✓ Indemnité légale 2026 — Plafond 96 120 €

Calculateur Indemnité de Départ à la Retraite 2026

Estimez votre indemnité légale de départ à la retraite selon l'ancienneté et le type de départ. Part exonérée et montant net estimé inclus.

Barèmes en vigueur au Source : URSSAF — Taux et barèmes 2026 ↗
Vos paramètres

Votre situation

€ / mois

Meilleure moyenne entre 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers mois × 3.

02040 ans
Vos résultats
Pour 20 ans d'ancienneté à 3 000 € brut/mois (départ volontaire), votre indemnité brute est de 4 500 €.
Indemnité 100 % exonérée (≤ plafond 96 120 €). Net estimé : 4 500 €.
Indemnité brute
4 500 €
Départ volontaire (D1237-1)
Indemnité brute
4 500 €
montant total
Cotisations sociales
0 €
estimation sur part imposable
IDR nette estimée
4 500 €
totalement exonérée
Départ volontaire : imposable au-delà du plafond

En départ volontaire, la part excédant 96 120 € (2× PASS 2026) est soumise à l'IR et aux cotisations sociales.

Départ volontaire
4 500 € brut
Mise à la retraite
17 500 € brut

Détail du calcul

ÉtapeFormuleMontant
Ancienneté retenue< 10 ans → 0, ≥ 10 ans → paliers4 500 €
Palier retenu20 ans → × 1,5 mois4 500 €
Plafond exonération (2× PASS 2026)96 120 €
Part exonéréemin(brut, 96 120 €)4 500 €
Part imposablemax(0, brut − plafond)0 €
Net estimé après prélèvements4 500 €

Barème légal minimum. Votre convention collective peut prévoir une indemnité supérieure (principe de faveur). Net estimé : 23 % de prélèvements sur la part imposable (indicatif).

Conservez ce calculTéléchargez la fiche complète au format PDF — gratuit, sans inscription. Pratique pour la partager avec votre comptable ou vos collaborateurs.

Volontaire ou mise à la retraite : deux barèmes opposés

Quand un salarié quitte l'entreprise pour faire valoir ses droits à la retraite, il perçoit une indemnité de fin de carrière. Mais le montant ne se calcule pas du tout de la même façon selon que vous décidez de partir ou que votre employeur vous met à la retraite. Comprendre cette distinction est la clé pour vérifier que la somme proposée est correcte, car les deux barèmes diffèrent fortement à ancienneté égale.

En départ volontaire, l'indemnité légale suit un barème par paliers (art. D1237-1 du Code du travail) et n'est due qu'à partir de 10 ans d'ancienneté. En cas de mise à la retraite par l'employeur (art. L1237-7, possible sans votre accord seulement à partir de 70 ans), le calcul est aligné sur l'indemnité légale de licenciement, généralement plus favorable au salarié. Le salaire de référence retenu est, dans les deux cas, la formule la plus avantageuse entre 1/12e des 12 derniers mois et 1/3 des 3 derniers mois.

Les deux barèmes légaux

Mode de départAnciennetéIndemnité légale
Départ volontaire10 ans1/2 mois
Départ volontaire15 ans1 mois
Départ volontaire20 ans1,5 mois
Départ volontaire30 ans2 mois
Mise à la retraitejusqu'à 10 ans1/4 mois par année
Mise à la retraiteau-delà de 10 ans1/3 mois par année
Départ volontaireAncienneté10 ans
Indemnité légale1/2 mois
Départ volontaireAncienneté15 ans
Indemnité légale1 mois
Départ volontaireAncienneté20 ans
Indemnité légale1,5 mois
Départ volontaireAncienneté30 ans
Indemnité légale2 mois
Mise à la retraiteAnciennetéjusqu'à 10 ans
Indemnité légale1/4 mois par année
Mise à la retraiteAnciennetéau-delà de 10 ans
Indemnité légale1/3 mois par année

Aucune indemnité légale n'est due avant 10 ans en départ volontaire. Le simulateur ci-dessus applique automatiquement le bon barème selon les paramètres que vous saisissez.

Exemple chiffré : le cas de Martine

Martine, 63 ans, a travaillé 30 ans dans la même entreprise avec un salaire de référence de 3 000 € brut par mois. Comparons les deux scénarios pour visualiser l'écart.

ScénarioAnciennetéCoefficientIndemnité (indicative)
Départ volontaire30 ans2 mois2 × 3 000 = 6 000 €
Mise à la retraite30 ans1/4 mois × 10 + 1/3 mois × 20(2,5 + 6,67) × 3 000 ≈ 27 500 €
Départ volontaireAncienneté30 ans
Coefficient2 mois
Indemnité (indicative)2 × 3 000 = 6 000 €
Mise à la retraiteAncienneté30 ans
Coefficient1/4 mois × 10 + 1/3 mois × 20
Indemnité (indicative)(2,5 + 6,67) × 3 000 ≈ 27 500 €

À situation strictement identique, Martine perçoit une indemnité bien plus élevée si c'est son employeur qui prend l'initiative de la mise à la retraite. C'est pourquoi il est essentiel d'identifier qui est réellement à l'origine du départ avant de signer quoi que ce soit. Ces montants sont indicatifs et dépendent du salaire de référence exact et de la convention collective.

⚠️ Ne confondez pas les deux barèmesUn employeur peut être tenté de présenter une mise à la retraite comme un simple « départ volontaire » pour appliquer le barème le moins coûteux. Vérifiez toujours qui a réellement pris l'initiative : si c'est l'entreprise, c'est le barème de la mise à la retraite (aligné sur le licenciement) qui s'impose, à votre avantage.

Fiscalité et exonérations 2026

L'indemnité légale ou conventionnelle de départ/mise à la retraite bénéficie d'un régime social et fiscal de faveur, dans des limites précises à connaître pour estimer le net réellement perçu.

  • Exonération de cotisations sociales dans la limite de 2 fois le PASS (plafond annuel de la Sécurité sociale, un montant de référence revalorisé chaque année), soit 96 120 € en 2026 (PASS 48 060 €). La part excédant ce plafond est soumise aux cotisations de droit commun.
  • Exonération d'impôt sur le revenu dans cette même limite de 96 120 €.
  • CSG/CRDS : elles s'appliquent sur la fraction qui dépasse le minimum légal ou conventionnel, qu'elle soit exonérée socialement ou non.
  • La convention collective prime si elle est plus favorable. Dans la grande majorité des secteurs, la CCN prévoit des indemnités supérieures au minimum légal : c'est le régime le plus avantageux pour le salarié qui s'applique (principe de faveur).
  • Cumul emploi-retraite possible. Percevoir l'indemnité n'empêche pas de reprendre une activité ; depuis 2023, le cumul intégral peut même générer de nouveaux droits.

Retenez la règle simple : à l'initiative du salarié, l'indemnité est plus faible et soumise au barème par paliers ; à l'initiative de l'employeur, elle est plus élevée et calquée sur le licenciement, le tout exonéré jusqu'à 96 120 €.

Démarches et optimisation

Pour sécuriser votre indemnité et en obtenir le montant maximal, procédez par étapes :

  1. Vérifiez votre ancienneté exacte (années et mois compris) : c'est la base du calcul.
  2. Identifiez le mode de départ réel — départ volontaire (vous décidez) ou mise à la retraite (l'employeur décide) — qui détermine le barème applicable.
  3. Respectez le préavis en cas de départ volontaire : 1 mois (de 6 mois à 2 ans d'ancienneté), 2 mois au-delà de 2 ans, sauf usage ou convention plus favorable. Il est dispensable d'un commun accord.
  4. Consultez votre convention collective (indiquée sur votre bulletin de paie) : si elle est plus généreuse que le minimum légal, c'est elle qui s'applique.
  5. Simulez les deux scénarios avec le calculateur ci-dessus pour repérer une proposition sous-évaluée avant de négocier.
  6. Optimisez la fraction imposable si votre indemnité dépasse 96 120 € : versement sur un PER (déduction du revenu imposable dans la limite de 10 % du revenu professionnel), demande d'étalement ou système du quotient. Consultez votre service RH ou un expert-comptable pour les cas particuliers.

En combinant ces vérifications, vous vous assurez de toucher l'indemnité la plus élevée à laquelle votre situation vous donne droit. Les montants restent indicatifs selon le profil : seul le calcul appliqué à votre situation réelle fait foi.

Questions fréquentes

En cas de départ volontaire à la retraite, le salarié perçoit l'indemnité légale de départ (barème par paliers D1237-1, à partir de 10 ans d'ancienneté). En cas de mise à la retraite par l'employeur, la loi impose une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement (R1234-2 : 1/4 + 1/3 mois), généralement plus favorable au salarié.

L'indemnité légale ou conventionnelle de départ/mise à la retraite est exonérée de cotisations sociales dans la limite de 2 fois le PASS, soit 96 120 € en 2026 (PASS 48 060 €). Au-delà, la part excédentaire est soumise aux cotisations de droit commun. La CSG/CRDS s'applique sur la fraction excédant l'indemnité légale ou conventionnelle (qu'elle soit exonérée socialement ou non).

Oui. Le cumul emploi-retraite n'est pas incompatible avec la perception d'une indemnité de départ à la retraite. Cependant, si vous reprenez une activité salariée après avoir liquidé votre retraite, les droits à retraite supplémentaires sont limités selon le régime de cumul choisi (cumul intégral ou plafonné). Depuis 2023, le cumul intégral génère de nouveaux droits.

Oui, dans la grande majorité des cas, la convention collective applicable à votre secteur d'activité prévoit des indemnités supérieures à l'indemnité légale minimale. Il faut comparer les deux et appliquer le régime le plus favorable au salarié (principe de faveur). Votre service RH ou votre bulletin de paie indique la CCN applicable.

Le salaire de référence est la moyenne la plus favorable entre : 1/12e des 12 derniers mois de rémunération brute, OU 1/3 des 3 derniers mois (avec proratisation des primes annuelles). Sont incluses primes, 13e mois, heures sup, avantages en nature. Sont exclues les indemnités à caractère exceptionnel et les remboursements de frais.

Oui. Le salarié doit respecter un préavis identique à celui du licenciement : 1 mois (6 mois à 2 ans d'ancienneté), 2 mois au-delà de 2 ans (sauf usage ou convention plus favorable). Le préavis est dispensable d'un commun accord. Le salarié peut demander à liquider sa retraite à la date qu'il souhaite, à partir de l'âge légal (62-64 ans selon réforme 2023).