Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.
[Votre Prénom NOM] [Votre adresse] [Code postal Ville] SIRET : [XXXXXXXXXXXXXXXXX] N° auto-entrepreneur / compte cotisant : [Numéro] [Ville], le [Date] À l'attention du Directeur de l'URSSAF [Région] [Adresse de l'URSSAF] Lettre recommandée avec accusé de réception Objet : Demande de remise gracieuse des majorations de retard — Période [Période concernée] Madame, Monsieur, Auto-entrepreneur exerçant l'activité de [Description de l'activité] depuis le [Date de création], immatriculé(e) sous le numéro SIRET [XXXXXXXXXXXXXXXXX], je me permets de solliciter votre bienveillance concernant les majorations de retard appliquées sur mes cotisations pour la période [période concernée]. SITUATION DES COTISATIONS : Montant des cotisations principales : [Montant] € Montant des majorations de retard : [Montant] € Total de la dette : [Montant total] € SITUATION ET MOTIFS : Ce retard de paiement est dû à [description précise de la situation : perte d'un client important représentant X % de mon chiffre d'affaires / maladie / baisse saisonnière imprévue / sinistre / etc.]. Je souhaite vous préciser que : - [Je suis cotisant(e) régulier(ère) depuis [X ans] et il s'agit de mon premier retard significatif.] - [J'ai régularisé les cotisations principales à hauteur de [Montant] € par virement du [Date] (voir justificatif joint).] - [Je m'engage à régulariser le solde des cotisations principales selon l'échéancier suivant : [plan de paiement].] En conséquence, je vous serais très reconnaissant(e) de bien vouloir accorder la remise totale / partielle [X %] des majorations de retard d'un montant de [Montant] €. Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous transmets les justificatifs en pièces jointes. Dans l'attente de votre bienveillant examen, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. [Signature] [Prénom NOM] PJ : [Justificatifs de la situation financière / Preuve du paiement des cotisations principales / Autre]
Comment utiliser ce modèle ?
Les majorations de retard URSSAF se composent en général d'une majoration initiale de 5 % du montant des cotisations non réglées à l'échéance, à laquelle s'ajoute une majoration complémentaire de 0,2 % par mois (ou fraction de mois) de retard. Lorsque le cotisant justifie de sa bonne foi et de difficultés passagères, ces majorations peuvent être remises en tout ou partie sur demande gracieuse adressée à l'URSSAF dont il dépend.
Il faut bien distinguer trois démarches souvent confondues. La remise gracieuse porte uniquement sur les pénalités et majorations : elle ne réduit jamais les cotisations principales, qui restent intégralement dues. Le délai de paiement (échéancier) permet d'étaler le règlement de la dette dans le temps mais n'efface rien. Enfin, le recours devant la Commission de recours amiable (CRA) conteste le bien-fondé même de la dette ou d'une décision : c'est une voie différente, soumise à un délai de 2 mois. Pour une remise gracieuse, les conditions appréciées sont une situation financière difficile démontrée, un historique de régularité (premier incident) et une régularisation, au moins partielle, des cotisations principales.
Exemple : un auto-entrepreneur doit 3 000 € de cotisations réglées avec 8 mois de retard. La majoration initiale de 5 % représente 150 €, à laquelle s'ajoutent 0,2 % × 8 mois = 1,6 %, soit environ 48 €. Le total des majorations avoisine alors 198 € — c'est ce montant, et lui seul, qu'une remise gracieuse peut effacer (les 3 000 € de cotisations restant dus).
Conseils pratiques
- La remise ne porte que sur les majorations et pénalités — les cotisations principales restent intégralement dues.
- Réglez ou proposez d'échelonner les cotisations principales avant ou en même temps que la demande : c'est la condition la plus regardée.
- Déposez votre demande depuis la messagerie de votre espace sur urssaf.fr (motif « Demande de remise des majorations et pénalités ») : c'est tracé et plus rapide qu'un courrier.
- Joignez des justificatifs concrets : relevés de compte, situation de trésorerie, attestation d'arrêt maladie, preuve de la perte d'un client, etc.
- Mettez en avant votre régularité passée : un premier retard, de bonne foi, est l'argument décisif d'une remise.
- Une demande accompagnée d'un premier versement partiel et d'un échéancier proposé est bien mieux reçue qu'une simple sollicitation.
- Ne confondez pas remise gracieuse et contestation : si vous contestez le montant lui-même, c'est la Commission de recours amiable (CRA) qu'il faut saisir, dans les 2 mois.