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Préavis de départ 1 mois (zone tendue)

Lettre de congé du locataire avec préavis réduit à 1 mois en zone tendue. Conforme au droit français 2026, personnalisable en 2 minutes.

Barèmes en vigueur au Source : Code civil — Légifrance ↗

Remplacez les zones entre [crochets] par vos informations. Envoyez en recommandé avec AR pour les démarches officielles.

🏙️ Aperçu du modèle
[Prénom NOM du locataire]
[Adresse actuelle — bien loué]
[Code postal Ville]

[Ville], le [Date]

À [Prénom NOM du propriétaire / Agence immobilière]
[Adresse du bailleur]
[Code postal Ville]

Lettre recommandée avec accusé de réception

Objet : Congé — Préavis réduit d'1 mois — Zone tendue — [Adresse du logement]

Madame, Monsieur,

Locataire du logement situé [adresse complète du logement], depuis le [Date d'entrée dans les lieux], en vertu du bail signé le [Date du bail], je vous informe par la présente de mon intention de quitter ce logement.

Conformément à l'article 15-I de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, modifié par la loi n°2014-366 du 24 mars 2014 (loi Alur), je bénéficie d'un préavis réduit à un (1) mois, le logement étant situé dans une zone géographique en zone tendue au sens du I ter de l'article 232 du Code général des impôts (commune de [Nom de la commune]).

Mon préavis commence à courir à compter de la réception de la présente lettre. La date de fin de mon préavis et de libération du logement sera donc le [Date de fin = date de réception + 1 mois].

Je me tiens disponible pour l'organisation de l'état des lieux de sortie à cette date.

Dans l'attente de votre confirmation, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Signature]
[Prénom NOM]

Comment utiliser ce modèle ?

Quitter un logement en location nue suppose, en principe, de respecter un préavis de trois mois. Mais lorsque le logement se situe en « zone tendue », ce préavis est ramené de plein droit à un seul mois, sans que le locataire ait à justifier d'un quelconque motif. C'est précisément ce qui distingue ce cas de tous les autres : pour bénéficier d'un préavis réduit ailleurs (mutation professionnelle, perte d'emploi, premier emploi, état de santé sur certificat médical, attribution d'un logement social, bénéficiaire du RSA ou de l'AAH…), le locataire doit produire un justificatif ; en zone tendue, le simple fait que la commune soit classée suffit. Le motif tient donc à la localisation du bien, pas à la situation personnelle du locataire.

La notion de zone tendue vise les agglomérations où la demande de logements excède nettement l'offre. La liste des communes concernées est fixée par décret et couvre notamment l'agglomération parisienne ainsi que de nombreuses grandes métropoles et leurs périphéries (Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Nice, Toulouse, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Grenoble, Montpellier, etc.) — plus largement, un grand nombre de communes situées dans les principales aires urbaines. Comme cette liste évolue, le réflexe à avoir n'est pas de se fier à une mémoire approximative : il faut vérifier sa commune via le simulateur officiel de service-public.fr, qui indique en quelques clics si l'adresse relève ou non d'une zone tendue. Cette vérification est la clé d'une lettre incontestable.

Le point juridique le plus mal compris concerne le départ du délai : le préavis ne court pas à la date où vous postez la lettre, mais à la date à laquelle le bailleur la reçoit. Concrètement, si votre courrier recommandé est présenté et reçu le 5 mars, votre préavis d'un mois s'achève le 5 avril, date à laquelle vous restez redevable du loyer et où l'état des lieux de sortie doit être organisé. Pour être opposable, la lettre doit être envoyée en recommandé avec accusé de réception, remise par acte de commissaire de justice ou remise en main propre contre récépissé ou émargement. Elle doit en outre indiquer expressément que le congé se fonde sur la situation du logement en zone tendue et préciser la commune, afin d'éviter toute contestation du bailleur sur la durée du préavis.

Conseils pratiques

  • Vérifiez votre adresse exacte sur le simulateur de zone tendue de service-public.fr avant d'écrire : le classement se fait à la commune, et deux villes voisines peuvent ne pas avoir le même statut.
  • Indiquez noir sur blanc le motif « logement situé en zone tendue » et le nom de la commune : sans cette mention, le bailleur peut tenter d'exiger un préavis de trois mois.
  • Calculez votre date de fin à partir de la RÉCEPTION du courrier, pas de l'envoi : reçu le 5 mars, le préavis s'achève le 5 avril. Vous devez le loyer jusqu'à cette date.
  • Envoyez uniquement par un canal opposable : recommandé avec AR, acte de commissaire de justice, ou remise en main propre contre récépissé. Un simple e-mail ou courrier simple n'est pas sécurisé.
  • Inutile de joindre un justificatif personnel : contrairement aux autres préavis réduits, la zone tendue ne demande aucune preuve de votre situation, seulement la localisation du logement.
  • Si votre logement est meublé, ne vous appuyez pas sur la zone tendue : le préavis y est déjà d'un mois partout, le motif zone tendue est sans objet.
  • Continuez à payer le loyer et les charges jusqu'au dernier jour du préavis, même si vous déménagez avant : votre obligation court jusqu'à la fin du délai, sauf relocation anticipée convenue par écrit.

Questions fréquentes

Le moyen le plus fiable est le simulateur officiel de service-public.fr, qui vous demande l'adresse ou la commune et indique immédiatement si elle est classée en zone tendue. Le classement résulte d'un décret régulièrement actualisé : il couvre l'agglomération parisienne et de nombreuses grandes aires urbaines, mais toutes les communes d'un même département n'y figurent pas forcément. Évitez de vous fier à une liste mémorisée ou ancienne : vérifiez systématiquement votre adresse précise avant d'invoquer le préavis réduit.

Le préavis d'un mois part du jour où le bailleur reçoit le courrier (date de première présentation du recommandé), et non du jour de l'envoi. Si la lettre est reçue le 5 mars, le préavis se termine le 5 avril ; reçue le 31 janvier, il se termine le 28 (ou 29) février, le mois s'entendant de quantième à quantième. Vous restez tenu de payer le loyer et les charges jusqu'à cette date de fin, qui est aussi celle de l'état des lieux de sortie et de la remise des clés.

La question ne se pose pas vraiment : en meublé, le préavis du locataire est déjà d'un mois sur tout le territoire, qu'on soit ou non en zone tendue. La réduction « zone tendue » ne présente donc d'intérêt que pour les locations nues (vides), où le préavis de droit commun est de trois mois. Si vous louez un meublé, inutile d'invoquer la zone tendue : appuyez simplement votre congé sur le régime du meublé.

Les autres motifs de préavis réduit à un mois (mutation, perte d'emploi, obtention d'un premier emploi, état de santé constaté par certificat médical pour les plus de 65 ans, attribution d'un logement social, perception du RSA ou de l'AAH) sont liés à la situation personnelle du locataire et exigent un justificatif joint au congé. La zone tendue, elle, tient uniquement à la localisation du logement : aucun document personnel n'est requis, ce qui en fait le motif le plus simple à mobiliser quand on y a droit.

Oui, à condition d'un accord écrit avec le bailleur. Si celui-ci accepte de relouer plus tôt à un nouveau locataire, les parties peuvent convenir d'avancer la date de fin, et vous cessez alors de devoir le loyer à compter de l'entrée du remplaçant. En l'absence d'un tel accord ou de relocation, vous restez redevable du loyer et des charges jusqu'au terme du préavis d'un mois, même si vous avez déjà rendu les clés. Formalisez toujours cet arrangement par un écrit signé des deux parties.