gérant / Directeur], représentant la société [Nom de l'entreprise], atteste par la présente que :

Monsieur / Madame [Prénom Nom du salarié]
Né(e) le : [date de naissance]
Demeurant : [adresse du salarié]

est employé(e) au sein de notre entreprise depuis le [date d'embauche], dans le cadre d'un contrat à durée [indéterminée / déterminée jusqu'au ...], en qualité de [intitulé du poste].

Son salaire brut mensuel est de [X €] pour un temps de travail de [35h / autre] par semaine.

Cette attestation est délivrée à la demande de l'intéressé(e) pour valoir ce que de droit.

[Ville], le [Date]

Signature et cachet de l'entreprise

[Signature]
[Prénom Nom]
[Qualité]

Comment utiliser ce modèle ?

L'attestation d'emploi salarié est un courrier sur papier à en-tête par lequel un employeur certifie qu'une personne fait bien partie de ses effectifs. Concrètement, c'est la pièce qu'un bailleur, une banque, un consulat ou un organisme social réclame pour vérifier la stabilité professionnelle d'un demandeur. Elle indique l'identité du salarié, la nature et la date de début du contrat, le poste occupé et, le plus souvent, le salaire brut mensuel. Elle se distingue d'autres documents RH que l'on confond fréquemment : elle n'est ni le certificat de travail (remis obligatoirement à la fin du contrat, attestant d'une période d'emploi passée), ni l'attestation France Travail (ex-Pôle emploi, destinée au calcul des droits au chômage), ni la fiche de paie (qui détaille la rémunération mois par mois).

Il est utile de savoir ce qu'une attestation d'emploi doit contenir et ce qu'elle ne doit PAS contenir. Mentions attendues : identité du salarié, raison sociale et coordonnées de l'employeur, type de contrat (CDI, CDD avec terme, intérim), date d'entrée, intitulé du poste, temps de travail et, si l'organisme le demande, le salaire brut mensuel. À éviter en revanche : toute donnée sensible non sollicitée (état de santé, situation familiale, origine), une appréciation de la qualité du travail, ou des informations sur des tiers. Le document doit rester factuel et limité à ce qui est nécessaire à la démarche, dans l'esprit de la minimisation des données du RGPD.

Point important côté droit du travail : à la différence du certificat de travail, dont la remise en fin de contrat est une obligation légale de l'employeur, l'attestation d'emploi « en cours » ne fait pas l'objet d'une obligation légale aussi nette. En pratique, la plupart des employeurs l'établissent sans difficulté car elle aide le salarié dans ses démarches et ne leur coûte rien. Si l'employeur tarde ou refuse, le salarié dispose d'alternatives qui prouvent tout aussi bien l'emploi : ses trois derniers bulletins de paie, son contrat de travail signé, ou une attestation de l'organisme de prévoyance. Enfin, de nombreux organismes (banques, agences immobilières) exigent une attestation datée de moins de trois mois : faites-la établir juste avant de constituer votre dossier.

Conseils pratiques

  • Faites figurer le document sur papier à en-tête de l'entreprise avec son SIRET : c'est ce qui crédibilise l'attestation aux yeux d'une banque ou d'une agence.
  • Précisez la nature exacte du contrat (CDI, CDD avec date de fin, intérim) : un bailleur lit cette ligne en premier pour juger la stabilité du dossier.
  • Indiquez le salaire brut mensuel uniquement si l'organisme le demande — pour un visa, il est souvent inutile ; pour un crédit, il est central.
  • Ne mentionnez aucune donnée sensible non nécessaire (santé, situation familiale, religion) : limitez-vous aux informations utiles à la démarche (esprit RGPD).
  • Si l'employeur refuse ou tarde, présentez à la place vos 3 derniers bulletins de paie et votre contrat signé : ils prouvent l'emploi tout aussi efficacement.
  • Faites établir l'attestation juste avant de déposer votre dossier : banques et agences exigent souvent un document de moins de 3 mois.
  • Distinguez bien ce document du certificat de travail (fin de contrat) et de l'attestation France Travail (calcul du chômage) : ne les confondez pas dans votre demande.
  • Demandez à ce que le signataire soit habilité (RH, gérant, président) et que sa qualité soit indiquée sous la signature, avec le cachet de l'entreprise.

Questions fréquentes

Pour le certificat de travail remis en fin de contrat, oui : c'est une obligation légale de l'employeur. Pour une attestation d'emploi « en cours de contrat », l'obligation est moins nette et tient surtout à l'usage : la plupart des employeurs l'établissent volontiers car cela ne leur coûte rien et facilite la vie du salarié. En cas de refus, vous n'avez généralement pas de levier contraignant immédiat, mais vous pouvez prouver votre emploi autrement (bulletins de paie, contrat de travail).

L'attestation d'emploi certifie le statut de salarié à un instant T (poste, contrat, ancienneté). L'attestation de salaire détaille les revenus (brut, net, primes) et sert surtout aux dossiers de crédit ou aux indemnités. Le certificat de travail est remis à la fin du contrat et prouve une période d'emploi passée. La fiche de paie est le justificatif mensuel détaillé de la rémunération. Pour une location, attestation d'emploi + 3 bulletins de paie forment le duo le plus demandé.

Reformulez la demande par écrit (email) en précisant la démarche concernée et le délai : un cadre formel débloque souvent la situation. Si le blocage persiste, sachez que la plupart des organismes acceptent des pièces équivalentes : vos trois derniers bulletins de paie, votre contrat de travail signé, ou une attestation de la mutuelle/prévoyance. Pour un certificat de travail en fin de contrat (qui, lui, est obligatoire), vous pouvez en dernier recours saisir le conseil de prud'hommes.

Il doit s'en tenir aux informations nécessaires à la démarche : identité, contrat, poste, ancienneté, et salaire brut si demandé. Il ne doit pas y faire figurer de données sensibles non sollicitées (état de santé, situation familiale, opinions, origine), ni d'appréciation sur la qualité du travail, ni d'informations concernant d'autres salariés. Ce principe de minimisation protège à la fois le salarié et l'employeur.

La loi ne fixe pas de durée de validité, mais en pratique de nombreux organismes (banques pour un crédit, agences immobilières pour une location) exigent un document récent, daté de moins de trois mois. Pour un visa, le consulat précise souvent ses propres exigences. Le plus sûr est de faire établir l'attestation juste avant de constituer votre dossier, pour qu'elle reflète votre situation actuelle.

Elle est un élément central mais rarement suffisante seule. Un dossier de location solide combine généralement l'attestation d'emploi (avec type de contrat et salaire), les trois derniers bulletins de paie, le dernier avis d'imposition et, le cas échéant, une garantie (Visale ou garant physique). Pour un CDI hors période d'essai, ce dossier rassure fortement le bailleur ; pour un CDD ou un essai en cours, ajoutez un garant pour compenser.