Votre situation
Détail du calcul
Durée et montants
Lettre de démission, rupture conventionnelle...
Estimez vos allocations chômage (ARE) selon votre salaire et votre durée d'affiliation.
Lettre de démission, rupture conventionnelle...
L'Allocation de Retour à l'Emploi (ARE) est calculée sur la base de votre salaire journalier de référence (SJR), lui-même issu des 12 derniers mois de salaires bruts perçus, divisés par le nombre de jours calendaires (pas seulement les jours travaillés). En 2026, l'ARE est égale au montant le plus élevé entre 40,4 % du SJR + 12,47 € ou 57 % du SJR. Elle ne peut pas dépasser 75 % du SJR ni être inférieure à un plancher minimal (environ 31 € / jour en 2026).
Le montant varie donc fortement selon votre rémunération antérieure. Pour un salarié qui gagnait 2 500 € brut, l'ARE journalière est d'environ 52 €, soit ~1 582 € par mois — un taux de remplacement de l'ordre de 63 %. Pour un salarié à 4 000 € brut, l'ARE est plafonnée à 75 % du SJR, soit environ 2 193 € / mois.
Le SJR est la pièce maîtresse du calcul. France Travail additionne tous vos salaires bruts des 12 derniers mois civils (primes, 13e mois et heures supplémentaires inclus s'ils figurent sur le bulletin de paie), puis divise par le nombre de jours calendaires de la période de référence. Les absences non rémunérées sont neutralisées pour ne pas pénaliser les salariés à temps partiel ou avec congé maladie.
Exemple : 12 mois × 2 500 € brut = 30 000 € / 365 jours = SJR de 82,19 €. L'ARE sera alors de max(82,19 × 0,404 + 12,47 ; 82,19 × 0,57) = max(45,72 ; 46,85) = 46,85 €/jour, soit ~1 425 €/mois.
L'ARE ne démarre pas le lendemain de votre dernier jour de travail. Trois périodes s'accumulent avant le premier versement :
Au total, le différé peut atteindre 150 jours** (~5 mois) pour les indemnités importantes. Prévoyez une épargne de précaution couvrant au moins 3 mois de dépenses.
Vous pouvez cumuler ARE et revenus d'activité (salarié ou indépendant) sous conditions. Le mécanisme de cumul ARE-activité vous permet de conserver une fraction de vos allocations même si vous travaillez à temps partiel ou ponctuellement. France Travail calcule un nombre de jours non indemnisables en divisant votre salaire mensuel brut par le SJR. Les jours restants sont indemnisés en ARE. Cela permet de reprendre une activité sans perdre l'intégralité des droits.
Exemple : vous percevez 1 200 € brut d'un emploi partiel et votre SJR est 60 €. Le nombre de jours non indemnisables = 1 200 / 60 = 20 jours. Vous touchez l'ARE pour les 10 jours restants du mois, soit ~600 € d'ARE en plus de votre salaire.
Voir aussi : rupture conventionnelle, indemnité de licenciement, salaire brut → net.
Vous devez avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) sur les 24 derniers mois (36 mois pour les 53 ans et plus), avoir perdu involontairement votre emploi (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle) et être inscrit à France Travail.
La durée d'indemnisation est égale à la durée d'affiliation, dans la limite de 24 mois pour les moins de 53 ans, 30 mois pour les 53-54 ans, et 36 mois pour les 55 ans et plus. Elle ne peut pas dépasser la période de référence de recherche d'emploi.
En principe non, sauf démission "légitime" (suivre un conjoint, reprise d'activité interrompue...) ou après 5 ans d'ancienneté chez le même employeur. Dans ce dernier cas, un examen de la situation est effectué après 4 mois de chômage.
Oui, toutes les rémunérations figurant sur les bulletins de paie des 12 derniers mois entrent dans le calcul du SJR : salaire de base, primes, 13e mois, heures supplémentaires rémunérées, etc. Les avantages en nature évaluables en argent sont également inclus.
Oui. L'ARE est soumise à l'impôt sur le revenu et à la CSG-CRDS (6,7 % pour la plupart des allocataires). France Travail effectue une retenue à la source selon votre taux de prélèvement. Votre avis d'imposition intègre le montant perçu dans votre revenu imposable global.