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Déclaration d'accident du travail (salarié)

Courrier pour déclarer un accident du travail à son employeur dans les 24 heures. Conforme au droit français 2026, personnalisable en 2 minutes.

Barèmes en vigueur au Source : Code du travail — Légifrance ↗

Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.

🦺 Aperçu du modèle
[Votre Prénom NOM]
[Votre adresse]
[Code postal Ville]
[Votre poste / Service]

[Ville], le [Date — dans les 24 heures suivant l'accident]

[Nom de l'entreprise]
À l'attention de [Nom du responsable RH / Dirigeant / Supérieur hiérarchique]

Lettre recommandée avec accusé de réception (ou remise en main propre contre récépissé)

Objet : Déclaration d'accident du travail — [Date de l'accident]

Madame, Monsieur,

Conformément à l'article R.441-2 du Code de la Sécurité sociale, je vous informe par la présente d'un accident du travail dont j'ai été victime, dans les circonstances suivantes :

Date de l'accident : [Date]
Heure de l'accident : [Heure]
Lieu de l'accident : [Lieu précis : atelier, bureau, chantier, etc.]
Circonstances : [Description factuelle et précise de l'accident — comment, dans quel contexte, avec quoi]
Nature des blessures : [Description des blessures : douleur au [zone], plaie, choc, etc.]

[Si accident de trajet : Il s'agit d'un accident de trajet survenu lors de mon trajet entre [domicile / lieu de restauration] et [lieu de travail].]

[Témoins éventuels : M./Mme [Prénom NOM], présent(e) au moment des faits.]

J'ai consulté le Dr [Nom du médecin] le [Date de consultation], qui m'a délivré un certificat médical initial. Je vous remets ci-joint le volet du certificat médical destiné à l'employeur [ou : le certificat médical sera remis dès réception].

Je vous rappelle que vous êtes tenu de déclarer cet accident à la CPAM dans un délai de 48 heures suivant la réception de la présente.

Dans l'attente de la confirmation de la déclaration, je vous adresse mes cordiales salutations.

[Signature]
[Prénom NOM]

PJ : Volet employeur du certificat médical initial (si disponible)

Comment utiliser ce modèle ?

Un accident du travail doit être déclaré à l'employeur dans les 24 heures suivant l'accident (sauf cas de force majeure ou impossibilité absolue). L'employeur dispose ensuite de 48 heures pour transmettre la déclaration d'accident du travail (DAT) à la CPAM. Cette double formalité conditionne l'ouverture des droits au titre des risques professionnels, plus favorables que ceux de la maladie ordinaire. Prenons un cas concret : Karim, magasinier, se blesse au dos en soulevant une palette un mardi matin. Il prévient son responsable dans la foulée, consulte un médecin le jour même, et confirme par écrit sous 24 heures. Ce simple réflexe déclenche toute la chaîne de protection — sans déclaration, pas de reconnaissance AT, et donc pas de prise en charge renforcée.

En cas d'accident, le médecin établit un certificat médical initial (CMI) décrivant les lésions et leurs conséquences. La reconnaissance du caractère professionnel ouvre des droits spécifiques : prise en charge à 100 % des soins liés à l'accident (sans avance de frais), indemnités journalières majorées par rapport à la maladie classique, absence de délai de carence (les IJ sont versées dès le premier jour d'arrêt, alors qu'un arrêt maladie ordinaire comporte trois jours de carence), et une protection renforcée contre le licenciement pendant la suspension du contrat. Conservez précieusement le volet du certificat qui vous est destiné ainsi que la feuille d'accident remise par l'employeur, qui permet le tiers payant intégral.

La distinction entre accident du travail, accident de trajet (domicile–lieu de travail) et maladie ordinaire a des conséquences directes. L'accident de trajet est couvert au titre des risques professionnels, mais avec une protection contre le licenciement moins étendue que l'accident du travail proprement dit. La maladie ordinaire, elle, comporte un délai de carence et des indemnités moins avantageuses. D'où l'importance de qualifier précisément l'événement dans votre déclaration, d'indiquer d'éventuels témoins, et de décrire factuellement les circonstances. Si l'employeur refuse de déclarer l'accident à la CPAM, vous pouvez le faire vous-même directement auprès de la caisse, dans un délai de deux ans.

Conseils pratiques

  • Déclarez à votre employeur dans les 24 heures — passé ce délai, vous conservez vos droits mais compliquez l'instruction du dossier.
  • Consultez un médecin le jour même : le certificat médical initial date les lésions et constitue la pièce centrale du dossier AT.
  • Notez l'identité et les coordonnées des témoins présents : leur témoignage peut être décisif si l'employeur émet des réserves.
  • Conservez la feuille d'accident remise par l'employeur : elle vous garantit le tiers payant et la prise en charge à 100 % des soins liés à l'accident.
  • Gardez le volet du certificat médical qui vous est destiné — ne le remettez jamais à l'employeur, seul le volet employeur lui revient.
  • L'accident de trajet (domicile–travail) est couvert : déclarez-le de la même façon, en précisant l'itinéraire habituel emprunté.
  • Si l'employeur refuse de déclarer à la CPAM, vous pouvez le faire vous-même directement, dans un délai de 2 ans à compter de l'accident.
  • En cas de rechute ou d'aggravation ultérieure, signalez-la rapidement : elle peut être rattachée à l'accident initial sous conditions médicales.

Questions fréquentes

Est reconnu comme accident du travail tout accident survenu par le fait ou à l'occasion du travail, quelle qu'en soit la cause (article L.411-1 du Code de la Sécurité sociale). Cela couvre les accidents pendant les heures de travail, lors des déplacements professionnels, et les accidents de trajet entre le domicile et le lieu de travail. Un malaise ou une lésion soudaine peut être qualifié d'AT si la cause est liée aux conditions de travail. Le caractère soudain de l'événement distingue l'accident du travail de la maladie professionnelle, qui résulte d'une exposition prolongée.

Les principales étapes s'enchaînent rapidement : consulter un médecin dès le jour de l'accident (J0) pour obtenir le certificat médical initial ; informer l'employeur dans les 24 heures, par écrit de préférence ; l'employeur transmet la déclaration d'accident du travail (DAT) à la CPAM sous 48 heures ; la CPAM instruit le dossier et statue sur la qualification professionnelle ; enfin, à l'issue de l'arrêt, intervient la reprise, éventuellement avec visite de reprise, ou la prise en charge d'une rechute ultérieure. Respecter chaque délai sécurise vos droits.

L'employeur peut émettre des réserves motivées dans sa déclaration à la CPAM, mais il ne peut pas refuser de déclarer l'accident. La CPAM instruit alors le dossier et rend sa décision (acceptation ou refus de la qualification AT). Si l'employeur ne déclare pas, vous pouvez le faire vous-même auprès de la caisse dans un délai de deux ans. En cas de refus de la CPAM, le salarié peut contester devant la Commission de recours amiable, puis devant le pôle social du tribunal judiciaire.

La reconnaissance en accident du travail apporte plusieurs avantages par rapport à la maladie ordinaire : la prise en charge des soins liés à l'accident se fait à 100 % sans avance de frais, les indemnités journalières sont versées sans délai de carence (dès le premier jour, contre trois jours en maladie classique) et à un taux plus favorable, et le salarié bénéficie d'une protection renforcée contre le licenciement pendant l'arrêt. La qualification de l'événement a donc des conséquences financières et juridiques importantes : d'où l'intérêt de bien décrire les circonstances.

Les erreurs les plus dommageables : oublier de relever l'identité des témoins, négliger la consultation médicale immédiate (qui prouve le lien entre l'accident et les lésions), remettre par erreur le volet du certificat destiné au salarié à l'employeur, confondre accident du travail et accident de trajet dans la déclaration, ou tarder au-delà des 24 heures sans raison valable. Une description vague des circonstances facilite aussi les réserves de l'employeur : soyez précis et factuel sur le lieu, l'heure et le déroulé de l'accident.