Votre situation retraite
ℹ️ Pour connaître vos trimestres exacts, consultez votre relevé de carrière sur lassuranceretraite.fr
Calculez vos trimestres manquants, votre âge de départ estimé et votre pension de retraite de base selon la réforme 2023.
ℹ️ Pour connaître vos trimestres exacts, consultez votre relevé de carrière sur lassuranceretraite.fr
La réforme des retraites de 2023 a relevé l'âge légal de départ de 62 à 64 ans et porté le nombre de trimestres requis pour le taux plein à 172 trimestres (pour les générations nées à partir de 1965). Ces changements s'appliquent progressivement selon l'année de naissance.
Si vous partez à la retraite avec moins de 172 trimestres avant 67 ans, une décote de 1,25 % par trimestre manquant est appliquée sur votre pension (maximum 25 %). À l'inverse, si vous travaillez au-delà du taux plein, une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire augmente votre pension (sans plafond). La surcote est particulièrement intéressante pour ceux qui atteignent le taux plein à 64 ans et continuent à travailler.
Toute personne atteignant 67 ans bénéficie automatiquement du taux plein (50 %), quelle que soit son nombre de trimestres validés. Cela protège les personnes aux carrières incomplètes. Toutefois, la pension est calculée sur les trimestres réellement acquis, ce qui peut aboutir à une pension réduite même avec le taux plein si l'on a peu cotisé.
Le dispositif des carrières longues permet aux assurés ayant commencé à travailler tôt de partir avant 64 ans, sous conditions de trimestres cotisés. Les départs anticipés vont de 58 ans (début avant 16 ans) à 63 ans (début avant 21 ans). Consultez notre simulateur carrières longues pour votre situation.
Voir aussi : retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, carrières longues, PER épargne retraite.
Oui, dans plusieurs cas : le dispositif carrières longues (début de carrière avant 21 ans avec suffisamment de trimestres cotisés), l'invalidité ou l'inaptitude reconnue, la pénibilité (compte professionnel de prévention), et pour les personnes handicapées avec un taux d'incapacité d'au moins 50 % justifiant d'un nombre suffisant de trimestres.
Oui. Il est possible de racheter des trimestres pour les années d'études supérieures (jusqu'à 12 trimestres) ou les années incomplètes. Le coût dépend de l'âge au moment du rachat et du salaire : il peut être élevé (plusieurs milliers d'euros par trimestre). Ce rachat n'est pas toujours rentable selon l'espérance de vie et les montants en jeu.
Pour valider 1 trimestre, il faut avoir cotisé sur un salaire représentant au moins 150 fois le SMIC horaire. En 2026 (SMIC à 11,88 €), cela représente environ 1 782 € brut pour valider 1 trimestre, ou 7 128 € pour valider 4 trimestres dans l'année. On ne peut pas valider plus de 4 trimestres par an, même si l'on travaille plus. Le nombre d'heures n'intervient pas directement.
À 67 ans, tout assuré bénéficie automatiquement du taux plein (50 %), quel que soit son nombre de trimestres validés. Cette règle protège les personnes aux carrières incomplètes. En revanche, la pension est calculée sur le nombre réel de trimestres validés divisé par 172 : avec seulement 100 trimestres, la pension sera de 50 % × (100/172) du salaire annuel moyen des 25 meilleures années.